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27 mai 2012 7 27 /05 /mai /2012 09:33


Il y a toujours des tonnes de questions qui tournent dans ma tête... et me retournent. Il y en a bien, je me dis, des gens qui ne s'embarrassent pas de tout ça ou un tout petit peu, ou bien un petit moment, ou bien font passer le noeud avec un carré de chocolat noir, et hop ! et se tirent toujours de tout et... du carré noir.

Je ne les envie pas. Pas du tout, non. Je me demande juste :

Comment fait-on pour ne rien comprendre à rien ? Ou plutôt pour se protéger des questions, parce que de tout façon, on a déjà toutes les réponses sous la main prêtes à servir et interchangeables ?

Ou pour  rejeter les questions afin de demeurer dans son raisonnement, toujours le même ?

Je me demande comment on fait pour vivre sans questions sur soi-même, persuadé toujours d'avoir les bonnes réponses, et tout casser pour en être plus certain encore, sans risque d'errance, sans errements en soi- même, surtout pas ça, non ?

Comment on fait pour avoir ses réponses à tout, toujours à tout, et tant d'assurance sur son ego, déplacé d'une chaise à un fauteuil, sans jamais se soupçonner de suffisance ou "d'injustesse" ?

Comment on fait pour être, toujours et quoi qu'il en coûte, dans une vérité sans faille ?

Je me demande comment on fait pour tant "vouloir ne rien comprendre", ("parce que sinon on ne s'en sort plus"), et qu'il faut s'en sortir justement, à tout prix, pas trop fort, le prix, faut pas exagérer non plus, hein ! Faut pas pousser !

 

J'en reviens alors à mon point de départ :

Je me demande comment ils font, ceux-là, tous ceux-là, pour faire semblant toujours d'entendre l'autre et tout à la fois le nier, finir par le nier tout  court, bien  court,  bien bien court ? Comment ils font pour n'être jamais que dans l'affirmation de leurs certitudes ?

Comment on fait pour effacer de son écriture tous les points d'interrogation ?

Published by brigitte giraud - dans Mémoire vive
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commentaires

C comme Corinne 29/05/2012 07:35

ah je ne sais comment ils font...j'imagine qu'ils doivent courir, avancer vite pour ne pas se laisser le temps de réfléchir sur soi, écouter l'autre et surtout ne jamais se retourner.
Ouf, je ne sais pas faire !!

brigitte giraud 29/05/2012 09:35



Ils n'écoutent pas l'autre, non ils font semblant, mais c'est pas "en vrai" et à bas bruit, comme j'aime !



tempesdutemps.over-blog.com 28/05/2012 14:43

Je n'aime que le doute, le mien et celui des autres ! C'est moins confortable. Et aux certitudes, je préfère deux ou trois bonnes convictions. La lucidité est sûrement fille du doute et " rançon de
la liberté ". Mais " ne pas vouloir savoir " ... Ça me laisse pantoise !

brigitte giraud 28/05/2012 23:08



Savoir, et "ne plus le vouloir", se fermer en somme et devenir idiot. Oui, c'est ça idiot !



La marée 28/05/2012 13:21

Oui, merci d'ailleurs, c'est quelque chose d'assez étrange.

Je ne suis pas sur que tous aient le même niveau de conscience que Mr Léo, qui la tenait dans son froc pour éviter d'en faire une overdose. Il proposait une texture nouvelle, qui est restée
beaucoup au placard, à regret. C'est si dur, la conscience, qu'il est doux de se laisser porter sans autre question que de savoir ce qu'il y a la télévicon ce soir. "A chacun, l'âge venu, la
découverte ou l'ignorance"...
Bonne journée !

brigitte giraud 28/05/2012 14:12



Mais on choisit quand même, la question, là, ne se pose même pas...


On essaie parfois de "se vider de soi-même" (j'aime bien cette expression, alors je l'entreguillemétise), ça marche, ça marche pas, on essaie quand même.


Et c'est la découverte vers laquelle on ira, en faisant attention, à trop se découvrir, de ne pas prendre froid !


Merci à toi !



Cédric 28/05/2012 08:33

N'y avait-il pas une histoire de "bienheureux les...", où il n'y a pas de doutes, d'interrogations, où un certain royaume, celui de la certitude, leur appartient ? Peut-être une sorte de
conscience, ou de non-conscience, consommable et confortable.

brigitte giraud 28/05/2012 11:54



On joue aux imbéciles,  ça ne dure qu'un moment, par manque de lucidité, ("la lucidité se tient dans mon froc !", dit l'autre) ou ignorance, ou crédulité, ou "faire semblant pour
survivre"...On ne sait pas.


Merci de ton passage ici. Tu es dans mes liens à présent, eh oui ! c'est ça la célébrité....



Christine 28/05/2012 07:11

décréter qu'on le veut, n'est pas pouvoir ;
parfois les points d'interrogations s'accumulent, gagnent du terrain, noient les évidences..
L’œil accommode, ne voit que ce qu'il a envie de voir!
Cinéma !

brigitte giraud 28/05/2012 11:50



Ca me fait penser à la question  "devoir" et "pouvoir". Je crois qu'ils s'accompagnent, parfois ils s'accompagnent, marchent ensemble...C'est compliqué aussi cette histoire-là...Puis "devoir
être", "pouvoir être", est-ce la même chose ? Puis "devoir être"???? Non "être"... "être" seulement. Voilà "être". Une évidence qui ne devrait pas se noyer...


Stop ! Fait du soleil Christine !



Nana Massart 27/05/2012 15:55

Un non "lâcher-prise", peur du néant peut-être ?
"Le vide dans la tête" quelle question!, même en ayant pratiqué le t'ai-chi chuan et le yoga, c'est un état que je n'ai jamais réussi à atteindre. J'ai même essayé un petit verre de rosé pétillant
pensant que les bulles de questions allaient s'envoler, fixant ma pensée dans un bon bouquin, sans grand résultat! Alors comment faire?

brigitte giraud 27/05/2012 16:57



Ce n'est pas possible d'oublier, mais mettre juste de côté, garder le bon et le beau. Accepter ce qui est, vient, va. Rosé pétillant, ou champagne rose parfois, pour s'envoler soi, un peu. Les
questions restent et c'est bien aussi. Je m'embrouille quelquefois : mieux vaut le comment que le pourquoi. Alors comment faire ? Les réponses "bateau" vont bien, allez !
...Prendre une embarcation douce et filer au vent, sous le vent, soulevant ses fatigues, et se laisser faire.



Dominique Boudou 27/05/2012 11:50

Décréter qu'on le veut est peut-être une solution. Le temps qu'elle fonctionne, c'est toujours ça de gagné en sérénité.

brigitte giraud 27/05/2012 15:50



Mais ce n'est pas la sérénité, ça ! C'est ne rien voir de l'autre ! ni de soi !



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