Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
1 juillet 2011 5 01 /07 /juillet /2011 06:19

Fête de la musique. J'ai filmé Zhirayr Markaryan, place Buscaillet à Bordeaux, Bacalan.

Deux morceaux, deux fragments des morceaux joués.

Des notes envolées, offertes au vent,

instants de vie qui demeurent.

 


21 JUIN Fête de la musique | Zhirayr Markaryan par Quani

 

 

 

 

Je reçois ce commentaire de Mokhtar  El Amraoui , qui à travers moi s'adresse à Zhirayr Markaryan, c'est tout cadeau ça !

"Chère Brigitte,

Je suis vraiment très content que mon poème t'ait plu.Je l'offre à ce virtuose du doudouk qu'est le talentueux Zhirayr Markaryan et à travers lui, à tous les Arméniens du monde entier."

 

Doudouk

 

Le doudouk n’est jamais doux,

N’est jamais doux,

Pour celui qui a perdu sa mère, son père,

Ses sœurs, ses frères

Et les cœurs aimants

De tant d’autres parents !

Le doudouk est une blessure en chants,

Pour ceux à qui on a arraché impitoyablement

La terre, les yeux et les cieux depuis des ans,

A en devenir fous, inexorablement.

Le doudouk n’est jamais doux,

Pour toi, l’exilé qui l’entend.

Il écrit, chaque jour, du levant

Jusqu’au couchant, patiemment,

Son chemin brûlé de sang

D’une lumière aveugle en quête de firmament,

Qui trébuche sous les fouets de l’exil et du vent !

Le doudouk devient loup

Quand on tue sa montagne, son aigle volant

Et ses danses en plein élan !

Mais il se fait doux, seulement,

Quand il sait que, bientôt, vivant,

Il reviendra fièrement,tout chantant,

Vers cette terre qui, chaque jour, l’attend,

Qui, toujours, l’entend !


                                                                Mokhtar El Amraoui

Published by brigitte giraud - dans Mémoire vive
commenter cet article

commentaires

Mokhtar EL Amraoui 01/07/2011 20:14


Merci, chère Brigitte.


Mokhtar EL Amraoui 01/07/2011 17:08


@Brigitte Giraud
Merci d'avoir accueilli mon poème sur ton blog mais tu as oublié t'inscrire mon prénom et mon nom.


brigitte giraud 01/07/2011 18:44



C'est vrai. Pour ceux qui ont lu ton commentaire c'était clair, pas pour d'autres, je le fais. Je fais quinze mille choses en même temps alors forcément, il y a des "fautes". Je le fais de suite.



Mokhtar EL Amraoui 01/07/2011 16:20


Chère Brigitte,
Je suis vraiment très content que mon poème t'ait plu.Je l'offre à ce virtuose du doudouk qu'est le talentueux Zhirayr Markaryan et à travers lui, à tous les Arméniens du monde entier.


brigitte giraud 01/07/2011 16:32



merci à toi, je le mets sur mon blog. Pour Zhirayr, et tous les Arméniens du monde, oui.



Mokhtar EL Amraoui 01/07/2011 11:01


@Dominique
L'un n'exclut en aucun cas l'autre.


Dominique Boudou 01/07/2011 10:54


Ce poème dit beaucoup de la mélancolie du doudouk mais cet instrument peut aussi s'aventurer dans les registres plus heurtés du jazz contemporain. Zhirayr y travaille avec l'inextinguible soif de
la découverte.


brigitte giraud 01/07/2011 15:22



Oui, Zhirayr en cherche les possibles, au travers des notes qui   tremblent. Ce sera magnifique, on sait cela.



Mokhtar EL Amraoui 01/07/2011 10:31


Je vous propose de lire mon poème, en écoutant, en même temps,ce morceau de doudouk car mes vers en sont nés.


brigitte giraud 01/07/2011 15:20



Le doudouk, un instrument que j'adire dont Zhirayr est virtuose. Il vient d'enregistrer un cd professionnel, que chacun pourra acheter...Chouette pour lui.


Merci de ton accompagnement, de tes mots.



Mokhtar EL Amraoui 01/07/2011 10:20


Ce poème m'a été inspiré par ces plaintes du doudouk.



Doudouk

Le doudouk n’est jamais doux,
N’est jamais doux,
Pour celui qui a perdu sa mère, son père,
Ses sœurs, ses frères
Et les cœurs aimants
De tant d’autres parents !
Le doudouk est une blessure en chants,
Pour ceux à qui on a arraché impitoyablement
La terre, les yeux et les cieux depuis des ans,
A en devenir fous, inexorablement.
Le doudouk n’est jamais doux,
Pour toi, l’exilé qui l’entend.
Il écrit, chaque jour, du levant
Jusqu’au couchant, patiemment,
Son chemin brûlé de sang
D’une lumière aveugle en quête de firmament,
Qui trébuche sous les fouets de l’exil et du vent !
Le doudouk devient loup
Quand on tue sa montagne, son aigle volant
Et ses danses en plein élan !
Mais il se fait doux, seulement,
Quand il sait que, bientôt, vivant,
Il reviendra fièrement,tout chantant,
Vers cette terre qui, chaque jour, l’attend,
Qui, toujours, l’entend !


brigitte giraud 01/07/2011 15:18



Merci, merci, de ce poème. Ta contribution est ici précieuse, tu ne peux imaginer à quel point. 



Présentation

  • : Le blog de Brigitte Giraud
  • Le blog de Brigitte Giraud
  • : Donner mon regard sur le monde, ce qui me réjouit en cela que c'est la seule chose possible de faire.
  • Contact

Recherche