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12 juillet 2009 7 12 /07 /juillet /2009 21:01

 




Je me souviens d'un homme. Un vieil homme en bonnet. Mon père.
Je connais un vieux monsieur fatigué de sa fatigue. Un penseur qui voudrait bien peut-être ne plus penser.
Tous les vieux se ressemblent, finissent par se ressembler. Une transparence du regard pousse leurs yeux plus loin dans le paysage.
Ils ne regardent plus, ils voient.
Les pièces du puzzle qui constituaient leur vie leurs offrent d'autres images, pour eux seuls. O
n ne peut qu'être à côté.

C'est que l'hologramme commence alors à se fissurer.
La vieillesse est une vilaine compagne parfois.

"J'ai, disait Claude Levi-Strauss qui fêtera ces 101 ans, le sentiment d'être comme un hologramme brisé. Cet hologramme ne possède plus son unité entière et cependant chaque partie conserve une image et une représentation complète du tout. Ainsi y a-t-il aujourd'hui pour moi un réel qui n'est plus que le quart ou la moitié d'un homme, et un moi virtuel qui conserve encore vive une idée du tout. Ma vie se déroule à présent  dans ce dialogue très étrange. Je sais bien que le moi réel continue de fondre jusqu'à la dissolution ultime, mais à vous, merci de me donner le sentiment, pour un instant, qu'il en est autrement."

commentaires

Jean Michel Sanner 21/10/2009 14:15


Nous n'avons vraiment plus rien à nous dire, quelle tristesse. j'aimerai posséder un effaceur de mémoire.


Brigitte giraud 21/10/2009 14:23



...



Jean Michel 21/10/2009 10:05


Ta question, c'est "Ca sert à quoi le Breton ?"
Ou ca sert à quoi que je t'écrive ?
Parce que dans les deux cas soyons clair cela ne sert à rien.
Je n'ai rien à te demander, juste l'envie de t'écrire de répondre à ton blog,échanger quoi, mais bon jouer sur les mots ce n'est pas ma tasse de thé, je sais pas faire. Un échange sur Claude Lewis
Strauss, un intérêt autre pour le breton qu'une réaction légèrement agacée ou indifférente, j'aurais bien aimé. Ou as tu vu que je me cache derrière le breton, le breton ce n'est pas un paravent,
c'est une langue.
Je crois que je suis vachement déprimé...!


brigitte giraud 21/10/2009 12:28


Je n'ai aucun intérêt pour le breton. On écrit pour être compris, on parle pour être entendu, ou alors ça s'appelle un monologue...


Jean Michel 20/10/2009 22:04


… Ur voudenn

Flastret, gwasket, sunet he sev
Bete ’n diwezhañ berad
Taolet eo ar ruskennoù
’N un douflez priellek
— Ne chom mui ’met plusk ha… splus
Splus ! Promesa plant nevez !
… Evit ar splus-se ’n em dag
Ur bagad laboused fuloret
War ar markoù mac’het
Restajoù saouteier babouzek
… Skeudenn va Bro ?

Meurzh 1969

Anjela Duval


Brigitte giraud 20/10/2009 23:26


Bon, écoute, Jean-Michel, si tu veux me dire quelque chose, tu le dis. Arrête de te cacher derrière du breton. C'est fatigant, ça et ça sert à quoi, dis-moi donc ?


Jean Michel 20/10/2009 21:20


Je me demande bien ce que vous voyez..


Brigitte giraud 20/10/2009 21:38


Ben justement ! Demandez-vous, jean-michel, demandez-vous ! Il est toujours nécessaire de se demander.


Jean Michel Sanner 20/10/2009 20:26


Non c'est mon hologramme.


brigitte giraud 20/10/2009 20:55


Mais je vois ça, oui !


Jean Michel 20/10/2009 17:18


Un texte de Lewis Strauss:

http://www.unesco.org/courier/2001_12/fr/droits2.htm



Le mirage de l'entente universelle

Dans toutes ces hypothèses, la contribution que l'ethnologue peut apporter à la solution du problème racial se révélerait dérisoire et il n'est pas certain que celle qu'on irait demander aux
psychologues et aux éducateurs se montrerait plus féconde, tant il est vrai que, comme nous l'enseigne l'exemple des peuples dits primitifs, la tolérance réciproque suppose réalisées deux
conditions que les sociétés contemporaines sont plus éloignées que jamais de connaître: d'une part, une égalité relative, de l'autre, une distance physique suffisante.
(...) Sans doute nous berçons-nous du rêve que l'égalité et la fraternité régneront un jour entre les hommes sans que soit compromise leur diversité. Mais si l'humanité ne se résigne pas à devenir
la consommatrice stérile des seules valeurs qu'elle a su créer dans le passé (...), elle devra réapprendre que toute création véritable implique une certaine surdité à l'appel d'autres valeurs,
pouvant aller jusqu'à leur refus, sinon même leur négation. Car on ne peut, à la fois, se fondre dans la jouissance de l'autre, s'identifier à lui, et se maintenir différent. Pleinement réussie, la
communication intégrale avec l'autre condamne, à plus ou moins brève échéance, l'originalité de sa et de ma création. Les grandes époques créatrices furent celles où la communication était devenue
suffisante pour que des partenaires éloignés se stimulent, sans être cependant assez fréquente et rapide pour que les obstacles indispensables entre les individus comme entre les groupes
s'amenuisent au point que des échanges trop faciles égalisent et confondent leur diversité.
(...) Convaincus que l'évolution culturelle et l'évolution organique sont solidaires, [l'ethnologue et le biologiste] savent que le retour au passé est impossible, certes, mais aussi que la voie où
les hommes sont présentement engagés accumule des tensions telles que les haines raciales offrent une bien pauvre image du régime d'intolérance exacerbée qui risque de s'instaurer demain, sans même
que les différences ethniques doivent lui servir de prétexte. Pour circonvenir ces périls, ceux d'aujourd'hui et ceux, plus redoutables encore, d'un proche avenir, il faut nous persuader que leurs
causes sont beaucoup plus profondes que celles simplement imputables à l'ignorance et aux préjugés: nous ne pouvons mettre notre espérance que dans un changement du cours de l'histoire, plus
malaisé encore à obtenir qu'un progrès dans celui des idées.


brigitte giraud 20/10/2009 19:25


Yes. Tiens, vous voilà ?


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