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14 mai 2011 6 14 /05 /mai /2011 23:23

 

On peut compter les "fois"... Toujours une dernière fois et on ne sait pas, savait pas... On ne savait pas que... et quand.., et ce jour-là, ce moment, juste celui-là, on ne savait pas ! C'était quand la dernière fois que... ? C'était où déjà que ...? Si on avait su, est- ce que ça aurait modifié quelque chose à cette fois qui était la dernière ? C'est alors que commence l'histoire de... Ce qui suit la dernière fois, ce qui suit "normalement", le temps normalisé, mis à plat, et organisé, et tenu, et tenable... le passage de l'ignorance à une sorte de pressentiment des choses, ce sentiment de hors champ qu'on aura désormais pour ce qui sera de ces " fois"- là avec lesquelles on aura vécu, dans le désordre apparent de ce qui était possible...

 

 

Published by brigitte giraud - dans Intimité
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commentaires

C comme Corinne 16/05/2011 11:20


Écrire, tout noter dans la marge, annoter. Angoissante peur de ne plus savoir où et quand.


brigitte giraud 16/05/2011 12:33



Mais on sait bien tout. C'est ce "tout" qui ne nous sait plus... Peut-être...



davina 16/05/2011 08:28


Une fois, des fois ça arrive, par(fois) c'est fini. Votre texte est fort beau.
Davina


brigitte giraud 16/05/2011 12:31



Merci à toi


amitiés



marie-claude 15/05/2011 18:52


les fois, les premières fois, les dernières fois ... nous ne savons jamais les prévoir, elles viennent tout simplement et dans l'après de ces fois, nous en prenons conscience ...
amitié .


brigitte giraud 15/05/2011 21:38



Chaque chose relevée dans une date, prélevée là, gardée, et rangée dans son sac ou sous un numéro X,


Amitiés



Nathalie Cailloux 15/05/2011 18:44


Salut Brigitte
J'adore ton texte, en entier et oui qui sait si au moment où...on avait dit, peut- être les choses seraient autres que celles d'aujourd'hui, qu'est ce qui déclenche? Des mots mis bout à bout qui un
jour servent de révélateur alors que la veille ils seraient tombés dans un coin de la pièce. Il doit exister des moments...pour dire ou laisser échapper des phrases et dès lors elles ne nous
appartiennent plus! That's Life ! Je voulais aussi te dire que j'ai mis fin à mon blog et que je ne devrai pas tarder à quitter Facebook. Je t'embrasse bien fort, Nathalie


brigitte giraud 15/05/2011 21:36



Ton blog, face book, reste ta messagerie alors, hein ? Je t'écris bella.



Christine 15/05/2011 16:47


Un mot est mort quand il est dit
Disent certains -
Moi je dis qu'il commence à vivre
De ce jour-là
(Emily Dickinson in Lettre à Louise et Frances Norcross)

et puis il y a ceux qui n’ont pas été dits,
ont-ils une chance tous ces mort-nés ?
le temps a-t-il une prise sur eux ?

si on avait su,
on aurait dit ou pas dit, on aurait fait ou pas fait,
et on se demandera si on n’est pas passé à côté de l’essentiel
si ce possible n’aurait pas du être saisi à n’importe quel prix


brigitte giraud 15/05/2011 21:33



oui, voilà, est-ce qu'à un moment on n'a plus su où l'essentiel se nichait, parce que quelque chose faisait écran, qui n'a pas su être contourné ? C'est quoi donc cet écran si lourd ?



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