Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
12 juillet 2013 5 12 /07 /juillet /2013 19:23

007Faire courant d'air. Air courant.

Pour du vent à la fraîcheur, un ventilateur. Quelque part.

Quelque part.

Rouler en voiture. On pense. On ne sait pas, mais ça défile le paysage l'air de rien. Un bric-à- brac insoupçonné, et puis une affiche, un mot, un geste saisi de l'autre côté, un passant, un coup de frein sur des graviers, le nom d'une rue, qu'on a aimé longer...  où on passe. Passer.  Et puis on sait, ce qui est là, passe, passe pas, une pensée tenace qu'on ne défriche pas. Burn out de la pensée. Tentaculaire, Ventriculaire. Flamboiement des images et. Pare-feu. Dans l'air.

J'ai vu là-bas, près du pont tournant, des vagues de terre emmêlées, et très lisses. De la boue  débordée du fleuve, corps de glaise, laissés là, endormis, des enlacés.

 

 

 

Published by brigitte giraud - dans Mémoire vive
commenter cet article

commentaires

Dominique Hasselmann 13/07/2013 08:47

"Burn out de la pensée" : oui, bien saisi !

brigitte giraud 13/07/2013 19:46



J'aime bien cette expression, une brûlure.


Amitiés à toi, Dominique.



Christine 12/07/2013 21:16

me parece que si, tambien...
quand les pensées s'effondrent, perdent leurs bases, que le cœur bat la breloque,
se laisser aller à regarder les arbres tremblant dans le vent et la lumière et ressentir une compassion que le monde qui nous cerne ne peut soupçonner.

brigitte giraud 12/07/2013 21:23



la terre expulse le vacillement des choses...  (ce qu'on croit voir être cela)



Dominique Boudou 12/07/2013 21:01

Muy bien. Car ce texte est aussi philosophique.

brigitte giraud 12/07/2013 21:11



Il est un coup de vent qui chancèle, je crois.



Présentation

  • : Le blog de Brigitte Giraud
  • Le blog de Brigitte Giraud
  • : Donner mon regard sur le monde, ce qui me réjouit en cela que c'est la seule chose possible de faire.
  • Contact

Recherche