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16 novembre 2011 3 16 /11 /novembre /2011 08:12

Cela commence presque à la manière d'un conte : quelqu'un a couché dans mon lit  et on sait qui c'est. Il y a Vida la mère, Gustavo le mari, Paloma la fille, Adolfo le copain de la fille, et l'inspecteur Taïbo.

A eux cinq, ils vont jouer une partition où prendra place la conscience de vies étriquées et des possibles. 

des-vies-d-oiseaux.jpg

Un changement dans l'organisation des lampes, minuscule, décidera des bouleversements. Et la violence du calme, souterraine, sera levée.

Le livre, écrit par une femme, sur une femme évoluant dans un monde qui n'est pas le sien, montre parfaitement bien l'ouverture de Vida à l'amour, à sa liberté, à la réappropriation de ses racines et à son désir, de plus en plus conscient et vif, de devoir partir.

La loi de l'homme qui l'a tirée de sa fange, (sauvée ?) est, certes, socialement reconnue, mais elle institue la reconnaissance, destructrice, qu'elle lui doit, la contient dans une dépendance

Vida peut donc partir, et sa vie, d'un coup, n'est plus si contrainte qu'elle le pensait, qu'on lui donnait de croire. Vida s'émancipe des morales : le désir amoureux est toujours désir du vivant ; le désir du corps de l'autre est désir du corps du monde.

 

Puis elle s'est allongée et s'est dit, "Tu es à un endroit du monde où personne ne peut rien pour toi" -elle n'a peut-être pas pensé "pour toi", mais plutôt "contre toi".

 

Le roman est construit sous forme de plans très courts et finalement très cinématographiques. Tout est là. Et plus on chemine et touche la peau du texte, plus sa nudité  en est comme augmentée.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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