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1 novembre 2010 1 01 /11 /novembre /2010 18:30

La personnalité change parfois. On ne sait pas reconnaître un être. Il semble être055 devenu un autre, parce qu'il   montre  de lui une facette différente.

De combien de facettes dispose-t-on chacun ? Organisées comment ? Utilisées comment et dans quelles circonstances ? "Je" suis combien de "je" ?

Ecoutez ça !

Je lisais qu'en psychiatrie, le terme de "Doppelgänger" ou "transitivisme", depuis Freud,  était toujours employé, même s'il ne signifiait plus tout à fait la même chose. Se construire un double de soi. Carl Wernicke, en 1900, parlait "de projection de ses symptômes sur un double, qui peut être en lui, pour se sauver lui-même", et définissait un état dans lequel les êtres se sentent autre, ou se confondent avec quelqu'un d'autre. Ce sont souvent des psychotiques, qui  parviennent mal à être dans le réel ou qui en décrochent tout simplement, tout simplement (si on peut dire !).  Bon ! d'accord ! 

Mais là où je suis i053-copie-1ntéressée et troublée,   c' est de lire ce que Lacan reprenait dans sa conférence de 1949, sur le phénomène du miroir.

Parce que j'ai souvent constaté cela chez les enfants, les jeunes enfants.

Et parfois chez les adultes.

Une scène banale. Un constat banal également qui vous dira sans doute "quelque chose". Parce qu'on a tous vu cette scène, surtout ceux qui ont eu des bambins. Moi, j'en ai eu, mais dans les classes. Avec le regard plus distancié peut-être, donc plus observateur. Mais...Vous allez voir...

Imaginez une aire de jeux. Un petit tombe, se fait mal et se met à pleurer. Il pleure parce qu'il a mal. Un autre le voit. Le voit tomber. Et se met à pleurer lui aussi. L'un s'est fait mal, l'autre non, mais tous les deux pleurent, inconsolables. Telle est la confusion à l'oeuvre dans le transitivisme.

Alors est-ce qu'on a tous plus ou moins une construction psychotique, prête à surgir ? 054.JPG

Le seuil entre "je" et "tu" devient flou.  Alors, se connaît-on si bien, ou si mal, pour ne pas avoir à se raccrocher à l'autre, éperdûment ?

Des questions qui se posent à moi.

 Que je débrouille mal, que j'emberlificote peut-être,

mais il y a des fils à tirer là, non ?

Qui je suis moi ? Qui je suis tu ?

commentaires

C comme Corinne 07/11/2010 03:42


Certain, que nous sommes multiples. Un je, jeu de facettes du prisme. Je suis parce que tu es. Suis-je toi en étant moi ? Un autre soi-même. Mon ombre là sur le sol est-elle toi et ce reflet dans
le miroir ? Moi avec un peu de toi.


brigitte giraud 07/11/2010 13:54



On transporte de l'autre en soi. Une ligne imaginaire des contours de soi, de ce qui nous a construit, ce qu'on aime voir, ce qui nous échappe, le monde qui nous échappe, mais les sensations qui
sont là. On ne se sépare pas de la sensation. C'est ça qui est juste pour moi : ne pas se séparer de la sensation,  le moins possible. Alors, on peut essayer de la comprendre. "Je" et "tu",
on le veut.



Clay-dreams 06/11/2010 11:46


L'exemple donné me fait songer à certains futurs papas qui ont de réelles nausées à l'instar de leurs femmes qui construisent leur fruit. Physiologiquement il n'a pas à être malade, et pourtant
...
Est-ce un détachement de soi, ou un profond attachement à l'autre ?


brigitte giraud 06/11/2010 14:29



Un lien manifeste, en tout cas, s'exprime.


Belle journée à toi.



Zineb 02/11/2010 22:54


plus on est de fous, plus on rit ? une question que j'me pose souvent, celle de la limite. Alors imagine, quand t'es gémeaux.


brigitte giraud 03/11/2010 04:28



Gémeaux ou jumeaux ? T'es gémeaux zineb ? Aïe !



pour moi, la promenade 02/11/2010 15:18


le "tu" qui est en "je" ?
pas assez fine pour pouvoir y répondre ...
nous sommes donc pluriel, quelle singularité !
donc : toutes nos amitiés ...


brigitte giraud 03/11/2010 04:32



OK, on fait comme ça et on se dit ça, toutes nos amitiés.



DEB 01/11/2010 21:26


Je suis bien content d'être né, moi.


brigitte giraud 01/11/2010 22:48



Etre au monde. Ca me fait penser à une chanson de Jonasz...



Dominique Boudou 01/11/2010 21:17


Autant que je me souvienne, Winnicott a écrit que nous naissons tous psychotiques. C'est que sans doute, la naissance est un trauma.


brigitte giraud 01/11/2010 22:47



Oui, il a dit cela,  Winnicott... ça me rappelle L'école normale... à croire qu'elle pouvait être anormale.



DEB 01/11/2010 20:06


Je me demande si ce n'est pas le caractère intrinsèque de l'altérité, ça ! Et puis, un zeste schizoïde, on n'a pas tous ça dans le cocktail des eaux pas toujours très claires où l'on baigne en nous
?


brigitte giraud 01/11/2010 20:47



Alors ça dérive avec les eaux, dormantes.



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