Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
19 janvier 2012 4 19 /01 /janvier /2012 21:35

Repenser à cette expression : "être perché". Je ne sais pas pourquoi.  Aujourd'hui, c'est blanc.

L'envers il y a onze ans, et le monde écroulait quelques pierres.

On amasse un caillou après l'autre. Les pas qu'il faut pour cela.

Une coulée blanche sur tout ce qui bouge et parle.

Un vernissage. Des voix. Du vin blanc. Musique manouche. Regards croisés qui se sourient. Fumer une cigarette sur le trottoir et respirer la pluie. Toute fine sur mon écharpe et les cheveux.

"Vous aviez dansé sur l'aire du voyage, vous ressemblez à Arielle Dombasle."

Je dis que oui, oui, je me souviens aussi que j'avais dansé. Je peux danser encore. Tourner sur soi-même. Tourbillonner. Glisser ses ritournelles au-dehors. Les mots viennent aux lèvres. Au-dedans, on est perchée. 

La vérité, tu veux que je te dise ? Ben non, on n'a pas grand chose à dire. On l'a perdue.

Lavilliers passe à la radio. Et la chanson a des sursauts et des rebonds. La voiture conduit presque toute seule. On est perché.

Published by brigitte giraud - dans Mémoire vive
commenter cet article

commentaires

giulioTout ça 21/01/2012 11:16

Ton recueil Brigitte ? Mais de quoi ? Thème/sujet de l'ensemble, Poèmes, anecdotes, aphorismes, contes ? Donne s.t.pl. quelques détails à tes amis blogueurs, si tu veux les appâter...

brigitte giraud 22/01/2012 03:17



Oh je ne veux pas "appâter". Je dis seulement ce qui est :



"Seulement la vie, tu sais" réunit dans un paysage urbain mouvements et trajectoires, sensations et dérive amoureuse. Un tram et un train se croisent. Des tricotages ont lieu. Il y a des
échangeurs et des aiguillages, des horaires, des attentes sur un quai. La ville devient un corps, traversée de part en part de tumultes et de vibrations fragiles.



giulioTout ça 20/01/2012 13:32

Spleen... sous le signe de... La Fontaine !

Cela commence par "être perché" comme le corbeau sur son arbre, et inverse la cigale et la fourmi à disant à Lavillers : Vous chantiez ? j'en suis fort aise. Eh bien ! dansez maintenant… sur l’aire
du voyage… ou sur un Pré vert… paraphrasé :

Les mots qui volent se ramassent à la pelle
Et - hasard ou mémoire - atterrissent n’importe où,
À moins que le vent du nord ne les emporte
Dans la nuit froide de l’oubli…

brigitte giraud 20/01/2012 21:43



"Les mots qui volent atterrissent n’importe où"... croit-on, mais non on les tient au fondde soi, même perché. On voit le monde de plus haut.


Belle soirée à toi


Mon recueil sort d'ici dix jours, Giulio. Tu voudrais le commander ? Et ceci dit, en toute simplicité, bien sûr. Pas de réponse nécessairement à apporter.



Christine 20/01/2012 08:36

être perché...
haute la tête, jusqu'aux nuages de Django,
un pied sur terre, l'autre sur le fil
être perché et ne pas en perdre la tête
nuages et pluie aujourd'hui
encore du gris...

brigitte giraud 20/01/2012 13:22



Les nuages te parleront. Et puis s'ils ne répondent pas, tu les battras. "Battre les nuages"   comme des oeufs...



C comme Corinne 19/01/2012 23:00

drôle...je vois la scène et les acteurs...et puis Lavilliers qui est là.
Je t'embrasse tout doux, petit caillou

brigitte giraud 20/01/2012 00:08



C'est tout comme tu vois, oui !


Baisers plein pour toi



Présentation

  • : Le blog de Brigitte Giraud
  • Le blog de Brigitte Giraud
  • : Donner mon regard sur le monde, ce qui me réjouit en cela que c'est la seule chose possible de faire.
  • Contact

Recherche