Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
5 mars 2013 2 05 /03 /mars /2013 14:41

Pensées flottantes à la surface de la  table.                                                               A cause du vent dans la nuit et ce matin, d'une telle vigueur que, faisant gémir les arbres, il fracassait des images les unes contre les autres. En silence.                                    

Des images et des pensées floues.  Qui manquent d'imagination finalement ; elles ressassent la table, et la chaise sur laquelle je me tiens, devant l' écran de l'ordinateur, petite bête agissante/réagissante.                                                Pagaille et compagnie des annonces faits divers en vrac, sac à malices et à souffrances.              

Pensées floues, emmêlées de suppositions, d'anticipations, de maintenant ici, et de lointain peut-être. La maîtrise n'existe pas. Il y a toujours des marges imprévisibles, un noeud sur l'envers de la toile, un repentir de la trace. Une direction neuve. On ne regrette rien de rien.

De façon certaine, il y a la table. Et la chaise. Puis cette ligne frontière glissée entre les heures, qui rassemble des fragments de qui on croit être, de ce qui a lieu. Une ligne qui nous tient, nous contient en quelque sorte. Nous pâlit, funambules lunaires,  parce qu'elle nous plaît.

On est d'une ligne comme on serait d'un paysage ?

 

 

Eblouissement

Photo | Isabelle Lagny

 
Published by brigitte giraud - dans Mémoire vive
commenter cet article

commentaires

Christine 06/03/2013 12:27

Gloups, tu ne vas pas me croire; écris avant de te lire ce matin
"Telle une funambule,
penser,
juste s'équilibrer
user du flou et du détail"
Tu crois que c'est le vent ? le temps ? le printemps ? ou pire ?

brigitte giraud 07/03/2013 00:01



C'est la Lune sans doute. Je le remercie de plus en plus. Va savoir ! Puis enfin les grands esprits.... Je t'embrasse plein.



marie-claude 05/03/2013 20:46

Une ligne pas toujours droite , comme un fil qui se tricote, faisant naître des mailles qui s'additionnant font naître le vêtement, revêtement à nos corps nus parfois tordus qui tentent de suivre
l'aiguille du temps qui marche droit ...
Allons !

brigitte giraud 07/03/2013 00:00



Marche droit/pas droit... Faut défaire les noeuds et recoudre les bords. Ce qu'on fait toujours.


 



Présentation

  • : Le blog de Brigitte Giraud
  • Le blog de Brigitte Giraud
  • : Donner mon regard sur le monde, ce qui me réjouit en cela que c'est la seule chose possible de faire.
  • Contact

Recherche