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3 novembre 2010 3 03 /11 /novembre /2010 11:37

 

5114477146_75138599ff.jpgLa vie ce sont des frottements, des tiraillements, des compromis, des souffrances, petites et grandes, des grandes qui seront petites pour les uns, des petites qui seront grandes pour les autres,... La vie c'est accepter le vivant, on me l'a dit tant de fois, accepter les blessures, accepter que nous sommes fragiles et humains, accepter les erreurs, la faute, la culpabilité... oui, oui, accepter tout ça comme étant la loi du vivant et que ce vivant-là le fabrique, etc...

 

Certains psy ont même pensé que les rêves (d'où viennent-ils et comment sont-ils constitués ? C'est toujours une question débattue et questionnée) étaient une préparation aux frottements-mêmes, une façon que le cerveau adopte pour renforcer ses défenses, en quelque sorte.

Vrai ou non, c'est une opinion, pourquoi pas ? qui signifie que la vie n'est pas simplissime et ne va pas de soi, puisqu'elle compose avec les autres et ne peut se départir des autres. Et les autres, ce n'est pas soi : d'autres désirs, d'autres formes de pensées, d'autres affects, d'autres..., d'autres..., d'autres....

Donc il n'y a aucune recette de la bonne vie, du bon comportement, du bon "savoir faire" avec la vie. La mathématique ne joue pas, les sciences ne peuvent rien contre les émotions.

Ainsi, j'ai trouvé bien intelligent, le contrepied de la logique implacable de ce syllogisme : "X et Y sont tous deux des hommes, les hommes sont mortels, donc Xet Y doivent mourir."

Cela est clair et tombe sous le sens, mais c'est sans tenir compte de l'irrationnel qui touche au coeur de ce qui signifie être humain. Siri Hustvedt précise que

"La réalité de X n'admet pas la mort" et ce n'est pas une proposition insensée, ça.Alors tout bascule.

"La distance entre les deux, Xet Y, représente-t-elle la faille entre perspective objective et perspective subjective, entre la science, avec son indispensable logique, et l'art, avec l'irrationnalité qui lui est propre ?"

  TxBrigitte2.jpg

Voilà comment, m'appuyant sur cet exemple, je perçois les choses de la vie. Je ris, je pleure, je pense, je souffre, je réfléchis, je m'étonne, je ne comprends rien à rien, je suis dévastée, je suis submergée, je suis phase comblée, je colérise, je danse, je m'illusionne...

...mais si vous m'ouvrez le crâne,                       

vous ne verrez jamais que deux lobes de matière grisâtre.

Le penseur de Rodin se tient la tête et ce n'est pas un hasard.  S'insurge-t-il de ce que ses deux masses à l'intérieur de lui, soient si bien connectées entre elles, et si mal avec les sensations passantes qui l'écrasent ? 

 

Merci à Zineb d'avoir réalisé ce montage, cette mise en page.

Je vous invite sur son blog "Du mobilhome", ici, dans mes liens.

Published by brigitte giraud - dans Entre tiens et miens
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commentaires

Catharsis 09/11/2010 18:13


Je ne connaissais pas cette théorie du rêve que tu exposes, mais ma foi pourquoi pas ?
Quant à la science et sa logique, cela n'implique du tout qu'elle soit rationnel, dès lors que parvenu à un certain point de recherche elle ne peut plus expliquer et là, subitement, nous nous
retrouvons en présence de l'illogique, voire de l'absurde. Par exemple, je crois qu'il inconcevable pour nos esprits que quelque chose puisse émaner de rien (et là, je pense au big bang et juste
avant). A partir de là, et aussi vérifiable ou pratique soit la théorie d'Einstein, elle n'en devient pas moins douteuse quant à la description qu'elle nous livre du pourquoi et du comment. De
même, Pythagore pensait que la terre était plate, Descartes situait notre âme dans je ne sais plus quel zone du cerveau et, bien évidemment, cette liste pourrait s'étendre à l'infini...
Aussi je me méfie beaucoup des mots comme "rationnel", "normal" ou autres du même acabit, car ils sous-entendent (dans le sens commun actuel) que si vérité il y a, elle est vers eux et non
ailleurs.

A cette forme de penchant, je n'adhère plus du tout, car je n'ai trouvé aucun système logique, strictement aucun, capable de m'expliquer pourquoi il y a quelque chose plutôt que rien, et pourquoi
tout ce qui existe est voué à disparaître.
A partir de là, je ne vois dans la logique que l'une des formes de notre fonctionnement, au même titre que nos rêves ou nos élans artistiques, un fonctionnement qui n'est pas là pour nous expliquer
ou nous faire comprendre l'essence des choses (j'y vois là un vœu pieu), n'étant qu'une grille de lecture subjective pour nous permettre d'évoluer et de perdurer dans notre environnement. Mais ce
dit-environnement, qu'est-il exactement?

Désolé d'avoir été aussi long, mais il est des sujets avec lesquels il est peu aisé de faire court.


A bientôt.


brigitte giraud 10/11/2010 00:13



JE TE REMERCIE de ce long com au contraire. Je crois que nous sommes d'accord en fait...


Belle soirée à toi.



rgiulio 04/11/2010 11:30


... rivière de plus en plus souvent interrompue par Alzheimer depuis que Jean Nicot a été déclaré persona non grata et la consommation de son importation proclamée meurtrière. Ce qui n'est pas
faux, mais ne m'empêche pas de m'en griller une au lieu de me prendre la tête. Et, toute façon, faux ou pas faux, c'est celle de la grande faucheuse qui a toujours le dernier mot.


brigitte giraud 04/11/2010 12:23



Oui, t'as raison Giulio. Tiens ! on se fait une petite clope ? J'adore ça dans la nuit devant l'écran, ce ruban bleu gris qui monte au-dessus de ma tête,  Alors le reste... n'est que
littérature, mais c'est chouette non ?



DEB 03/11/2010 23:36


Et, entre les deux (lobes) coule une rivière...


brigitte giraud 03/11/2010 23:40



Zineb a saisi au vol quelques mots, pour elle et Corinne. Pour elles deux laissés là, comme une passerelle d'où je les vois.



Dominique Boudou 03/11/2010 17:58


Le Penseur de Rodin se tient la tête et d'autres se la prennent. MIeux vaut une tête tenue que prise.


brigitte giraud 03/11/2010 23:01



Mais se la tenir, veut dire se la prendre, peut-être. Quel mélange ! Quelle paix quand elle vient, hein ?



pour moi, la promenade 03/11/2010 16:21


Ma réalité admet la mort ...
c'est précisément cette notion de la fin qui me donne courage et force pour affronter mon vivant ...
y mélangeant arts et réalités, j'arrive à aimer !
amitié .


brigitte giraud 03/11/2010 23:04



"C'est, disait Lacan, la certitude de la mort qui fait tenir debout". Je ne sais pas dire...



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