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11 mars 2013 1 11 /03 /mars /2013 20:02

Voilà que le temps se met à la douceur, voilà qu'il pleut... Et je plonge dala-crue-de-juillet-M104827.jpgns les eaux de rocailles rugissantes, débordantes, assassines.

 On ne sait pas où ça se passe, le nom de la ville où arrive Thérèse, (peut-être en Allemagne ?).

On ne sait pas non plus dans quel pays on est.

On ne sait pas grand chose, d'abord.

Personne ne sait rien d'ailleurs dans ce roman.

Qui est au juste ce grand peintre ombrageux et mourant (la rumeur court) Will Jung, que Thérèse journaliste  doit rencontrer ?

On ne sait pas si la copine qui doit l'accueillir pointera finalement son museau (quelle lâcheuse !).

Mais on sait, on sait la crue du fleuve. Un mois de juillet. Tout le monde en parle. Une jeune Tchétchène en est morte, roulée par les eaux, et voulant sauver son enfant.   Thérèse y revient toujours, au basculement de la femme dans le fleuve, à ce corps qui pouvait vivre (comme si pourtant il était condamné d'avance).

Alors, est-ce à cause de l'événement, de l'angoisse, de l'errance que Thérèse est troublée par un homme ? Oui/non/on ne sait pas. Un café, des regards, un désir, des dialogues durassiens, durassiens oui. S'ils ne se parlent pas d'un même questionnement, l'homme et la femme se répondent quand même. Noués par le désir. Un grand déferlement.   Si encore elle n'était pas morte,  la morte tchéchène, la noyée, l'obsédante ! Si encore Thérèse ne se faisait pas tant de soucis ! Si encore les êtres n'étaient pas si seuls !

Si sa copine se montrait enfin, si le peintre ne mourait pas, si elle pouvait se faire aimer, si la noyade était impossible, si on parvenait à se dépunir...

 

l'Espoir, alors, serait vraiment convoqué,

on ne serait plus jamais,

soi-même pour soi-même,

aux d'abonnés absents.

 

 

 

commentaires

marie-claude 12/03/2013 14:21

et si la pluie nettoyait nos corps de nos angoisses, et si la crue les emportait, et si ...
amitié .

brigitte giraud 18/03/2013 18:17



Elle accompagne les émotions, la pluie, sur chacun de ses versants.


Merci à toi



tempesdutemps.over-blog.com 12/03/2013 10:27

" Notre besoin de consolation est impossible à rassasier " Stig Dagerman

brigitte giraud 18/03/2013 18:14



Grand livre. J'ai du mal moi avec les têtes nègres qui le mettent en voix. Est-ce à déclamer ? Je le préfère balbutiant, dans le silence.



Dominique Boudou 11/03/2013 20:47

Un des meilleurs romans d'Hélène Lenoir.

brigitte giraud 18/03/2013 18:13



Beau texte. Un voyage dans la tête et la mémoire.



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