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3 juillet 2011 7 03 /07 /juillet /2011 18:44

 

Quand de tout ce qui est, on ne retenait rien ?

 

Du sable filé entre les doigts.

Des billes d'encre qui s'égouttent, ploc ! ploc ! ploc ! d'une bouteille renversée. 

Une fascination du regard qui croit saisir le temps, 

quelques rebonds, ploc !

des sursauts passionnés,

un plongeoir qui tremble et l'eau d'un lac dessous, 

une mare avec des canards, des baisers ébrieux (et toc ! pour Claire)

et on n'en retiendrait rien, si peu ?

"- Car tout part quand on part !

-  ...Et même les amis, le sable, les billes, les sursauts, même le plongeoir, et même les restes ?...

- Car tout reste là et on s'éloigne...

- ...Des amis, et du sable, ... ?  Mais je ne veux pas, moi.

Je retiens tout, les billes d'encre,le sursaut et le tremblement du plongeoir. Je retiens. Par coeur. Je trouve ça bien le par coeur. Apprendre par coeur  n'est pas apprendre bêtement. Mais tenir à une connaissance. L'accrocher à soi.

Je suis accrochée à ce que je sais par coeur.

Et je prends Neruda à témoin, une permanence cordiale du battement de l'autre, un cardiogramme vivant, là-bas.

La poésie qui par coeur se promène à Paris et ne s'essouffle pas.

 

 

commentaires

C comme Corinne 08/07/2011 00:10


Tu m'as dit que non. Je te crois. Rien ne part lorsque l'on part. Un choix à faire.
Tu n'es plus là et tu n'es pas partie. Je te sens là dans ces deux pièces où je suis.
Partir mais ne pas tout quitter. la bille s'écrase et l'ombre est là sur la table...Léo le dit si bien.
Tout garder même en partant.


brigitte giraud 08/07/2011 00:23



Je garde tout.


Je garde toujours tout.


Quand c'était là.


Je ne me sépare jamais que de moi-même.


J'y suis encore à Paris. Avec toi.


Je t'embrasse, ma belle.



marie-claude 04/07/2011 09:27


C'est à croire que ma mémoire ne retient que ces moments là, furtifs mais intenses du sable qui file entre les doigts ...
C'est mon coeur qui les fige en mémoire !
amitié .


brigitte giraud 04/07/2011 12:42



On garde les amis, les êtres qui nious sont importants, voilà.



Christine 04/07/2011 06:53


il faut un cœur grand, très grand
c'est bien aussi, parfois, juste une émotion diffuse, à laisser flotter,pour se dire plus tard, "j'ai déjà senti ça, mais quand...où..."
quant aux baisers ébrieux, bigre, je n'ose même pas imaginer


brigitte giraud 04/07/2011 12:41



Ne pas quitter l'essentiel.


"Ebrieux", c'est joli, non, ce mot ?


Amitiés à toi



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