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2 février 2011 3 02 /02 /février /2011 23:38

 

 

 

 

 

Protesters take part in a demonstration at Tahrir Square in Cairo January 30, 2011. Egyptian

Il existe bien une symbolique de la place. Là où je me trouve. Là où "ça" se trouve. Là où le monde se rencontre. La place, le forum, le lieu de l'échange.

Du rassemblement.

Place Tahrir aujourd'hui au Caire. Tous ces hommes et ces femmes qui manifestent leur droit à la démocratie, quand d'autres, sortis d'où ?, crient à la traîtrise. La confusion règne. Qui est qui ? Il paraît que des gens sont payé pour le maintien du régime en place.

La place encore.

Et le sang coule sur les visages.

 

Place Tian'anmen, à Pékin, juin 89. Les chars étaient là aussi et un jeune homme avait dansé un balai étrange et dangeureux, avec l'un d'eux. Disparu depuis longtemps, le jeune homme. Un char n'a jamais eu d'état d'âme, vous savez bien !

 

De place en place, il n'est pas certain que ça s'arrange. Que la démocratie creuse son espace dans ce trou d'ombres...

De nouveaux affrontements, sur la place Tahrir au Caire, coeur de la contestation contre le président égyptien depuis 10 jours, ont fait deux tués et plusieurs blessés, selon des témoins sur place, lors d'une journée de violences entre pro et anti Hosni Moubarak qui a fait au moins trois morts et des centaines de blessés.

Malgré le couvre-feu, les Egyptiens ont continué à manifester et à réclamer le départ de Hosni Moubarak sous l’œil de l’armée.

Cette nuit, les coups de feu ont repris vers 4h, faisant au moins trois morts sur la place où campent les manifestants anti-Moubarak.

Qu'en sera-t-il dans le jour qui se lève ?

Published by brigitte giraud - dans Mémoire vive
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commentaires

marie-claude 03/02/2011 15:24


La police de Hosni ne baisse pas les bras, elle a tant à perdre, tous les privilèges lui étaient réservés et aujourd'hui elle paie quelques pauvres hères affamés craignant que leur maigre salaire
ne leur soit pas versé, semant la zizanie dans l'espoir de pouvoir revenir mettre de l'"ordre" ...
Les militaires semblent aujourd'hui prendre position pour les anti Moubarak qui ne sont pas prêts de céder ni la place Tahrir, ni leurs besoins de DROITS !
amitié .


brigitte giraud 04/02/2011 00:27



Je ne sais pas. Ca ne ma semble pas très clair et je suis, à vrai dire, très pessimiste !


belle soirée à toi.



giulio 03/02/2011 13:54


Comparses ou casseurs à gages payés pour défendre le régime en place, il peut y en avoir, sans doute, mais pris parmis la gent civile, c'est dangereux et numériquement insuffisant. Par contre, ce
que notre presse dominante n'écrit pas, et les grandes chaines télé non plus, mais qui est signalé par le correspondant de mon journal en Egypte, c'est que ce ne sont pas principalement des civils
pro-Moubarak qui s'opposeraient en masse aux anti-Moubarak, mais bien des policiers en civil (Moubarak ayant promis aux occidentaux de ne pas lancer sa police contre les manif's) qui ont organisé,
mobilisé et étoffé les rares pro-Moubarak qui, ensemble avec cette police clandestine (car en civil) hypocrytement téléguidée par la présidence, ont attaqué les manifestants.
Le but est clair. Permettre à terme à l'armée, encore passive, d'intervenir, non pour sauver un régime corrompu et vendu aux occidentaux, mais pour éviter la "guerre civile". Quoi de plus légitime,
voyons!?


brigitte giraud 04/02/2011 00:26



Oui, hélas, je crois à quelque chose comme cela !


Amitiés, Giulio !



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