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23 avril 2011 6 23 /04 /avril /2011 12:07

Hauts plateaux de la balance imaginaire et amoureuse de la vie, les heures se téléscopent, 5h dans la nuit,  5h dans le jour, on se couche, on s'y lève, on fait n'importe quoi, "n'importe quoi" égal "quoi ?"

Sortir un peu, prévoir d'abord les mouvements,  le gant, la serviette, et les vêtements, et le sac, et les clés et les pas, les uns devant les autres. Les pieds sur les pédales, un jouet de gosse, la voiture qui conduit toute seule, pas besoin de moi là-dedans.  Parfois on n'y est pas.

" Pour la première fois, j'ai pris conscience de la la nature de Paris qui, pour grandir, a besoin de disparaître. Cette connaissance dela perte et de la création est troublante, mais c'est la règle. Un embryon humain est sculpté par la mort des tissus inutiles ; la destruction cellulaire dessine ses doigts, son nez, sa bouche, en faisant s'effondrer des myriades de cellules. Comme une disparition positive.

Alors conserver la ville, ses bâtiments, sa forme, tout en la faisant évoluer. Rester fidèle au passé sans s'y enfermer. Grandir, c'est se détruire au bénéfice de nouvelles constructions.

Une ville n'est jamais terminée. C'est un patient qui, depuis le jour de sa naissance, n'a jamais quitté l'hôpital. On détruit, on reconstruit, on consolide, on modifie le tracé d'une avenue, on élève un monument, on transforme un terrain vague et on y élève une tour. Tous les jours.

J'ai conclu en disant : "le vide restera. Il sera plus fort qu'un monument, plus marquant, et, par nature, indestructible. C'est du vide qu'il faut créer."

 

                                                                                        Martin Page

                                                                                    (La disparition de Paris et sa renaissance en Afrique)

Published by brigitte giraud - dans Mémoire vive
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commentaires

Dominique Boudou 26/04/2011 16:42


Un beau livre en effet, tout à fait original, philosophique à
la façon d'un conte, ou d'une fable, c'est selon.


brigitte giraud 26/04/2011 19:56



Des phrases fabuleuses sur la vie qui sort du vide, enfin quelque chsoe comme ça, ce qui advient de la douleur.



Zineb 23/04/2011 21:37


ha ha, je viens de comprendre (j'ai mis du temps mais c'est très drôle)


brigitte giraud 23/04/2011 21:23


On lit les mêmes, pour cause. Ils sont sous la main et je me tiens dans le courant.
"Donner un nom à ce que nous vivons, cela le normaliserait..." p 39, c'est pas mal, ça !


brigitte giraud 23/04/2011 21:27



ben oui, brigitte, on lit les mêmes et pour cause... Pour le coup...



Zineb 23/04/2011 19:16


bien sûr, faire n'importe quoi, comme le ciel aujourd'hui.

ps : c'est drôle, on lit les mêmes bouquins, on note les mêmes passages, on pourrait peut-être bien s'entendre ?

je t'embrasse


brigitte giraud 23/04/2011 21:26



Mince, j'ai répondu comme si je me lisais, un commentaire de ce que j'écris. Ben oui, des fois, c'estc omme ça, je redécouvre finalement



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