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18 mai 2011 3 18 /05 /mai /2011 02:34

Porte ouverte sur le jardin où les lucioles s'agrippent aux branches de l'arbre, éclairent quelques centimètres carrés, font trace d'une sorte de présence.

Une lumière ou une âme suspendue, allez savoir, à attendre, à m'attendre.

Quelquefois "ça" ne s'allume pas, trois ce soir, en mal de luminescence ou d'un soleil du jour mal acquis.

J'en sais rien, moi, ce qui agit ou non dans la connection entre le soleil et la petite lanterne. Je ne peux que vérifier la pile et elle est neuve. Alors quoi ? Quoi dire de ça ? Une petite déception. Oui. "Ca devrait éclairer et ça n'éclaire pas.!.." On va secouer le truc qui pendouille, voilà, on pense comme ça à présent, "le truc qui pendouille", et qui ne répond pas à l'attente. Il est là pour éclairer et "le truc" ne remplit pas sa fonction. On y serait peut-être un peu pour quelque chose, alors on s'en défend. On regarde dans sa direction et on ne voit que la nuit.

"Mince, alors !  Même lui s'y met !" Certes, ce n'est pas important, "ça". Mais en extrapolant, en mettant autre chose à la place de la luciole...

Je ne peux pas m'empêcher de penser à Paul Watzlawick, et à son livre "Comment faire son propre malheur". é

J'ai les moyens, (j'ai, nous avons), à ma disposition,  de ne pas être copine avec moi-même.

Ben oui, c'est comme ça ! Parfois, je ne suis pas ma meilleure amie.  

Published by brigitte giraud - dans Intimité
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commentaires

Christine 19/05/2011 19:56


Pas besoin d’ Alzheimer pour oublier, il y a des histoires qui n’impriment , des vies par procuration qui n’ont pas la notion du temps ; j’aime beaucoup cette citation d’ Arvo Pärt

Je veux tendre à cela : temps et non-temps sont indissociablement liés.
Cet instant même et l'éternité luttent en nous.
Et ceci explique toutes nos contradictions.


brigitte giraud 20/05/2011 03:44



Elle est en effet très belle cette citation !


 


Ainsi d'ailleurs que vos échanges ! (Giulio et toi)



giulio 19/05/2011 19:22


Pourquoi un fragment de ma première phrase a-t-il joué à la bis repetita et pourquoi certaines corrections ont été ignorées par le blog (comme dure au lieu de dur, ou ma remarque linguistique latin
>< grec), je l'ignore. Mystères du On-line!


giulio 19/05/2011 19:15


Oui, Christine, aussi doux que Léthé le fleuve de l'oubli à qui l'apparente une confusion étymologique paraît-il fort ancienne. Le Alzheimer ne serait-il pas une sorte de promenade en barque sur ce
fameux fleuve, où l'on se débarrasserait d'un ballast inutile avant le grand départ ? Mais la promenade dur hélas trop longtemps et les bon souvenirs s'en vont de même. Comment faire pour que ce
soient ceux-là qui résistent ? Oui, Christine, aussi doux que Léthé le fleuve de l'oubli à qui l'apparenterait esthétiquement une confusion étymologique (latin>


Christine 19/05/2011 18:05


létale, j'aime ce mot
avez-vous remarqué comme il sonne doux comme il est agréable à prononcer
paradoxal et digne


giulio 19/05/2011 11:10


Comme la vie elle-même, Christine, comme la vie, dont l'issue est toujours létale.


Christine 18/05/2011 20:45


je ne parlais pas de moi, mais de la personne que j"accompagne" depuis tout ce temps
J'y ai cru parfois encore il m'arrive d'oublier, mais non certaines pathologies ne se soignent pas, elles se soulagent un peu, mais ne se soignent pas... et elles font des ravages


brigitte giraud 20/05/2011 03:40



Oui, sans doute qu'il y a des pathologies qui peuvent être apaisées, mais persistantes, et présentes toujours et ...dont il faut que tu te protèges aussi pour pouvoir accompagner... mais tu dois
bien savoir ça.



Christine 18/05/2011 07:47


D’accord avec toi, mais parfois ça fait du bien de ne pas être sa meilleure copine pour un temps, il faut savoir faire machine arrière, et tout va bien.
Par contre là où je ne suis pas d’accord avec Watzawick, c’est lorsqu’il considère qu'il n'y a pas d'individu malade en soi, mais des systèmes induisant des pathologies.
Au cœur du sujet depuis presque 3O ans, j’en ai parlé avec pas mal de thérapeutes, lu aussi beaucoup, écouté des heures, des jours entiers (à tort, mais on le réalise trop tard !) j’en arrive à la
conclusion que bien sûr le système influe mais quand la pathologie est là, l’écoute, les médocs, et tout le saint-frusquin sont des aides précieuses certes, mais restent des cache-misère.
Voilà bien longtemps que je ne crois plus à la rédemption, désolèe !
Et ta petite luciole, elle, n’y est pour rien, parfois les choses nous échappent, lucioles, PJ, et autres merveilles technologiques.


brigitte giraud 18/05/2011 18:57



Les pathologies dont tu parles sont sans doute les plus graves : celles qui seraient inscrites dans les gênes, données avec la naissance... Mais quand même le plus souvent, elles ont des causes
environnementales, culturelles, affectives qui affectent "la nicje sensorielle" dirait Cyrulnik. Alors, même si la gravité existe, et elle est extrême parfois, même si l'attachement à la
pathologie est fort, très fort, même si la chute et la rechute sont là, il y a toujours des aides à trouver et encore faut-il les trouver et "tomber" sur les bonnes personnes. Mais rien n'est
définitif, parce que nous sommes jusqu'au bout de la vie dans une évolution... Et que les détresses soient allégées !


Je ne veux pas faire de pub, non, mais si tu veux, je peux t'offrir mon livre "le désespoir amoureux de la vie"...



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