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9 décembre 2011 5 09 /12 /décembre /2011 00:10

On dit, puis on ne dit pas, on ne dit plus ;

on dit qu'on ne dit pas, que ça ne parle plus ;

on dit qu'on dit qu'on ne dira pas, plus ;

on dit qu'à soi-même on se dit ;

on dit que c'est comme ça et que comme ça c'est dit ;

on dit qu'on va dormir cette fois-ci que, chuchoté à soi-même ce qu'on voudrait dire,  on aura dit ;

on dit qu'on se dit et que se dire nous suffit ;

on dit que non ça ne suffit pas de se chuchoter à soi-même ce qu'on se dit de ne pas dire ;

on dit qu'on se dit de ne pas se dire ;

on dit qu'on ne dira pas, ne dira plus ;

on dit qu'on ne dit pas...

On ne dit pas. Finalement on ne dit pas !

On écoute...

et on ne dit pas.

 

 

Published by brigitte giraud - dans Mémoire vive
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commentaires

Dominique Hasselmann 11/12/2011 18:57

Histoires d'on-dit, histoire d'ondées, d'ondines...

Il y avait longtemps que je n'avais entendu cette chanson de Viktor Lazlo qui garde tout son charme, merci !

brigitte giraud 11/12/2011 21:13



charme, oui, oui. Les "on dit" sont dévastateurs ou très charmants, c'est selon... Je préfère ceux de la deuxième proposition.



Christine 10/12/2011 16:34

s'en aller
seulement pour quelque chose de merveilleux qui en vaut le coup,
sinon à quoi bon nos démons nous rejoindront toujours
le rêve n'a pas d'âge, c'est ça qui est bon

brigitte giraud 10/12/2011 20:02



reprendre ta dernière phrase et la dire plusieurs fois à voix basse.


Belle soirée à toi



giulioTout ça 10/12/2011 10:36

Problème de com entre nous, Brigitte ? Deux fois de suite que tu me dis à côté de la plaque. L'âme de la femme est pleine de mystères... ses paroles también. Tacherai d'être plus perspicace à
l'avenir.

brigitte giraud 10/12/2011 12:24



Deux fois ? Pas vrai Giulio ! Pas vrai !


Alors "problème" de commentaire, ...mais pas de communication ! on retombe sur ses deux pattes arrière en équilibre.


Belle journée à toi, Giulio ! (...Froide chez toi ? Tant mieux ! hi hi)



Christine 10/12/2011 08:32

remue-ménage,
confusion,
vacillement,
cassure,
on ne rompt pas, on abandonne

brigitte giraud 10/12/2011 12:20



on s'en va...



Christine 10/12/2011 06:38

tu vois...
c'est la vie d'une idiote
qui garde sur ses lèvres des poussières de mots non dits,
qui croit qu'une infime seconde vaut toute une vie,
qui collectionne les odeurs et croit en la mémoire de la peau
et si tu n'as pas lu "La vie d'un Idiot", lis avec ou sans saké, c'est une publication posthume d'Akutagawa, magnifique, magique, désespérée, fragments, attrait/répulsion la folie jusqu'au bout...

Brigitte Giraud 10/12/2011 07:32



Non je n'ai pas lu ça Christine, mais je note de suite...


Eh bien oui, je crois aussi en tout ça...Même s'il est des deuols à faire, n'empêche ! c'est ce qu'on appelle "refaire sa vie", moi je crois qu'on ne refait pas, mais qu'on fait avec ce qui nous
a édifiés...On tombe oui, mais c'est là pour toujours. On garde en soi les blessures, leur mémoire, ...et on fait avec. On essaie de faire bien, de faire ce qu'on peut, et du mieux qu'on peut. Et
cet éprouvé nous façonne.



Christine 09/12/2011 11:55

Un papillon voltigeait dans le vent où planait une odeur d'herbes aquatiques. Il sentit les ailes du papillon effleurer ses lèvres sèches une infime seconde. Mais le velours des ailes qui les
avaient un jour caressées en passant brillait encore sur ses lèvres tant d'années plus tard.
Papillon dans La Vie d'un Idiot et autres nouvelles de Ryûnosuke AKUTAGAWA

brigitte giraud 09/12/2011 22:15



Heu... Attends christine, qui sent quoi ? Les lèvres à qui ? Il y a deux papillons ??? Mais c'est quoi ton histoire ? hein, c'est quoi ??? Tu as encore bu trop de saké, voilà !!!!



giulioTout ça 09/12/2011 10:51

Tout ça, c'est cocon, nymphe et chrysalide, refus psychologique de quitter l'utérus, la sécurité du ventre maternel. Ç'est peut-être sage, prudent, raisonnable; ça ne risque rien, puis ça dessèche
et meurt obscur, sans avoir vécu. Dans sa Divine Comédie (chant XXXIV, vers 136-139) Dante avait prévu le Limbes pour ces êtres "qui jamais ne vécurent"

À l'instar du papillon, le mot doit voler (verba volant), quitte à être la proie du gobe-mouches, mais au moins, il aura connu un bout de temps, la lumière.

brigitte giraud 09/12/2011 22:12



Pour la nymphe, voire la nymphette, tout va ! Pour le reste, Giulio, j'ai l'air et même la chanson, et non ! là, c'est du tout faux... On ne sait jamais comment retentissent les mots, tu vois. Et
c'est tout le trouble du discours qui n'est pas reçu tel qu'on se l'imagine...


 



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