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14 août 2014 4 14 /08 /août /2014 17:40

Près des bassins à flot,  constructions neuves,

pans de murs. Le vent bat.

Deux/trois tentes vacillent, bric et broc et

la toile saigne. A blanc.

 

Des hommes vivent. Là.

La fatigue, les sacs de clous au bout des mains,

une histoire foutue échappée entre les doigts,

le ventre/boîte à noeuds...

C'est loin !

Une racine de misère fichée au ciel,

une flaque inespérée du rien,

 

plutôt un trou.

 

 

Un vieux est assis, est couché, on ne sait pas,

empaqueté dans ses peines. Ses lèvres

...quoi ? A qui ? A qui donc ?

Tu entends des sons, une voix.

Quoi à qui ?

Il n'y a personne.

Quoi à qui ?

Quels mots ?

...A peine là,

et déchirés,

ainsi qu'un visage.

 

 

 

commentaires

Christine 17/08/2014 13:42

Ici ou ailleurs
sous une toile ou sur un banc
son squat dans ta tête

[le quartier change, les friches disparaissent,
la ville INVESTIT le campement, occupe le terrain...
je les ai tant visités avant du temps où la base sous-marine n'était pas encore un musée]

brigitte giraud 19/08/2014 14:48



On voit. On regarde. Quel étrange regard finalement ! Il y aurait bien à dire...



Isabelle Lagny 15/08/2014 16:25

J'aime beaucoup ce poème Brigitte. Je le trouve très fort !
Merci - Isabelle

brigitte giraud 19/08/2014 14:46



Merci à toi, Isabelle.


On est au monde, et le monde est en nous. Pas du joli joli, et ne pas parler de ce qui nous tyraverse, on peut pas.


Je t'embrasse doux



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