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18 mars 2013 1 18 /03 /mars /2013 14:57

Printemps-des-poetes-Antoine-Emaz-16-mars-2013-001.JPG

 

Samedi 16 mars 2013. Médiathèque de Gradignan.  

Pour une rencontre avec Antoine Emaz. Os, Caisse claire et Cambouis dans mon bagage.

Son oeuvre poétique est très importante : livres et recueils, et des carnets, et puis des notes. Dans son panthéon, il y a  André du Bouchet, Eugène Guillevic et Pierre Reverdy. Des poètes "du peu".

Il les rejoint, arquebouté sur  l'humain, l'émotion (qui n'est pas un gros mot, ben non !), le banal, l'expérience humaine, un chemin d'une langue parfois sombre, mais toujours et contre tout, reliée au vivant.   Ce qui touche. Me touche. Avec ce que l'on a. Ce qui est. Et ce qui reste.

La poésie d'Antoine Emaz est d’une extrême concision, ramassée, gardant juste l'essentiel au plus près du réel émotionnel, des mots cisaille, ou "choc", pour dire le choc, sans dire. Sans.  Une masse textuelle, en général courte, un souffle qui se reprend, va pas au fond, pas tout à fait au fond, l'air manque on dirait, tente d'aller au plus loin, où il n'y en a plus. Plus d'air. C'est rare l'air...  Les mots sont des « grains de sable », édifices dérisoires qui sculptent le vide, le temps, le non-sens. 

Parfois ils sont "poème sur un petit pan de nuit noire".

 

 

 

 

 

 

 

commentaires

Dominique Hasselmann 20/03/2013 10:09

L'attention portée par Antoine Emaz à la lecture montre celle qu'il attache aux mots (à ses mots) : la symbiose de l'image avec ce qui est dit est parfaite.

brigitte giraud 20/03/2013 14:42



Il n'aime pas, forcément, lire, dit-il, c'est pas, vraiment, son boulot, dit-il. Mais ça évite que ses mots aillent où il ne serait pas, dit-il. Enfin je résume...



marie-claude 20/03/2013 06:03

la nuit avancée de la vie, vieillesse ...
on n'est plus à la hauteur
parfois on ne tient même plus debout ...
mais s'il reste un sourire
alors on avance encore vers sa nuit ...
tout ma maman ça !

brigitte giraud 20/03/2013 14:40



L'être s'atténue dans un sourire...


Amitiés à toi



Christine 18/03/2013 21:39

l'exigence du simple,

il l'a dit, il l'a lu, je l'ai bien entendu, difficile de me parler mieux !

brigitte giraud 20/03/2013 14:38



L'exigence du simple, puisque rien ne l'est vraiment. C'est le paradoxe à conduire. Qui touche toujours.



tempesdutemps.over-blog.com 18/03/2013 19:44

Au plus près du réel, apparemment simple mais si serrée... cette poésie parle l'humain. Elle demande juste une attention fine et un cœur ouvert.
On y était et on est sorties de là " en poésie ", en état d'être au monde.

brigitte giraud 20/03/2013 14:36



Quelle qualité du silence quand il a lu ! On est revigorées, pas plombées. Non pas plombées !



Dominique Boudou 18/03/2013 16:12

Une voix unique dans le paysage poétique d'aujourd'hui. Elle commence à se faire entendre d'un public qui peu à peu grandit. Une excellente perspective.

brigitte giraud 18/03/2013 18:11



Ce qui touche, pas besoin d'être intelligent ou "du sérail" pour éprouver ces mots-là.



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