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5 mars 2014 3 05 /03 /mars /2014 00:25

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Il y a des bonnes et des mauvaises questions. Les bonnes sont questionnements, élaborations, mouvements de l'esprit, donnent à penser à...

A cause de l'inquiétude qui se niche n'importe où, (dans  la laideur comme dans la beauté des choses), de l'étonnement qui frappe en pleine figure, (un geste, un regard, un mot), d'une perception tout à coup qui vient d'où ?, pas vue, pas sentie encore, pourtant un truc tout simple qui tient  et contient tellement d'émotions vives en accordéon, un truc épatant  qui sidère, lacère et calme finalement la légende étriquée des images.

Il y a cette jeune fille dans le livre de Lionel Bourg qui voulait savoir s'il écrivait des poèmes d'amour et si pour écrire, il fallait être désemparé.

Magnifique cette question et cet adjectif , "désemparé" !

 

Il y a mon petit Ruben, allongé contre moi et recroquevillé sur ses huit ans, mimant le sommeil, son pied gigotant quand même et il est tard, qui ouvre grands ses yeux, et me chuchote dans la nuit : "Dis, qu'est-ce que tu crois que je vais devenir quand je serai grand ?"

 

Il y a cet autre enfant, dans une école pourrie il y longtemps, qui me demande ce que veut dire le mot "tapi" quand ce n'est pas un tapis, la raison pour laquelle "les mots peuvent aussi se perdre" et "pourquoi alors on ne les sauverait pas, les mots ?"

 

Et puis il y a moi, à l'affût d'un pas,

et la maison respire.

Published by brigitte giraud - dans Mémoire vive
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commentaires

Christine 05/03/2014 06:40

laissée (sorry)

Christine 05/03/2014 06:39

Et puis,
il y a cette question qui ne pourra jamais avoir de réponse, cette affirmation sur le papier laissé avant de partir qui ne pourra jamais être contredite...
désespéré
foudroyé
stupéfié
quand nos questions d'enfant remontent à la surface, ce PEU de chemin parcouru, un sagesse patiemment bâtie autour de quelques mots simples qui n'appartiennent qu'à nous.

brigitte giraud 05/03/2014 15:00



On reste l'enfant grandi avec son lot de chagrins auxquels on ne comprenait rien.  On pourrait bien pleurer des mêmes choses qu'alors, tu as raison. Est-ce donc pour cela que la sensation de
savoir de moins en moins nous saisit parfois...



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