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9 septembre 2010 4 09 /09 /septembre /2010 20:48

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Le banc est une assise esthétique. Il attend entre ses arbres. Prêt à tout entendre.

Ils sont là pour la rencontre,

là où la vie improvise une drôle de transparence,

un dévoilement de toutes les lumières, 

la pluie peut bien en boursoufler la lazure.

 

Je me souviens de ceux de Sète, où d'invisibles amoureux, éperdument, s'y embrasssent.

Je me souviens de celui de l'horizon, une pierre de guingois,

toujours à la même place,

devant une maison carré

et un buisson de lavande où tournaient des abeilles.

 

Puis je me souviens d'un autre,

dont le bois se  souvient.

Qui attend.

 

 

...Et un air de Duduk, emplit tout l'espace.

Un instrument qui pleure, je te dis.

 

commentaires

Jacinta Delapuertadelsol 17/09/2010 23:51


belle idée de prose que l'histoire d'un banc, c'est vrai qu'on peut en imaginer des scénarios sur les assises de passage :)
Amitiés
Jacinte


brigitte giraud 18/09/2010 09:02



Les bancs ont leur histoire qui continue...



C comme Corinne 12/09/2010 01:55


Oui, le banc se souvient. J'y suis passée il y a quelques jours, il en riait encore d'avoir entendu tant et tant !


brigitte giraud 12/09/2010 02:12



Oui, je suis de ça !  Il aura la mémoire longue, foi de funambule !



@giulio 11/09/2010 14:10


Ça dépend pour qui, chère Brigitte. Quant aux bancs, il y en a encore tout plein à Luxembourg. La mairie les démonte en automne et les remonte au printemps; mais on ne s'y bécote pas des masses et
on n'y meurt pas non plus. Pour les deux activités, l'homo luxembourgensis préfère l'auto.


brigitte giraud 11/09/2010 18:05



L'amour et la mort une fois encore liés.



@giulio 11/09/2010 10:07


Ceux de Brassens, tombés en désuétude? Non, en tout cas pas pour moi et ça me plairait d'y exhaler mon dernier souffle après y avoir connu ls premières tendresses. Hélas, on ne choisit ni le lieu
ni le moment de sa chute. À part ça, il y a aussi ceux d'Emile Nelligan:

Le voyageur, (que j’ai dédié) à mon père.

Las d'avoir visité mondes, continents, villes,
Et vu de tout pays, ciel, palais, monuments,
Le voyageur enfin revient vers les charmilles
Et les vallons rieurs qu'aimaient ses premiers ans.

Alors sur les vieux bancs au sein des soirs tranquilles,
Sous les chênes vieillis, quelques bons paysans,
Graves, fumant la pipe, auprès de leurs familles
Ecoutaient les récits du docte aux cheveux blancs.

Le printemps refleurit. Le rossignol volage
Dans son palais rustique a de nouveau chanté,
Mais les bancs sont déserts car l'homme est en voyage.

On ne le revoit plus dans ses plaines natales.
Fantôme, il disparut dans la nuit, emporté
Par le souffle mortel des brises hivernales.


brigitte giraud 11/09/2010 12:10



Pour moi non plus. A Sète (enfin, il y a quelques années !) ils étaient des ponctuations dans la ville, le titre d'une chanson de Brassens écrit dessus. Merci pour ce texte envoyé, Giulio. Il
fait soleil, la journée sera-t-elle belle ?



marie-claude 10/09/2010 17:34


une chanson me trotte dans la tête : "Las amoureux qui se bécotent sur les bancs publiques" ... Brassens et toi ...


brigitte giraud 10/09/2010 19:00



Oui, Brassens ! un peu oublié, Georges ? Non, il, veille !



stéphane 10/09/2010 15:33


Les bancs m'ont toujours ému. J'en photographie aussi quelques uns. Tu en parles délicieusement bien.

En voici un, au bord de l'eau.

"Le chemin de terre glisse le long du fleuve.
Sous des sentinelles de tilleuls
Un banc de pierre attend.
De nos vies cristallines ou boueuses
Il contemple le cours.
Je suis assis sur sa pierre soyeuse
Ou tant de vies se sont rêvées.
Il n'y a plus que le temps d'être
Sans plus attendre."


brigitte giraud 10/09/2010 18:51



Merci Stéphane, de vous être attardé sur ce banc, sur mon blog. Merci de votre texte et de vos mots. Bonne soirée à vous.



Dominique Hasselmann 10/09/2010 09:16


Ces bancs qui n'existent plus dans le métro : fauteuils de plastique aux couleurs criardes qui évitent à quelque "SDF" de venir s'allonger (directement sur le trottoir, au-dessus, c'est plus
confortable).


brigitte giraud 10/09/2010 18:57



Oui, c'est vrai ce que tu dis. J'ai remarqué ça aussi, dnas le métro je ne sais pas bien, mais au coeur des villes, oui. Cela évite les rassemblements qui font trop moches, sans doute !!!!
Quelques quartiers doivent être épargnés. Y a-t-il beaucoup de personnes sur les trottoirs de Neuilly ? C'est pas sûr...



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