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3 novembre 2011 4 03 /11 /novembre /2011 08:18

Un petit garçon a dormi ici cette nuit. Pas facile d'être petit et de dormir chez d'autres, même quand on l'a voulu, et qu'on se sent bien chez eux. "Oui, ici, je veux ici !"

N'empêche, le coup de blues arrive quand même, à un moment, quand on se retrouve seul dans son lit... Alors il dit qu'il veut son papa, qu'il veut dormir avec Dominique, qu'il veut... un câlin. Besoin  d'un. Bon d'accord, mais alors deux, hein ! Et puis un autre pour la route. Et l'histoire qui va avec : un dénommé Totoche qui se fait un drôle de vrai de vrai copain. Re câlin et va bien la nuit ! Le dessin au lever, pour se souvenir, de Totoche toujours, et des câlins qu'on sait.

"On peut rentrer la tête sous sa carapace quand vient la pluie", il v4251306614_6e7ecf6165.jpgeut écrire ça sur la feuille. Soit !

 

Il a raison, l'essentiel est bien d'avoir une carapace à portée, quelque part, si c'est pas la sienne, ce sera celle de quelqu'un qui aime,  pour s'en servir comme d'un toit, d'abri, et de bras offerts pour soi.

Published by brigitte giraud - dans Mémoire vive
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commentaires

giulio 06/11/2011 19:37


Pas facile ? Ça dépend pour qui, Brigitte. Il y a 60 ans, j’en avais 8. Immigré en Suisse avec Mère et petite sœur, on avait beaucoup d’amour mais aucun confort. Sœur et mère dormaient dans
l’unique chambre de l’apart. et moi sur un lit pliable dans le hall. Mère, prof de langues était parfois obligée de donner des conférences assez loin, alors nous, on allait dormir chez des amis.
J’adorais ça. C’était bien plus confortable que je nous. Il y avait d’épaisses couettes moelleuses et des bouquins (pas pour enfants) dans les étagères, que je lisais la nuit. Et puis le matin,
petit-déjeuner somptueux et, après l’école, je pouvais aller promener avec Alex, leur énorme (pour moi) berger allemand qui m’obéissait et avec qui je faisais peur aux petites filles du village.
Quant aux histoires et contes de fée, les enfants apprennent vite à se les raconter eux-mêmes s’ils n’ont pas été trop gâtés. Et c’est fou ce qu’ils peuvent s’inventer comme mondes. Pas besoin des
adultes pour cela. Il est cependant vrai, qu’on est tous différents. Mais ceux qui ont surtout besoin d’une carapace, c’est les mollusques, alors que l’être humain a un squelette intérieur. Le
tout, c’est de ne pas le ramollir dès le départ, parce que, alors, bien sûr, ça craint le grand méchant loup, les vilains fantômes, ou le noir (bouh ! bouh !) plutôt que de s’amuser à s’imaginer à
en être eux-mêmes.


brigitte giraud 06/11/2011 19:58



Oui, on fait quelque chose de ce qui est là. On ne le sait pas tout de suite. Mais les coups de déprime sont là quand même et c'est bien d'être rassuré, à six ans, de se sentir entouré.


belle journée à toi, Giulio ; merci de ton commentaire.



marie-claude 06/11/2011 14:17


sacré petit bout va, qui s'aperçoit au coeur de la nuit que manquent ses parents et qui trouve refuge aux bras chauds de personnes qu'il aime, qui savent lui conter l'art d'un "totoche" ...et de sa
carapace ...
amitié .


brigitte giraud 06/11/2011 16:14



L'éprouvé est là.


Belle journée à toi



saravati 03/11/2011 15:07


Quel joli texte et quel enfant charmant débordant d'amour, un peu teinté de peur aussi. Mais peut-on lui en vouloir de souhaiter retrouver ailleurs la chaleur du cocon familial !


brigitte giraud 03/11/2011 23:51



Dans l'inquiétude, forcément !


amitiés à toi



Nathalie Cailloux 03/11/2011 09:38


Sublime, magnifique... tant dans les mots que dans la sensation(surtout) qui fait qu'on se sent pris dans des bras,ton texte c'est du réconfort qu'il offre en ce matin gris,je t'embrasse


brigitte giraud 03/11/2011 23:51



Les bras hé hé ! ce sont les miens ! Je te serre aussi Nathalie, ma p'tite !



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