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18 novembre 2010 4 18 /11 /novembre /2010 19:19

La contradiction en soi, de soi.

La débusquer, les chercher et les savoir.

Savoir  que l'on brasse un ensemble de  questions qui en ouvrent sans arrêt d'autres.

En escalier. En avalanche. En miroir.

058.JPG

Savoir son désordre, (hein Zineb !) et ne pas s'en défaire, 

un ordonnancement qu'on ne pourrait tenir,

et qu'on n'aime pas non plus d'ailleurs,

à croire que ce serait plus simple ?

Vouloir refaire le monde, 

une impossible perfection

puisqu'on ne l'est pas soi-même,

qu'on n'aimerait pas l'être non plus d'ailleurs.

Vouloir la contraction de ses dysfonctions

parce qu'on les verrait mieux,

à la loupe,

pour une décontraction

qu'on n'aimerait pas non plus d'ailleurs.

 

Alors quoi ?

- Tu  contredis toujours la règle, on me disait.

Published by brigitte giraud - dans Mémoire vive
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commentaires

giulio 19/11/2010 17:47


C'est la contradiction qui fait avancer, Brigitte, la sélection naturelle, l'évolution in the struggle for life, la réflexion, le raisonnement, la contestation, la discussion, la civilisation. Pas
le moindre processus synapsoneuronal tant soit peu complexe qui ne se fasse sans qu'une première impulsion ne soit contestée, contredite, ne pouvant donc servir à la prochaine étape sans avoir subi
l'épreuve contradictoire (mise à l'épreuve par impossibilité : 1 ou 0). Ainsi, toute contradiction en nous mêmes a pour but - à condition de ne pas se figer (pathologie) - de nous provoquer et de
provoquer notre amélioration. C'est p. ex. l'adolescence, cet âge où les jeunes prennent le contre-pied de tout, contestent tout, dénigrent éducation et apprentissage, n'en font qu'à leur tête,
l'adolescence donc, processus essentiel dans le devenir adulte et se libérer des dogmes, des acquis et vérités incontestées.
Oui, la contradiction, ses propres contractions, c'est ça, la vie. Alors, passé ce triste "moyen-âge", ce 30-60 ans, où l'on est censé être sérieux, travailler, gérer, baiser, élever ses gosses,
etc., en bon(ne) p(m)ère de famille raisonnable, diplomate et souvent lâche, venu le 3e âge, on retrouve un peu son adolescence et vive la contradiction et les contradictions!
Va, t’as encore un bon bout de chemin avant d’atteindre cette liberté là !


brigitte giraud 19/11/2010 17:59



La contradiction en soi et les paradoxes, je sais qu'ils sotn légions et qu'ils nous fondent, eux sur lesquels on avance, me^me douloureusement, un long questionnement à l'oeuvre, c'est peut-être
ça la définition du vivant.


Belle soirée à toi, Giulio !



marie-claude 19/11/2010 17:45


il est des désordres dans lesquels on retrouve son "ordre" !
amitié .


brigitte giraud 19/11/2010 18:00



Son coin à soi, qu'on nous piquera pas, où on a la paix, oui.  Vive son désordre intime !



Zineb 19/11/2010 11:21


il est terrible, ton texte ! je le trouve drôle d'ailleurs et très vrai. Je t'embrasse


brigitte giraud 19/11/2010 11:25



Je travaille à 'l'avenir..." et je pebnse à toi, parce qu'on s'en sert de tes phrases... Ceci pour les contrastes que tu énonces, tu te souviens ?


Belle journée à toi, bella, je file à Talence.



caro_carito 18/11/2010 21:51


Je me demande si ce n'est pas aussi accepter le mouvant en soi, l'inachevé, le "non-règle" en fait et ses exceptions, son confort et inconfort. Que nous oscillons.


brigitte giraud 18/11/2010 22:09



Oui, tu as raison. Bonne soirée à toi.



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