Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
11 septembre 2010 6 11 /09 /septembre /2010 03:05

100 3793Y es-tu ?

 

 

Contre les loups des déferlantes de tous bords,

on a envie/besoin de se re-trouver, tu as raison.

Se demander : "Mais quel monde me contient et m' abîme ? C'est donc cela, le monde où bat ma vie ?"

Vouloir s'en abstraire, un peu, beaucoup, passionnément, à la folie,

et même, même, (est-ce paradoxal, tout ça !)

pour être,

pour vivre, même "au risque de sa vie".

Et la musique alors étrenne ses forces neuves...

Published by brigitte giraud - dans Entre tiens et miens
commenter cet article
10 septembre 2010 5 10 /09 /septembre /2010 19:01

Je regarde cette femme. ViVANTE. Elle est fatiguée extrêmement. Sa vie pèse une plume d'ange. Son sourire mange toute sa figure.

On pourrait penser qu'elle n'est pas là. Mais non ! elle parle, questionne et se souvient.

Elle raconte un coin de cuisine et sa mère.

Se rappelle sa mère dans l'angle du mur d'une cuisine.

Se souvient de sa peur pour cette mère dépressive.

Se souvient de l'inutilité de sa peau...

Un décor si ordinaire... Un moment si simple.

Une fille et sa mère dans une cuisine, des mots de passage,

et l'éprouvé d'une violence tout à coup. Des mots ternes, anodins, mais porteurs, là, dans ce moment-là, auprès de cet être-là, d'une violence, d'une coupure du lien. 

Le ressenti de la violence imaginaire fait des dégâts.

Le signal du signal de la peur, d'une peur fantasmée, produit toujours de la peur. L'objet de la peur demeure dans l'imaginaire, mais il n'empêche qu'on aura quand même peur.

A un autre moment, sous un autre éclairage, tout aurait été différent. Les mêmes mots, mais pas le même éprouvé de ces mots.

Elle est là, près de moi. Elle sait bien tout ça. Elle sait qu'elle veut vivre. Elle veut grandir. Elle a toujours dix-sept ans, dans la cuisine, avec sa mère.

La mère n'a commis aucune faute. Le sentiment de culpabilité de la fille a empêché la vie de se déplier en elle.

Elle a dix-sept ans toujours et depuis vingt ans, elle est dans une cuisine, sous le regard de sa mère.

Une tristesse par-dessus tout.

Elle dit ça, une tristesse par-dessus tout.

Je regarde cette jeune femme de trente-sept ans.

Elle est belle. Elle est maigre.Extrêmement.

Elle dit qu'elle veut vivre, par-dessus tout, (elle touche son ventre),

là où se tient le plus fort de la vie.

 

 

Published by brigitte giraud - dans Mémoire vive
commenter cet article
9 septembre 2010 4 09 /09 /septembre /2010 20:48

4627806812_80119a7453.jpg

 

Le banc est une assise esthétique. Il attend entre ses arbres. Prêt à tout entendre.

Ils sont là pour la rencontre,

là où la vie improvise une drôle de transparence,

un dévoilement de toutes les lumières, 

la pluie peut bien en boursoufler la lazure.

 

Je me souviens de ceux de Sète, où d'invisibles amoureux, éperdument, s'y embrasssent.

Je me souviens de celui de l'horizon, une pierre de guingois,

toujours à la même place,

devant une maison carré

et un buisson de lavande où tournaient des abeilles.

 

Puis je me souviens d'un autre,

dont le bois se  souvient.

Qui attend.

 

 

...Et un air de Duduk, emplit tout l'espace.

Un instrument qui pleure, je te dis.

 

9 septembre 2010 4 09 /09 /septembre /2010 01:14

 

 

Ce pourrait être à la Chartreuse à Bordeaux.

Parce que les parcours finissent dans ces lieux, dans un abri de béton, où résonnent encore des voix chères.

L'amour, le corps, la mort,

liés infiniment avec ce que cela suppose d'incommunicable parfois.

A sa manière, Marguerite Duras n'aura jamais écrit que sur l'amour,

"le corps mort de l'amour", l'irréconciliable, la séparation,

le désir, la passion,

son immensité et sa douleur.

"Une souffrance indolore", disait-elle.

Des mots pas forcément bavards, mais qui vont vers l'essentiel,

et la nuit.

 

Allez savoir pourquoi ce soir, 09/ 09/ 10, je pense à elle !

8 septembre 2010 3 08 /09 /septembre /2010 01:06

 

 

 

C'était aujourd'hui. Ou hier.

Nous verrons bien demain.

Published by brigitte giraud - dans Vidéos
commenter cet article
6 septembre 2010 1 06 /09 /septembre /2010 08:00

 Défi n° 37, pour "les Croqueurs de mots"

 

! , ? :  ( ) . ; "..."

Prenez-en un, deux ou tous !

Parlez d'eux ou faites-les parler, en vers, en rime ou en prose, peu importe.

Ces signes articulent tous nos écrits, ils méritent bien qu'on joue un peu avec eux, non ?

 

 

Attention !!! Point ne souhaite m'exclamer pour me faire plaisir ou m'enliser dans des dérélictions !

J'ai été mise entre parenthèses assez longtemps, alors à présent je veux vivre, moi.

C'est la langue qui veut ça, non ?

Je me suis posée des questionnements infinis sur la pauvreté de ma condition, sur l'élitisme que je portais en moi, alors que je voulais être proche du peuple.

"Le langage pour tous !" Tel était mon credo !

Mais c'est à l'arraché ou à la tronçonneuse qu'on croit devoir aborder le problème.

Bouh ! Quelle folie ! Qui ne donnera jamais que des fruits blets à coups de règles sur la grammaire des mots. Parce que la différence de syntaxes ne se décrêtent pas un matin. C'est un travail de tous les jours, et tous les matins du monde prouveront toujours la beauté des choses.

Moi qui vous aide à parler et vous parlant, moi, la langue, tournée et retournée, depuis des siècles de mots, épaissie de noblesse, enrichie des prouesses prosatrices et de signes, je me garde debout quand je suis battue froid !

Bah ! Je sais bien qu'un leurre énorme fait, jour à jour son chemin de sape : sous prétexte de modernité, l'exigence langagière serait "has been", obsolète, caduque, une vieillerie surranée aux odeurs de moisi... et on rangerait aux placards les signes en coin de la phrase et des mots. 

On voudrait ça ?

Le croiras-tu, toi, "Croqueur de mots", craquant sous ma dentelle ?

 

 

 

 

4 septembre 2010 6 04 /09 /septembre /2010 11:35

3656954652_5a01773e7a.jpg

 

 

Je me souviens avoir participé à un colloque en 2003, où j'avais parlé de Georges Perec.

"W ou le souvenir d'enfance"  est un livre fabuleux sur l'écriture.

 

Qu'est-ce que c'est que l'acte d'écriture ?

Pour chacun autre, différent, miroir déformant ou non de la vie, de sa vie, de l'histoire de son existence et... parfois, elle en devient indissociable.

Alors, on pourrait croire qu'on naît en la portant en soi,quand on déplie, plus tard, la carte intime de ce qui a construit son identité. Sa vraie identité, celle qui interroge l'être toute sa vie sans doute.

Revenons sur le parcours de Perec. Il est né en 1936, de deux parents immigrés polonais. La guerre éclate. Son père y meurt dès l'année 1940. Sa mère sait le danger pour elle. Elle envoie alors son fils de 4 ans chez des gens qui le garderont, peu avant sa déportation à Auschwitz d'où elle ne reviendra pas. Comme elle n'est pas française, elle n'aura pas droit à la mention "Mort pour la France". Les deux parents de Georges Perec n'auront pas laissé de trace sur la terre, aucune sépulture n'accueillera leur mémoire.

Georges Perec a, d'eux, un souvenir extrêmement ténu. Celui de leur disparition, informe, prend en lui toute la place.

Il se constituera une famille : ce sera celle des écrivains.

La lecture le sauvera.

L'écriture aussi.

 

"Leur souvenir est mort à l'écriture.

L'écriture est le souvenir de leur mort

et l'affirmation de ma vie."

4 septembre 2010 6 04 /09 /septembre /2010 00:53

Un chemin de vie,

de ma vie, de nos vies...

Oui, tu as raison. On se rejoint encore.

 

Pour tous les êtres sur cette terre, il s'agit de prouver son existence,

du neuf, toujours, pour son unicité.

Voilà, on se dit : "Je suis, moi, une et indivisible, je vis, je bouge, et même, il ne m'a jamais plu d'être habillée d'un avenir préfiguré, de contraintes qui ne demandaient pas mon avis, surveillée par  un allumeur de réverbères qui faisait parfaitement son  boulot d'allumeur de réverbères, avec pour tout credo : La consigne, c'est la consigne ! "

La loi m'assomme, me fatigue, me rompt. Je hais la Loi, avec sa grande aîle majuscule, quand elle casse et assujettit les êtres. 

J'ai peut-être encore trop de jeunesse en moi, qui sait ? A m'insurger contre des moulins écroulés. 

Alors, je ne peux que souscrire à ce que tu dis, ce "vouloir s'emparer de la vie". Maintenant et tout de suite. Parce que "l'avenir dure longtemps", quand la balle des jours a perdu ses rebonds ...

Tout ce présent qu'il convient de prendre...

...mais il est des moments où je ne peux aller plus vite, aller plus loin... Comment dire cela sans banaliser la pensée ?

Voilà, Camus me fait signe, il parlera à ma place.

" Parfois, tout ce qu'on propose est de décharger l'homme du poids de sa propre vie. Et devant le vol lourd des grands oiseaux dans le ciel de Djamila, c'est justement un certain poids de vie que je réclame. Le reste ne m'appartient plus."

 

On ne sait plus bien l'aiguille sur la balance,

quand on sait ce que pèse la vie,

dans ce peu.

 

On s'en revient pourtant,

 une folie à la renverse. 

 

Et le monde plein les mains.

 


 

 

 

 

3 septembre 2010 5 03 /09 /septembre /2010 20:09

 

 

Un chemin jusqu'à Paris...

C'est que Paris a des fiertés cette année,

et tellement de coeur dans son supplément d'âme que,

selon l'éclairage des lampes,

elle pèse mille et une plumes d'ange

ou mille et une tonnes de cailloux.

Alors, puisque les mots ont leurs lourdeurs et leurs légèretés,

nous sommes allés du côté de la Bibliothèque Nationale de France,

forcément par là, vers les livres !

Les mots, vous savez bien...

vous savez bien qu'ils parlent plusieurs langues...

Published by brigitte giraud - dans Vidéos
commenter cet article
3 septembre 2010 5 03 /09 /septembre /2010 04:16

 

gg

 Parfois on croit voir la mer et ce n'est pas vrai.

J'étais trop enlisée dans mon sable émouvant,

aveugle de mes oreilles,

sourde de tous mes yeux.

 

Non, pas vu grand chose de la marée montante, des plis du ciel, de la pâtine de la place où une enfant nous a regardés avec insistance.

Dis, que pense une enfant,

dans sa gravité immobile,

en cette fin d'été qui s'époumonne ?    

Parfois, on croit voir la mer et ce n'est pas vrai...

Seulement une image qui bouge,

une inquiétude filée de vent,

et cet oeil amarré aux contours d'un visage.

 

Published by brigitte giraud - dans Mémoire vive
commenter cet article

Présentation

  • : Le blog de Brigitte Giraud
  • Le blog de Brigitte Giraud
  • : Donner mon regard sur le monde, ce qui me réjouit en cela que c'est la seule chose possible de faire.
  • Contact

Recherche