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23 août 2010 1 23 /08 /août /2010 00:00

Pour les Croqueurs de mots le défi de Zineb est le suivant :

Ecrire un dialogue de théâtre, à deux personnes, sur...rien.

 

- Il est un peu poseur, tu ne trouves pas, toi ? Surtout qu'il n'est pas bien épais avec ça !

- Il se plaint toujours.

- Du plan ?

- Ben, oui, du plan. Il se plaint du plan, sans cesse, sans cesse. Ah, c'est fatigant, à la fin !

- Surtout qu'il est social, le plan. On n'a pas idée de s'en faire à ce point-là !

- Des idées ?

- Hé oui, parce que c'est pas Monsieur Tout le monde qui a des idées. Lui, il se prend pour ce Monsieur-là, le bien nommé Tout le monde... Je t'en ficherais, moi, des folies des grandeurs, quand on reste au ras des pâquerettes. Ferais geindre dans les chaumières, lui. Je l'entends déjà pleurer des rivières...

- La Margot ?

- Qui sait celle-là ? Elle fait partie du plan, elle aussi ?

- Peux pas te dire, je ne la connais pas, c'est...tu sais...dans la chanson... avec le chat... celle au corsage tout dégrafé, tu sais...la gougoutte...

- La gougoutte ? Ben, forcément. Si elle se met toute nue dans les courants d'air, faut pas qu'elle se plaigne, elle non plus ! Tiens tu vois, ce que tu me dis, ça m'étonne à peine : il a fallu qu'il s'en trouve une à son image, une qui se plaint pour un rien qu'elle a bien cherché toute seule. Evidémment qu'elle va le choper le rhume, dépoitraillée qu'elle est comme tu dis ! Ca dure depuis longtemps leur histoire à lui et à cette Margot, puisque toi tu la connais ?

- Ben, non...enfin...Chacun fait ce qu'il lui chante, non. S'il l'aime bien, cette chanson, c'est son affaire, non ?

- Alors qu'il arrête de tout mettre sur le dos de la société. Elle a bon dos, la société, mais si tu crois que c'est facile... T'as pas dit, toi-même qu'il n'était pas épais. Mais Môsieur prend des poses, il se donne des airs...

- C'est à cause de la Margot et du chat. Pour sûr qu'il a eu faim le chat, alors forcément...

- C'est pas une raison pour se plaindre du plan social...

- ...D'autant que c'est social...

- D'autant que c'est !

- Social, le plan. Et il se plaint....

 

21 août 2010 6 21 /08 /août /2010 10:18

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Une tension depuis la veille.

Un courant qui court,

le ciment du trottoir devant D. Shock,

à l'attendre,

mes yeux sont des loupes.

La place des Vosges dans son entier.  

Terrible comme c'est rassurant une fontaine !

Sous les arcades, elle... ! Est là.

Un banc pour conduire nos mots suspendus dans la fumée de nos cigarettes. rr

Nos cils la retiennent et on pourrait y voir trouble quelquefois.

Rimbaud tire ses élastiques et son raphia, ses rubans, ses fils, une bohème en funambule...

20 août 2010

16h45

 

 

 

20 août 2010 5 20 /08 /août /2010 11:39

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Les lieux en juxtaposition des êtres...

D'abord, de grands calques sur des visages, où la transparence est altérée.

Il pleut parfois.

Sur la vitre de la réalité, de longues gouttes glissent à la verticale tordue,

la perspective des places en est toute déviée, tu vois.

On croit alors ne pas se souvenir à  enfouir loin en soi une lumière.

Il suffit de quelques mots pour que reviennent des images.

Celles d'une place,

le dessin d'un corps qui bouge,

quelque chose qui tremble.

Peut-être sommes-nous là pour attendre toujours quelque part ?

Un errant de soi-même,

et puis d'une autre,

d'un autre

qu'on ne quittera plus.

La botte de foin, un jour, sera épuisée de son aiguille.

Place des Vosges...

"- Tiens, il y aune fontaine ?

- Les places en ont toujours à s'en crever les yeux, pour un jour les reconnaître."

19 août 2010 4 19 /08 /août /2010 17:59

Forcément, on se rencontre un jour, un moment, ou tout le temps, sans le savoir.

Quand à se rencontrer soi-même, c'est une autre affaire... Même devant la glace, obsédante et maligne, je ne me rencontre pas toujours. C'est-à-dire que je pense mon image. Toute préoccupée de ce qui est assurément vain, mais... La représentation de soi, la méfiance de soi, la négation de soi etc... ont de beaux jours devant elles. Et devant moi.

Mais quoi, je ne suis pas à part... (En aparté seulement !) Combien sommes-nous, conquérants sans gloire de sa petite montagne, Narcisses écroulés dans leur flaque d'eau, Ondines noyées dans des voiles effilochés et plein d'accros ? On se bile pour que dalle. Que dalle ? C'est pas mal...

C'est là que se tient la différence entre le petit enfant et l'adulte, peut-être. Le petit enfant ne se pense pas au monde. Il est là, de toute éternité, sans durée. Il est l'éponge qui boit la mer, qui la tête, un corps qui bat sans cette "conscience d'être". L'existentialisme n'est pas un concept pour moi-paris.JPGlui. Il est existant, baigné d'existence, éponge fragile

Puis à vrai dire, au diable, les petiots !

Miroir, ô miroir, dis, suis-je  là, à Paris la magnétique, où tu vois ?

Et toi, y es-tu ?

 

Published by brigitte giraud - dans Entre tiens et miens
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18 août 2010 3 18 /08 /août /2010 22:58

300404538_9c3a18bcfc.jpgPour les Croqueurs de mots en poésie, le thème poétique est "La peau".

En exergue, je voudrais mettre la phrase de Nietzsche, qui réapparaissait à l'envi chez les deux amis qu'étaient René Char et Albert Camus :

"J'ai toujours mis dans mes écrits toute ma vie et toute ma personne. J'ignore ce que peuvent être des problèmes purement intellectuels."12764900_cc7ee96622.jpg

 

 

A l'incandescence,

à la foudre,

je jette un autre feu,

une pureté de grains d'épis,

des beautés

au coin de la scène,

sur cour,

une fraîcheur liquide...

ou une peau

magnétique.

18 août 2010 3 18 /08 /août /2010 19:58

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Le musée de la cinémathèque était fermé !

...Mais la Bibliothèque nationale de France, site François Mitterrand, BnF, nous a accueillis.

Un lieu prodigieux dédié aux livres et aux arbres.

Il vaudra bien une vidéo bientôt.

 

18 août 2010 3 18 /08 /août /2010 17:55
Rimbaud ! Bien sûr Rimbaud.
Merci à toi Sylvaine de m'envoyer cette vidéo et ce bateau ivre, de longue mémoire. De longue mémoire...
Mon Dieu, que c'est beau, hein ?
17 août 2010 2 17 /08 /août /2010 20:11

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Le musée de la cinémathèque...

Ca a l'air très beau dans ses formes et ses lignes. 

Forcément on reconnaît la patte de l'architecte qui a aussi pensé le Guggenheim de Bilbao, Franck O. Gehry.

 

L'histoire du cinéma et les collections fabuleuses de la cinémathèque valent bien cette magie et ce débordement de l'imaginaire. 

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En attendant, Rimbaud dort "comme une étoile au fond d'un trou".

17 août 2010 2 17 /08 /août /2010 00:00

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Avant de partir (prendre un train plutôt qu'un tram), j'imagine ces longs rubans de ferraille qu'on appelle "chemins de fer",  posés en araignée sur la carte de France.

"Chemin de fer", j'aime bien ces mots-là, très imagés, conviant d'autres images encore.

Un diaporama de paysages à travers la vitre, Paris au bout du film.

Une circulation des voies à plusieurs entrées et sorties, un écran dans les gares, des heures inscrites au tableau des arrivées et des départs,  trouver sa ligne noire sur blanc, "ici" et "là-bas", Bordeaux/Paris, des noms reliés par un imaginaire apprivoisé, qui sonnent juste à l'oreille, font  qu'une unité : la désignation d'un voyage tenu par  un seul mot, qui dit plus long que le bras du transbordeur, près de Rochefort.

Le quai d'une rive de gare

donnant sur le quai d'une autre rive

d'une autre gare.

 

Et toute la géographie des routes dans les yeux.

Published by brigitte giraud - dans Intimité
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16 août 2010 1 16 /08 /août /2010 15:40

 


 
 
 

  "Quelque part, madame..." 15 aout 2010 Les Gitans
envoyé par Quani. - L'info internationale vidéo.

Il pleuvait par grandes claques, ce 15 août.
A croire que le ciel était en colère.
Y a-t-il encore une place, quelque part, pour les Gens du voyage ?




Published by brigitte giraud - dans Vidéos
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