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25 juillet 2010 7 25 /07 /juillet /2010 17:49

Une proximité. P2080D815M

Un contre -les-montres, 

savoir que cinq minutes seulement séparent et pas une de plus.

Des rues où nous sommes au hasard de nos ombres, 

en contrepoint de la rumeur,

en chinoiseries sur les murs, noir sur blanc,

dessinés de nos fusains sur la pierre blonde.

La mer, de loin, peut bien, elle, nous regarder

comme on se la garde,

notre sac fourré (tu le fourras !) de ses limons, de ses marées ébrieuses,

un soleil éclaté sur le sable.

 

  

Vous connaissez Louis-Renan Choisy. Je l'ai découvert il y a trois jours et ça me plaît bien !

Published by brigitte giraud - dans Intimité
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25 juillet 2010 7 25 /07 /juillet /2010 14:10

Avec Corinne, http://petitriendecorinne.over-blog.com

une idée d'échange, une conversation entre elle et moi, ouverte pour les commentaires. Des à propos de rien et de tout. Le Tout venant de nos petits riens. Des petits riens, vous savez, qui parfois changent Tout.  Un cadeau de la vie, une blessure de la vie. Des écorchures en positif ou en négatif. Ce qui arrive parce qu'on est vivantes, et vulnérables.

"FUNAMBULE", cette rubrique.

"Funambule" c'est son nom, et ça nous va bien, oui, à elle et moi.

Une puissance de vie et une contre puissance.

Une force en soi contre un effondrement.

Une création de soi retournée parfois à la manière d'un gant.

Un bonheur des mots et de leurs échos, vaille que vaille !

 

 

24 juillet 2010 6 24 /07 /juillet /2010 02:54

100 3793Tu me dis, (je synthétise ton propos), que les mots ne sont jamais totalement en isolement, en cela qu'ils le seraient toujours. 

Oui, je suis d'accord avec toi, Zineb. "Un titre sur un livre, c'est la promesse d'un malentendu". Ah, j'ai souri à lire ça, tellement j'y ai trouvé de la pertinence et de la justesse.

 J'ai déjà cité cette phrase de Marguerite Yourcenar :

"Penser comme tout le monde n'est jamais une recommandation : ce n'est pas toujours un excuse. A chaque époque, il est des gens qui ne pensent pas comme tout le monde, c'est-à-dire qu'ils ne pensent pas comme ceux qui ne pensent pas." 

 

Voilà. Ce serait, tu vas dire, me faire bien des éloges, mais, la prenant pour moi, je tiens aussi cette phrase pour toi et pour tous ceux qui essaient de faire un peu de pensée à l'oeuvre. Couper les cheveux en quatre alors ? Oui, c'est peut-être aussi ça mais le pinaillage me plaît, à l'ombre d'une virgule, au carrefour de la syntaxe et de la sémantique, dans le "point de vue" à échanger, comme une conversation de nuit avec un acuité renforcée par l'urgence du jour à venir. 

Dès lors, nos mots ne sont plus seuls.

Mais prendre le risque de la méprise, c'est être dans une bonne disposition du lecteur/auteur de mots et dans la peur de ne pas puiser son compte. Cela n'est pas important dans les faits, mais par extension, cette peur de ne pas "trouver son compte" est celle de ne pas se trouver, donc celle de sa solitude, de sa pauvreté, de son incompréhension... celle d'inexister.

Cela dit, sans toutefois considérer que l'expérience de sa solitude, de sa pauvreté, de son incompréhension, et des bonnes ou mauvaises réponses qu'on y apporte, peut être la preuve irréfutable de son existence. 

Bref nous sommes des funambules, tu ne crois pas ?

Je voulais mettre une musique :

Louis-Renan Choisy, "un funambule", et je n'y suis pas parvenue...

 

 

 

 

Published by brigitte giraud - dans Intimité
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23 juillet 2010 5 23 /07 /juillet /2010 21:38

Tous ces liens qui agencent leurs croisements.

Des êtres revenus d'hier, et c'est aujourd'hui encore.

Une fête (d'ailleurs c'est la mienne aujourd'hui !) dans la voix et les yeux, sur le fil du téléphone et les points pixels de mon écran. 100 4156

Un mail où, quand même, passent la voix et les yeux.

Parce que c'est hier et aujourd'hui encore.

Que je me sens d'un voisinage, d' un coin de plage, un recoin suffisant pour m'y contenir toute.

Une commémoration de la vie en train de se vivre ? Une échappée qu'on ne peut pas saisir et qui déborde. Qui nous déborde.

On boit un peu trop. On se dégrise mine sans avoir à faire bonne figure.

On se laisse faire par une voix et des yeux.

A la revoyure, "entre les persiennes du temps"...

Je t'appelle et une tension lâche, tombe au fond des veines...

L'engourdissement est un oiseau envolé qui hurle en plein ciel. Une criaillerie qui souffle le chaud au bout du téléphone et des pixels bleus/écran noir.

 

 

Published by brigitte giraud - dans Intimité
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21 juillet 2010 3 21 /07 /juillet /2010 15:22

100 3813-1Des mots qui ne seraient plus esseulés. Qui ne seraient plus seuls au monde.

Je ne sais pas trop ce que cela veut dire.

Parfois, je me dis que mes mots le sont forcément et je ne sais pas pourquoi.

Je trouve peut-être une beauté à le penser.

Me dire qu'ils sont des barques sur la mer, qu'ils flottent au mal gré des vagues et du soleil, qu'on les voie et les entend à peine.

 

Que pourtant ils sont là.

 Abandonnés et s'abandonnant dans cet abandon.

Chose étrange !

Je ne voudrais pas compliquer pas les choses au hasard et par hasard. Ne crois pas ça, surtout. 

Est-ce que, par toi, ils seront des phares sur l'océan ? Les tiens le sont déjà.

 

Published by brigitte giraud - dans Entre tiens et miens
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21 juillet 2010 3 21 /07 /juillet /2010 13:15

"Entre tiens et miens".

 

Nouvelle rubrique, en chantier. Sortons les cônes orange.

L'architecte a été oublié, mais ce n'est pas grave. Nous, avec Zineb, on improvise, on navigue à vue et on n'a pas de niveau. Horizontaux, verticaux ou obliques, les murs tiendront, oui, parce qu'on est deux et qu'on va s'amuser, dans cette rubrique, avec les tiens, avec les miens.

Chouette !

 

 

Alors, vous suivrez notre conversation, pas à pas, et au fil de notre eau.

Un bon courant, alternatif et continu.

Published by brigitte giraud - dans Entre tiens et miens
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20 juillet 2010 2 20 /07 /juillet /2010 14:56
Juillet 2010.
La base sous-marine à Bordeaux, la plage de Claouey et d'Andernos.
J'ai ma caméra. Je filme.

L'ambassade de France, Calcutta, l'Océan Indien.
Des ombres pour la mendiante morte.
Et puis le désir. Et puis l'amour.
Sur les voix de Marguerite Duras et de Jeanne Moreau, le Navire Night remonte le courant d'India Song.

Une mélancolie par-dessus tout. 

 

 

 

Published by brigitte giraud - dans Vidéos
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19 juillet 2010 1 19 /07 /juillet /2010 21:42

Copie--3--de-CC.jpg

Vidéo !

Des visions.

Des visages.

Des figures aussi, pour faire écho au disque de Cantat.

L'inconnu alors.

Des images à écrire, qu'on ne sait pas  lire par avance.

 

Une ambiance va s'échapper. Un sens peut-être, que je ne cherche pas, forcément.

Mais quelques notes. Une voix. Ou bien deux. Qui se répondraient.

Je me souviens de ce film. Je me demande plutôt si je me souviens de ce film : "L'année dernière à Marienbad". Alain Resnais. 1961. Delphine Seyrig.

J'en garde des images. Une voix. Deux. Qui se parlent. Est-ce qu'elles se parlent d'ailleurs ? Est-ce que la femme et l'homme, sur le perron de l'hôtel, sont des figures rêvées qui rêvent qu'elles rêvent ?

Je garde en moi une intonation singulière de silence et de vent se cognant aux tapis, aux fenêtres, et aux pas d'une valse lente.

Je me souviens de tout. Je me souviens de rien. 

Parfois ça veut dire la même chose. 

Alors bientôt vous verrez ma vidéo !

 

Published by brigitte giraud - dans Mémoire vive
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18 juillet 2010 7 18 /07 /juillet /2010 16:10

"Qui peut dire qu'il ne boîtera pas dans peu de temps,

que ses hanches ne se déboîteront pas demain,

que ses mains ne se tordront pas dimanche."

 

Je ne sais plus qui a écrit cette phrase.

Dans quel livre.

Mais je la malaxe souvent.

Depuis longtemps.

Pour savoir, mieux savoir, ne pas oublier peut-être

que ce que je tiens est précieux,

quand le pire est certain, toujours. artist_dupont.jpg

"Un coup de dés, jamais, n'abolira le hasard".

Oui, ça c'est Mallarmé. Et je me suis pris aux cheveux sur cette phrase... Pas vous ?

Je la comprends ainsi, à la tordre dans tous les sens,  à la déboîter sous la langue, à en saisir ceci que dans le vertige de l'existence, chacun est toujours perdant...

Et, en quelque point de la terre où que l'on se trouve, l'orage s'arrache 9782070736492.jpgà soi-même,

l'orage peut s'arracher de soi,

qu'alors toute pensée est un basculement et un brasier,

un effondrement que l'on croit tenir.

 

Pour savoir l'air et le vent, mieux savoir,

ne pas oublier peut-être.

 

Mon souffle, là, en quoi diffère-t-il de celui de l'agonisant ?

 

 

17 juillet 2010 6 17 /07 /juillet /2010 14:43

Une maison a b001-copie-1.JPGrûlé. La terre garde ses traces, cette blessure de feu et de cendre.

Les restes d'un livre, ici et là.

Des mots imprimés sur des pages ont résisté à l'incendie.

Là encore, au nom de tous les autres.

Pour tous les autres.

004.JPG

 

 

 

Faire, avec ces fragments,

la fin d'une histoire,

ou le début d'une autre.

 

003-copie-1.JPG

 

"Il n'y a rien à voir...

De ton corps à ton âme... En train de penser, quoi ?

Ton corps abandonné, en décalage de ...

...Enfin,  je me disais que le choc

serait un refuge de ta terre mourante...

Tu faisais signe que oui, de la tête."

Published by brigitte giraud - dans Mémoire vive
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