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26 octobre 2013 6 26 /10 /octobre /2013 23:50

S'asseoir par terre. Se rouler par terre.

S'étendre, s'étirer, se mettre à plat ventre.

Se lever et courir. Se courir après.

S'attraper par les jambes, se renverser.

Se faire tomber en morceaux de verre. Attention fragile !

Se faire du coude, s'accouder à.

Pencher, se pencher, s'incliner,

se pendre ailleurs, se reprendre, s'attendre.

Se couper, se clouer,

se découper, se poser de traviole.

Je me demande si on ne ferait pas mieux

de poser de la moquette.

25 octobre 2013 5 25 /10 /octobre /2013 22:16

Les mots bleus rue Poquelin Molière, à l'angle de la rue de Ruat. Piétonne.

C'est un bar, un café, un...

Non, ce n'est ni un bar ni un café.

C'est un endroit où... Un endroit !

Voilà c'est un endroit.

Un endroit avec un envers, forcément.

Dehors. les mots bleus

Décor dehors, 

hors champ et voix.

 

La marche d'une porte,

parfois ça fait comme un banc.

 

 

 

 

 

Comment dire ce qui pousse sous les mots dans l'ombre de la voix ?

 

 

 

 

LES-MOTS-BLEUS-3.jpg

 

 

 

 Cette fois-ci, aux Mots bleus, je n'ai pas acheté de livres.

 


Published by brigitte giraud - dans Mémoire vive
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18 octobre 2013 5 18 /10 /octobre /2013 13:09

 

Le chemin nous conduit

et on ne sait pas où.

 

 

 

 

Published by brigitte giraud - dans Vidéos
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18 octobre 2013 5 18 /10 /octobre /2013 10:43

Un jour, le long d'un couloir, elle a croisé cette femme

oiseau ou papillon noir, et

un fatras dans la tête, une fatigue aux yeux,

une harmonie plaisante du corps pourtant, tout de guingois,

sinon qu'il était très visible

cet héroïsme à vivre à sa manière,

manière, manière

"des manières", disait l'autre !

de tenir un bout de sa terre

ou de lino.

 

Comment faire sortir la colère tournée à l'intérieur,

un lait rougi à la peine au milieu d'une cible ?

Published by brigitte giraud - dans Mémoire vive
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17 octobre 2013 4 17 /10 /octobre /2013 12:27

C'est moche. On s'indigne quand c'est moche. Contre la violence, d'où qu'elle vienne. La petite sortie du bus et les moyens utilisés pour la sale besogne... Mais quoi ? Au-delà de "la façon", il y a cette réalité qui donne froid : l'expulsion brutale qui dit "de toi, on ne veut pas !" Expulser dans la douceur ? Il n'y a pas de douceur dans le rejet. Le respect de la loi est une affaire d'hommes de main à tout faire, même le pire. On l'a toujours su.

  Extreme-tension-Louise-Bourgeois

 

 

J'ai gardé ce texte, traduit de l'albanais et écrit par Valdet, au Centre D'accueil des Demandeurs D'asile. Quand je relis son texte, je revois cette femme magnifique, digne et apeurée. Elle écrit pour ses enfants.

 

"Ma malédiction

Je te maudis avec mon esprit et mon coeur

toi, celui qui ne m'as pas laissée tranquille,

celui qui m'a détestée,

et toi, celui qui as fait obstacle à ma vie.

S'il y a des médecins ici,

qu'ils précisent mon mal,

qu'ils me soignent,

qu'ils m'arrachent mon angoisse.

Pour que je sois heureuse seulement une fois dans ma vie.

S'il vous plait, laissez-moi tranquille !

Laissez-moi en paix !

Pour que je puisse vivre ma vie.

J'aime mieux la vérité, seulement la vérité.

Et si je meurs.... La vie est comme ça quand même...

Je ne peux pas la changer.

Je fais un pacte avec l'avenir pour supporter ma douleur.

Vous comprendrez plus tard cette vérité

que les conquérants s'accaparent tout du monde.

Sur le chemin de la vie, Albion, Léon ! Vous, je vous attends.

Là, vous me trouverez,

même si je me meurs." 

   

 

  

 
   
 
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14 octobre 2013 1 14 /10 /octobre /2013 20:11
Pour Sarah

 

                                 Seul l'amour fissure la solitude

                    où il ne reste qu'un chagrin d'arbre au creux du jour.

 

 

 

 

 

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12 octobre 2013 6 12 /10 /octobre /2013 14:03

 J'ai besoin de vous, j'ai besoin de toi !

Oui. N'en déplaise à Schopenhauer qui voulait se retirer de la foule humaine pour mieux l'observer s'agiter,
n'en déplaise à Céline, l'atrabilaire si peu amoureux du monde des hommes, n'en déplaise à Cioran qui réglait un sort de combat à l'existence,
moi, (n'en déplaise à moi-même !) j'ai besoin des autres.

J'ai beau de défendre des discours qui m'importent si peu, moquer ces mots vains entendus qui ont blessé mon coeur, me gausser des bêtises avec lesquelles il faut quand même cheminer...  j'ai besoin des autres.

Dire mille fois que ce qui existe est ce qui réside dans le clapotis de la pensée...
Donc dans quelques clés que j'essaie d'utiliser pour ouvrir des portillons qui donneraient sur des soupiraux, donnant sur des jalousies, donnant sur des meurtrières, donnant sur une arrière-cour ouverte sur l'océan, des vagues à n'en plus finir, un remous fabuleux de rouleaux liquides et mousseux, des algues ou, c'est pareil, des idées tirées du fin fond de ma plage instable.

A moi, l'eau de mon sang lavée ravinant mes troncs d'arbres pas morts.
Pourtant quoi ?

J'ai besoin des autres.
De leur vie, de leurs veines, de leur intelligence, de leur fragilité, de leur humanité, de leurs bonheurs et... même, même de leurs trouilles bleues.

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7 octobre 2013 1 07 /10 /octobre /2013 13:23

 

 

Et cet acharnement à vivre grabat à terre comme dit, la monstruosité dite sans ciller la certitude à la bouche une cigarette passée.

Comment c'était possible d'ouvrir, les yeux pas la tête, grabat tombé, son mat, tranchant impeccable, à regarder ailleurs, la pluie, une fleur, une croix, un bout de feuille, ce qui traîne, y'a le choix.

 

 

DSCF2066

 

 

 

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4 octobre 2013 5 04 /10 /octobre /2013 12:58

bellan 013(1)

                                             Monotype | Claude Bellan

 

 

 

Ils se sont endormis, immobiles dans leur beauté siamoise. Ils se respirent. De longs soupirs les abouchent, dernière arcane du plaisir des corps qui se sont pris, ne se lâchent pas, ne veulent pas se défaire, raccord de la chair qui boit au calice un autre souffle.

Ils restent là, fragiles dans leur coque de fer et de vapeur, isolés et ignorants  de tout, jetés dans leur abîme. Le silence les contemple. Sur le toit de la bagnole, un bruit de feuilles froissées.

Alors, ils ouvrent les yeux, se réclament encore et encore, tout en adoration et plongent plus loin dans une marée.

 


3 octobre 2013 4 03 /10 /octobre /2013 15:41
 

Elle ne pensait pas qu'il la voyait ainsi qu'elle pensait qu'elle ne se voyait pas, se voyant elle-même le penser dans d'étranges visions, sans nécessairement l'évidence d'une pensée claire, mais pensée quand même qui appelait une sorte de perception mal définie comme il en est d'un état, fragile ...

 

 

1-octobre-2016.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le langage est nécessairement "récursif", (je découvre ce mot-là) :  il se prolonge à l'infini, dans ses articulations infinies. Il s'appelle lui-même, se construit par lui-même, s'évoque de lui-même. 

La pensée chemine et, collée aux émotions, s'accouple à la langue, la déplie longtemps, l'enfle et l'agrandit.

Tout commence toujours. 

 

 

 

 

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