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28 septembre 2013 6 28 /09 /septembre /2013 20:34

 

 

Le soleil c'est bien pour l'aveuglement,

pour les couleurs qu'on voit quand on ferme les yeux et que ça pique.

 

Il pleut ce soir.

Les nuages sont contents de crever d'amour.

 

 

 

 

 

 

 

Published by brigitte giraud - dans Mémoire vive
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24 septembre 2013 2 24 /09 /septembre /2013 20:01

Déjeuner en paix. Période mode silence.  ...

 

 

Mais non, ça ne tient pas, pas longtemps !   Comment être sourd au monde quand la violence des hommes  devient de plus en plus folle ?

On en a juste assez de l'entendre, le bourdon du boucan.  les-depossedes-e.jpg

J'ai repris Les dépossédés de Robert Mc Liam Wilson. Immense livre témoin du désespoir social. Je le referme.

La marée de la catastrophe humaine a pris un sérieux coup de manivelle.

"L'enfer c'est la porte à côté,

à un jet de pierres de chez moi."

21 septembre 2013 6 21 /09 /septembre /2013 13:02

 

Raconter  cette affaire d'affiches. Qui sont encore là, enfin quelques-unes...

La poésie vivante, quoi !

 

 

 

C'était le 29 août dernier. Claire a filmé. Merci à elle.

 

20 septembre 2013 5 20 /09 /septembre /2013 19:07
 

Ma peau délirée

"Qu'est-ce que c'est cette dinguerie ?"

 

Est-ce que le feu garde la brûlure

des mots sur la peau,

suturés par un point ?

Tu me donnes à goûter  la chair de la langue,

un papillon flambé qui veille les remparts d'un vieux monde 

qui recommence.

Une musique entre dans mes yeux.

Je ne retiens pas le paysage,

ni le désir de ce qui monte encore

quand on tremble de s'endormir.

Papillon-9-septembre-2013-001.JPG

16 septembre 2013 1 16 /09 /septembre /2013 01:54

 

Les gestes sont suspendus, très lents. Le paysage est presque figé. Pourtant il pleut, pourtant les grues bougent, pourtant des voitures passent, pourtant la vie

Seul compte la voix, une ou bien deux, on ne sait pas dire.

Les mots se bousculent, se basculent, se renversent, penchent, se juxtaposent, se posent les uns sur les autres, sont en appui, prennent appui, sont un corps, parlent du corps, un ou bien deux. 

 

 

 

 

Published by brigitte giraud - dans Vidéos
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15 septembre 2013 7 15 /09 /septembre /2013 19:41

 

 

Rêver

 

 L'étoupe de la peau  mord le feu, 
 l'ouverture des fenêtres, des portes, des ouvertures,  
 trous de serrure, regarder le trou, au travers, 
 regarder à l'intérieur, l'ombre 
 du soupirail.   

 

 Soupirs. 
 
15 septembre 2013 7 15 /09 /septembre /2013 14:17

 

Je retrouve des textes, de vieux textes. Tout un éphéméride que j'avais oublié. Des tas de feuillets un peu jaunis. Mieux vaut ne pas les lire. Je les lis. Finalement, à un moment je stoppe là. Les émotions terribles se retiennent toujours dans une date. On sait tous bien ça. Quand sommes-nous tombés par la fenêtre pour la dernière fois ?

 

Elle dit : "Laisser filer les pensées, ne pas les retenir. Les laisser faire ce qu'elles veulent."

Published by brigitte giraud - dans Mémoire vive
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14 septembre 2013 6 14 /09 /septembre /2013 22:41

Albert Prophétie existe, je l'ai rencontré. Début d'un texte qui a une fin.

 

 

         Sur la table, il a jeté ses clés, quelques feuilles froissées, un carnet d'adresses taché d'encre, la photo d'une petite fille sur une route avec un chien qu'elle tient en laisse, un paquet de cigarettes de trois cigarettes. Il sourit au commissaire. Sort l'envers de ses poches et tire dessus, ça lui fait des oreilles, il dit.

         "Trouvez pas ? "

         Le commissaire secoue la tête en tordant la bouche.

         - Donne plutôt ton nom. Parce que pt'être que dans pas longtemps, on te demandera sûrement ton matricule. Pff ! Les types comme toi, ça me désespère. "

         Le commissaire se  flanque vraiment sur la figure un masque accablé à considérer le bougre qui ricane, pourrait même plus se mettre en colère et lui taper dessus.

         - Pourquoi qu't'as cette photo dans tes poches ?  Comment il s'appelle le chien, hein ? Tu le connais le nom du chien ?

         - Ben oui, c'est mon Riquet. Qu'est  mort, mon Riquet. Qu'est mort.

         - D'accord, il est mort, moi aussi, j'chuis mort. Et toi, j'en parle même pas. Tu te décomposes. Bon alors, ton nom, tu le donnes, coco ?"

         Après le rire, c'est la détresse qui s'amène. Le bougre entortille une jambe sur l'autre, trébuche sur lui-même, se fait des nœuds avec les doigts, sa bouche à lui se tord à présent, on croirait qu'il va pleurer.

         - Albert Prophétie. Je m'appelle comme ça depuis que je suis né, Albert Prophétie.

         - Ben, tu veux savoir, ton nom, il m'inspire !

12 septembre 2013 4 12 /09 /septembre /2013 14:33

27-juillet-2013-030-005.JPG

 

 

                 L'ombre déborde les jours comme du lait sur le feu.

                                   Y ajouter des grains de riz.

                  Laisser refroidir. Mettre un pull avant d'être avalée.

Published by brigitte giraud - dans Mémoire vive
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11 septembre 2013 3 11 /09 /septembre /2013 15:10

Corpus

 

Ta peau, un vêtement,

rugueux aux coudes.

 Tu les ponces,

tu arraches la douceur

et son silence,

sauf dessous dans les nerfs,

les bouillons du sang.

 

 

Published by brigitte giraud - dans Mémoire vive
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