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23 juillet 2013 2 23 /07 /juillet /2013 00:10

NUIT-16-Juillet-2040.jpg

 

Qui tient qui ? Le mur ? La branche d'arbre ?  Est-ce que le mur existe parce que l'arbre existe ? Est-ce que l'arbre prolonge le mur qui lui donne racines et sève ?   

Est-ce que la main pousse le mur ou est-ce qu'elle le retient ?  Est-ce que la main est une ombre sur un dessin, branche d'arbre sur un mur, lui donnant sa singularité telle que la vie inondera la branche d'arbre et le mur ?

 

Si je considère que je suis "moi" dans l'ombre de la main, (qui est la mienne puisque ma main et l'ombre bougent en même temps), si je considère que l'arbre est derrière la branche d'arbre que ma main saisit et qui se tord, qui donc alors, qui donc, est derrière le mur ?

 

 

NUIT-16-Juillet-2037.jpg

20 juillet 2013 6 20 /07 /juillet /2013 14:57

NUIT-16-Juillet-2019.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                                  Lune en cancer d'eau montante.

                               Ne pas couper les cheveux du vide.

                                 Laisser pousser plus loin la chute.

 

 

 

 

Published by brigitte giraud - dans Mémoire vive
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18 juillet 2013 4 18 /07 /juillet /2013 13:27

 

Nos yeux plus grands que le ciel. 

Un arbre pousse ses racines.

Je m'accroupis, me ratatine, penche.

Tu dis : "C'est quoi le poids d'un nuage ?"

 

 

Coudre le ciel ou le découdre

pour le coudre encore une fois,

et recommencer.

 

Sur l'envers, des croix, des tâches de nuit et de café au lait.

 

 

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16 juillet 2013 2 16 /07 /juillet /2013 19:58

  Château Lemoine, mon poizeau, début décembre 2012 041

 

"- Oui. On nous oubliera. C'est la vie, rien à faire. Ce qui aujourd'hui nous paraît important, grave, lourd de conséquences, eh bien, il viendra un moment où cela sera oublié, où cela n'aura plus d'importance. Et c'est curieux, nous ne pouvons savoir aujourd'hui ce qui sera un jour considéré comme grand et important, ou médiocre et ridicule. Il se peut que cette vie d'aujourd'hui dont nous prenons notre parti, soit un jour considérée comme étrange, inconfortable, sans intelligence, insuffisamment pure et, qui sait, même, coupable."

Anton Tchekhov

 

 

14 juillet 2013 7 14 /07 /juillet /2013 19:10

 leo-ferre-20-ans-002.JPG

 

 

 

 

 

 

 

J'ai gardé le petit bouquet de fleurs sauvages qu'une amie en vacances en Toscane m'a cueilli ce 14 juillet-là. 14 juillet 1993, la mort de Léo Ferré ! Hasard du jour.

Léo Ferré et la poésie. Poésie populaire et ce n'est pas un gros mot !

Ferré sans dogme, anarchiste pour la liberté de la pensée, et critique de la (déjà) société marchande etc... Ferré qui vibre dans les cordes de l'espoir désespéré  ou du désespoir espérant.

Les mots dehors, amoureux, mélancoliques, flambloyants, cavaleurs,...

Ferré la vie enragée, le corps le coeur et l'âme.

 

 

 

 

 

14 juillet 2013 7 14 /07 /juillet /2013 16:23

  Matin-du-13-juillet-2027-copie-1.jpg

Eau mousse ride boue boue d'or et

vacillement 

les mots soupir laser il est passé tard et

ce qui tient bon

Matin-du-13-juillet-2026.jpg

 

 

une résine sous la rambarde 

dans un effort dans un souffle

ce qui tient 

 

 

le ciel au ventre 

de la terre en bouche

 

pattes becs  petites bêtes

corps d'herbe et bois dur bois tendre bois noyé inondé

Matin-du-13-juillet-2025.jpg

 

 

 

 

 

immobiles 

s'approchant

toujours

d'une rive

 

de quelle rive ?

de quel rivage ?

 

Les yeux et

un point par là-bas.

 

 

 

 

 

 

 

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13 juillet 2013 6 13 /07 /juillet /2013 19:46

Il y a ce matin. Passerelle et pont.

Visages et musiques croisés. Paroles ouvertes, mots mouvants.

Vitres ouvertes et aube. Le sommeil s'étire comme le fleuve.

 Corolle des mains. Plafond d'un monde sans danger.

"Le titre, c'est le rêve", il a dit et il a chanté.

Etonnement de la lumière du jour qui monte. C'est comme ça. La sidération.  Même dans la nuit étirée, c'est comme ça, un truc de fou qui cloue le grandiose, rouge le ciel dans les yeux, une offrande venue de nulle part.

 

On ignore le chemin du chemin.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Zhirayr Markaryan va à Paris. Enregistrement en studio d'un titre pour le prochain album de Souleymane Diamanka.  

Et ça c'était déjà demain. Le 15 juin dernier au festival des Aubiers, comme une promesse.

 

 

 

 

 

Ce morceau de Souleymane, j'adore !

 

 

 

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12 juillet 2013 5 12 /07 /juillet /2013 19:23

007Faire courant d'air. Air courant.

Pour du vent à la fraîcheur, un ventilateur. Quelque part.

Quelque part.

Rouler en voiture. On pense. On ne sait pas, mais ça défile le paysage l'air de rien. Un bric-à- brac insoupçonné, et puis une affiche, un mot, un geste saisi de l'autre côté, un passant, un coup de frein sur des graviers, le nom d'une rue, qu'on a aimé longer...  où on passe. Passer.  Et puis on sait, ce qui est là, passe, passe pas, une pensée tenace qu'on ne défriche pas. Burn out de la pensée. Tentaculaire, Ventriculaire. Flamboiement des images et. Pare-feu. Dans l'air.

J'ai vu là-bas, près du pont tournant, des vagues de terre emmêlées, et très lisses. De la boue  débordée du fleuve, corps de glaise, laissés là, endormis, des enlacés.

 

 

 

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10 juillet 2013 3 10 /07 /juillet /2013 18:16

Téléphone. On  marque une pause.

Prend un papier, on trace sans lever le crayon des  cercles concentriques ou non qui s'infinisent .

On n'a aucune idée de dessin. Aucune intention de dessin.

Pourtant, regarde ! il apparaît toujours un visage et puis un autre, un autre encore. 

On n'a rien fait pour ça.

On n'a rien tenté.

Le geste machinal a décidé seul du nez et des joues, des yeux. 

Un fluide conducteur dans le silence de l'encre.

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8 juillet 2013 1 08 /07 /juillet /2013 18:18

eau.jpg

 

On entend les petites barboter dans la piscine.  L'eau les éclabousse souvent. Elles hurlent souvent. Elles  s'accrochent aux boudins et le plastique dérape sous le mouillé des doigts, j'imagine ça : des images, très nettes, très précises. Ca les met en joie et échauffe leurs nerfs : l'eau dans les yeux, pas prévue. Elles jouent à avoir peur, et n'y croient pas vraiment,  elle dure si peu : une ou deux secondes, pas plus. Elles ont toujours envie de retrouver cette frayeur délicieuse.  Dans le cri. Un subterfuge du plaisir qui les surprend. L'eau est un corps qu'elles tapent, tordent et mordent...  

Alors la mère se lève de sa chaise en courant (bruits de pas précipités sur un carrelage) : "Ta gueule, Elisabeth !"

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