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15 mai 2013 3 15 /05 /mai /2013 03:50

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Le monde est vaste. Des gens, des rues, des gens dans les rues, des filles en robe légère, (ça plait bien aux hommes le printemps à cause de ça !), des garçons en pantalon (ça plait bien aussi aux filles le printemps à cause de ça !). Et puis des bars, des bars en terrasse (ça plait bien aux hommes et aux filles, le printemps, à cause de ça !).

Donc de quoi respirer, se cotoyer, se rencontrer, et puis, filmer, photographier, des gens,  hommes ou filles, ou les deux en même temps si on veut, sur des bancs, dans des bars, ou encore les bancs des bars et en terrasse.

Voilà le bon côté de la chose du printemps tardif, mais avec soleil, c'est du tout top, l'angoisse part faire un tour !  (d'où le mot de "tourisme" d'ailleurs, mais c'est une autre histoire...)

Avec de la chance, on trouvera des lampadaires pour éclairer les terrasses, avec des bougies sur les tables, et quelquefois, (mais là c'est poésie pure, en veux-tu en voilà !) suspendu sur un côté du store, ou, dans le plein été, à la baleine des parasols, un grille-moustiques, genre chaise électrique miniature, qui avertit d'un grésillement d'élytres la mort instantanée de la bête, donc de la potentielle piqûre à laquelle vous venez d'échapper. Une fumée blanche pourrait tout ausi bien s'échapper de la machine après l'exécution de la bestiole... Je n'ai jusqu'à présent jamais été suffisamment courageuse pour oser regarder l'instrument au moment du crime. A dire vrai, ce bruit de système nerveux cramé me donne juste envie de me lever de ma chaise, et de partir vite vite vite. 

La vie donne rencard, vous voyez, on peut noter l'heure sur un carnet à spirales. On est certain de n'en rien rater, de la merveilleuse.

Ou bien faire avec le hasard. Le vide, (qui n'est pas le vide, mais une enveloppe à remplir, qu'il dit le Lao-Tseu !)     Et le rien. Sans preuve, preuve de rien, seulement le rien sans sa preuve (et de quoi donc ?) que je demande d'ailleurs à personne, ni à Dieu ni à  Diable.

Parce qu'il n'y a pas de preuve. Y'a que des épreuves.

Etc... Etc... Etc...

Published by brigitte giraud - dans Mémoire vive
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13 mai 2013 1 13 /05 /mai /2013 00:32

ecrire-court.jpg

 

 

 

 

 

 

 

Je me dis que j'ai tendance parfois à faire trop long.

Je me dis par conséquent que je devrais davantage me servir du concentré de mots, genre l'océan dans la goutte d'eau de Reverdy, ou bien façon haîkus, ou encore manière aphorismes.  Le style métaphorique devrait aussi être  intéressant : l'image fait sens et punto ! rien de plus à dire.

Seulement les mots peuvent être mal interprétés. C'est, de fait, l'interprétation qui me pose problème.  Je veux absolument être comprise et absolument aller au plus juste de ce que je veux dire, (et vous savez bien la difficulté que c'est de placer le mot, celui-ci et pas un autre.) On a toujours des raisons de douter de ce qu'on énonce, parce que c'est bien l'énonciation qui fera décoller le discours et entrevoir, -soyons modeste- ce qu'on a la prétention de vouloir exprimer.

Donc, dans certaines circonstances, comme j'ai tendance (à mon avis) à f'aire trop long, au risque de lasser, j'en conclus que j'ai plutôt intérêt à resserrer les manivelles de la loghorrée, et à utiliser des formules lapidaires, ou des mots simples, simples comme "bonjour", si c'est "bonjour" qui est le mot le mieux approprié. A quoi servirait donc d'employer un autre mot que "bonjour", à moins de vouloir faire "plus joli", mais de ça, à dire vrai, je m'en fous ? Parce que "bonjour" ne sera pas là tout seul, et alors l'idée même de "bonjour", contenue dans "bonjour", serait juste suffisante.

A moins de suspendre la phrase. Par trois petits points...  Une phrase en suspens reste malléable, vous voyez. Et ne peut pas blesser. A la condition que ces trois petits points de supension soient suffisamment portés pour pouvoir parler.

 

Parce que j'ai tellement envie de m'attarder quelquefois. Les lettres sont bien faites pour ça, non ?

12 mai 2013 7 12 /05 /mai /2013 16:12

Voilà un livre qui a fait parler de lui.

Parce que j'en parle.

Et que de l'un à l'autre, sujet brûlant... Alors que !

david Lodge

Voilà, on suit une dizaine d'êtres. Jeunes et vivants. On observe. On entre dans la complexité éducative de ces jeunes en construction et de ses répercussions sur leur vie. Ils sont pris en tenaille et forcément soumis, tout jeunes qu'ils sont, entre les trois grands groupes de l'Eglise du Christ, reliés entre eux grâce à la prière ; l'Eglise militante (sur terre), l'Eglise souffrante (au purgatoire) et l'Eglise triomphante (au ciel). La rebellion n'est pas possible, pas souhaitée non plus, c'est "la donne", elle chemine doucement.

On sait depuis... depuis quelque temps quand même, que la pensée n'avance pas sans les émotions. On apprend et on pense en même temps, en tout cas, à un moment, ça arrive, les pensées se bousculent et sont quelquefois ravageuses. Des dégâts sont constatés, repérés. On parlait encore à cette époque lointaine (et pas tant !) de "crise de nerfs", et pas encore de "dépression", le conflit trop grand entre les désirs et la contrainte de fautes imaginaires, éprouvées quand même, était de l'angoisse incompréhensible et coupable.  

"Pourquoi s'est-on gâché la vie à cause une croyance d'un péché possible, du prix à payer, de l'enfer promis, de la faute ?" C'est Dennis qui se parle doucement, dans le secret de son coeur.

Où l'on assiste donc à l'évolution de jeunes gens, des années 50 aux années 75, à l'intérieur de leur éducation catholique traditionnelle (en existait-il une autre, que "traditionnelle" ?) Nous sommes en Angleterre et peu importe après tout. Le dogme est le même et les questionnements aussi.

Où il est question de la limite et ça ! c'est assez brillant. Bravo David lodge ! Parce que d'une question à l'autre, d'une respiration à une autre, d'une ouverture libérée du Diable et de l'Enfer à une autre, se pose toujours la question de la limite (et c'est d'ailleurs le titre du livre "How Far Can You Go") : "Jusqu'où aller ? Avons-nous le droit et le pouvoir d'échapper au trop loin qui menace ? Je prends du plaisIr à aimer, je le peux, on me dit après l'encyclique  Humanae Vitae, que je le peux, ainsi alors : jusqu'où ce plaisir m'est-il permis, ne vais-je pas aller trop loin et retrouver encore,, et malgré moi, les ornières du péché ?" Toujours le mal de soi menace.

Où nous assistons à l'évolution, à petits pas, de l'Eglise, des prêtres qui  en sont les missionnaires et qui, eux aussi, eux aussi, sont  dans leur questionnements du "trop loin", entre la libéralité des moeurs possibles et des repères à conserver quand même...

Il est évident que c'est de l'Eglise dont il s'agit et non pas de religion. C'est la crise de l'Eglise qui va  se répandre sur chaque être et chacun devra se débrouiller avec le sentiment de la faute, du rachat, de la liberté, de la culpabilité et de l'aspect émotif des pratiques.

 

Où l'on assiste finalement, avec mai 68 et les Beatles passant par là, à cette déconstruction des règles et des usages, la disparition progressive de la métaphysique traditionnelle catholique, où les âmes devaient gagner leur Paradis par doses d'espoirs et de craintes du péché mortel, véniel et originel.

Bien des souffrances auraient pu être évitées et des vies allégées. C'est si peu simple de vivre simplement, alors ... Que croire en Dieu, pour ceux qui y croient,  soit une aide et non pas une torture "envoyée par le ciel" !

Parce qu'aucun questionnement sur l'existence du Très-Haut ne sera tranché. Rien ne sera révélé. Tout demeure du mystère.

"Mais de tous les actes de chaque homme, je ne suis plus sûre, dit Miriam, qu'il s'agisse en toute circonstance (ceci concernant la sexualité, le plaisir, le contrôle des naissances,  l'homosexualité et l'avortement) d'un mal absolu."

 

Drames, deuils, divorces, rien ne leur sera épargné, à ces jeunes qui ne le sont plus tant ! Aux prises avec la vie ! A l'arraché !

La morale, quand elle est tant nocive, est une méchante dame.

 

11 mai 2013 6 11 /05 /mai /2013 01:30

Abandonné sur la route.

Un foulard. Oui,  c'est un foulard. Ce bout de rien de tissu mou ressemble à un foulard. Qu'est-ce qu'il fait là ? Une histoire de fibres et de chanvre, de chambre indienne oubliée ?

Comment commencer parmi tous les vêtements du bruit, la rue indifférente, et le même le vent, si peu là. Je m'arrête, stoppe tout, ne parle pas, la radio marmonne sa fréquence. Qui chante dedans ? Quelle largeur de main, et quoi, pour l'empan de l'oeil ?

 

 

 

 

Published by brigitte giraud - dans Mémoire vive
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8 mai 2013 3 08 /05 /mai /2013 15:25

Une métaphore à l'écume du ciel.

Kidnapping dans une fissure.

 

 

 

 

 

Published by brigitte giraud - dans Mémoire vive
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7 mai 2013 2 07 /05 /mai /2013 14:01

"L'oeil bande" encore et j'en veux !

 

Ca fait du bien, rien que du bien,

au coin du désenchanté degré d'angle de l'ordinaire !

On ne sait pas comment remercier,

car il faut remercier toujours.

On sait le prix que ça pèse.

 

Le lien est encore là. Voilà bien un mot, tiens..... Le lien.

link

http://l-oeil-bande.blogspot.fr/2013/05/seulement-la-vie-tu-sais-de-brigitte.html

 

 

6 mai 2013 1 06 /05 /mai /2013 16:34

 

http://l-oeil-bande.blogspot.fr/

link 

 

Je vous indique ce lien et REMERCIE  Murièle Modely de m'avoir accueillie sur son blog. link

Comment alors ne pas évoquer son livre Pensée maillée aux Editions du Cygne ?

Une île en soi, le corps comme une île,

et ses mots qui le font résonner.

Une langue au corps qui touche,

me parle, du noir et des blancs à fouiller.

 

 

 

Il faudra bien1couv_modely.jpg

Que j’écarte

Des côtes

Les bords francs
De la plaie
Que je laisse le sang
Ou les larmes couler

Ou mon cerveau
Qu’importe

Que mon corps
S’investisse
Que je cesse
De dire
Vissée au
Continent

4 mai 2013 6 04 /05 /mai /2013 20:40

Beau le ciel haut !

On ne sait pas

ce qui jongle dans les mains.

 

Beau le ciel à l'envers de la terre !

Un parasol orange attend

et tremble.

 

Beau le tableau d'herbe

qui peint

sa contenance aux lèvres.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Et puis quoi ! Je ne résiste pas à l'envie de partager ma vidéo revue

d'après le texte poétique de Marcel Tournebize, ah mais !

 

 

 

3 mai 2013 5 03 /05 /mai /2013 22:44

Voilà une vidéo qui me va comme un gant

au crin du jour un peu trop gris !

 

 

 

 

Published by brigitte giraud - dans Mémoire vive
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3 mai 2013 5 03 /05 /mai /2013 17:44

TOUT ! Tout ce qui fait mal ! Dès qu'on en a le pressentiment ou le pressenti (la différence, vous me direz, est subtile !...)

En tout cas, balancer, foutre en l'air, à la baille et aux orties... Tout ce qui bousille la vie et la rapte, l'air de rien, d'un rien...

Tout ça à cause de Zweig ! "24 heures dans la vie d'une femme"

Les langues d'hier (et celles d'aujourd'hui plus encore !) ont toujours eu la part belle de la morale. Le secret s'installe. Les convenances construisent les non-dits de famille, le secret personnel, l'interdit de la parole.

Est-ce que les désirs pourront se vivre et se rejoindre, un jour, libérés du joug des "intégrités" de la basse morale ? Les mots forts sont des poids oppressants sur les poitrines, le souffle ne peut plus sortir de la cage du thorax.

Il pleut et c'est heureux ! L'herbe, la rage au jour, poussera vitesse grand V. 

 

 

 

 

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