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14 avril 2013 7 14 /04 /avril /2013 18:39

Les tours de vilains sortent de l'atelier. C'est tout un outillage qui peut vriller le corps, et des mâchoires tordent les tripes.

Pourtant, sous les paupières, quand le feu s'est fait griller par la paix du monde,

reviennent les douceurs, des couleurs filtrées par l'arceau des cils, une marge de coton peignée par des images et des mots chuchotés dans sa tête.

 

 

Parfois en fermant fort les yeux, 3204768228_4dd41f5c0d.jpg

et juste un peu longtemps (une dizaine des secondes),

des chatoiements auront l'audace des paillettes tombées en vrac sur un parquet blond.

On s'inventerait alors une brûlure secrète.

Dans un rêve éveillé,

sans début ni fin.

 

Je n'ai pas su trouver d'image pour ce billet, elle n'existe peut-être pas.

Alors j'ai choisi Kandinsky, pour ce désordre des couleurs, leur chaos bienheureux, bien vivant, bien vivace. Des signes en échos d'eux-mêmes. Parce qu'on pourrait bien y dénicher des nuages, quelque part au fond des tâches de rouge, ou de bleu... et que dans les nuages, on y voit toujours des regards de bêtes, le museau d'un chien, et un visage.

 

 

Qu'est-ce que c'est que ce bazar de m... de pub sous ou à côté de l'image ? Je suis très désappointée de ça, non mais !!!! J'ai donc écrit à over-blog. A suivre. En mettre une autre, pour voir !
Published by brigitte giraud - dans Intimité
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9 avril 2013 2 09 /04 /avril /2013 19:31

4-mai-2012-001.JPG

 

 

 

Ca commence, le chantier, recommence, on n'en voit pas le bout. Sans cesse des routes à traverser, et des feux passeront au vert,

faudra lever les genoux, faire effort, contourner des pilônes, passer des haies,

faudra du temps et de la patience,

attendre dans des salles,

faudra attendre.

La nuit vient toujours. Sous les paupières, elle vient même quand c'est le jour. On peut pas imaginer le chemin. Ou bien une ville. Inventée. Promise, on la veut, on s'est dit, avec des berges, et des fonds, comme à la mer, des enfilades de lampadaires, des places, des toutes petites rues sombres, et des squares vides...

 

Et voilà que c'est là, Lacrimosa. Une beauté à pleurer.

Etre... "appuyé et sans appui"...

 

 

 

 

 

Published by brigitte giraud - dans Mémoire vive
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6 avril 2013 6 06 /04 /avril /2013 01:20
 
De Salah Al Hamdani et Ronny Someck

Mise en scène : François Mauget
Les deux auteurs du spectacle ont en commun d’être nés la même année à Bagdad. Bagdad-Jerusalem.jpg
Mais l’un est Juif et l’autre Arabe.

Au travers de ce livre écrit à deux mains, un Irakien et un Israélien tentent de prouver que les frontières ne servent pas seulement à séparer, mais qu’elles peuvent aussi réunir les êtres humains.

La parole militante et lyrique de Salah Al Hamdani y rencontre l’humour et la fausse légèreté de celle de Ronny Someck.

Le spectacle met en évidence ce dialogue entre deux manières de voir le monde et d’en jouer : rage contenue pour l’un, fantaisie inquiète pour l’autre…
Interprétée remarquablement par deux acteurs, deux musiciens et Salah al Hamdani (Ronny Someck devait être présent, mais n'a pu se déplacer), cette création est conçue dans les trois langues, Français, Hébreux et Arabe.

Acteurs : Adeline Jondot et Daniel Crumb.
Musiciens : Monsieur Gadou et Pierre Lachaud


 

3 avril 2013 3 03 /04 /avril /2013 02:25

 
Le texte de Jacques Abeille, "Séraphine, la kimboiseuse",  est un récit érotique.

La chair succombe.

Résiste et succombe.

Jeu amoureux des amants.

Douleur du feu qui embrasse les corps.

L'homme, le maître avisé de Séraphine, se refuse à l'abandon au plaisir. Il tombe  malade. Et sans doute lui a-t-il fallu l'excuse de sa défaillance, pour que son corps lâche enfin ses défenses. 

Séraphine a des hardiesses que sa beauté autorise. Peu à peu, de dévoilements en oeillades complices et attendues, le maître lèvera le regard vers elle. Ne sera pas le maître du jeu érotique et tout à la fois retrouvera sa puissance charnelle.

Séraphine est certes une enjôleuse, une ensorceleuse... une sorcière alors qui prépare des décoctions aphrodisiaques, et dit « tiens, bois », d'où ce nom créole de kimboiseuse ?

Les caresses de la femme, l'esclave, libérent le maître et le subjuguent de peurs et de délices.

On ne ligote pas la beauté, on ne l'enferme pas, on ne la possède pas. On ne l'approche qu'avec le corps éperdu et offert, cherchant encore, mille fois, dit le maître devenu homme, "les pièges de l'esclavage".

 

 

Texte libertin, et revendicateur. Il fait explicitement référence à un des aspects les plus modernes de la pensée des Lumières : l’abolition de l’esclavage.

Mais c’est sans aucun doute le rapport au corps amoureux et au désir qui reste au centre de cette écriture.


Acteur, metteur en scène | François Mauget
Musicien claveciniste | Pierre Henri Jondot

 

   

   

 

 

31 mars 2013 7 31 /03 /mars /2013 15:21

Chateau-Lemoine--mon-poizeau--debut-decembre-2012-046.JPG

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Je suis une ligne, imaginaire ou non. Ca peut être une branche cassée, parmi les feuilles.

Une langue lapidaire de la marche.

Trois rayons de soleil, le jardin a un éclat de sourire. En l'état de brousaille et de terre humide. Il poussera bientôt des champignons, chapeaux bas, qui perceront dans le matin, si les mousses n'en font qu'à leur tête.

C'est bien de tête, d'ailleurs, dont il s'agit. De têtes d'arbres. Des yeux et une bouche  ouverte, longue, toute verticale à lapper le jour de Pâques. J'ai pensé à Munch. Une sorte d'appel. Je procède par références,  elles sont là, des images en vrac que je tire malgré moi. Ce qui marque et dont on ne se défait pas. Ce qui colle -colle bien- à soi. Des têtes d'arbres, une généalogie à décliner.

Donc l'arbre.

 

 

Chateau-Lemoine--mon-poizeau--debut-decembre-2012-032-2-.JPG

 

Dans son costume d'écorce. Inaccessible, juste à s'y appuyer.

Essayer de ne pas forcer la résistance de l'arbre, en toute chose pareil.

Se trouver une zone d'appui, sans effriter la construction.

Tellement d'années derrière soi qu'une fragilité est possible, un coup de froid, un coup du sort, un mauvais coup... et tète la lumière quand même, la bouche à la demande d'air.

Toujours depuis toujours tout le temps tel que.

 

 

 

Donc, la langue du bois. Des veines et du sang dedans.

Sa peau.

Les racines retournées vers le ciel. Pour le voir, les cyclones et anti, et ce qui lève de sève du Canada aux frontières du Mexique, et là... un envol des pèlerins papillons.

 

 

 

Les arbres racontent, et, revenant aux racines, 

je reviens à Edvard Munch.  Montés en graines des arbres. Soi. La graine dans une écorce, carcasse en bois dur/tendre.

Enveloppe du coeur d'arbre.

On compte les strates.

Couleurs du clair ou plus noir, comme des cheveux.

Des mèches de fibres.

Les toucher du doigt, de toute la main. Fragiles.

Ca râpe et c'est d'une douceur de pas de souffle, à cause de l'équilibre.

L'arbre penche.

Mon Dieu, ce que ça peut pencher, un arbre ! 

On sent bien qu'il va tomber un jour. Mais  pas encore, c'est pas encore, on sent bien.

Avec la marge de la bouche, toute à la verticale.

Il y a de la marge, un espace où écrire,

dans la faille.

 

 

 "J'étais déjà un être malade en venant au monde. La neige froide recouvre mes racines. Le vent glacial a empêché mon arbre généalogique de croître. Le soleil brûlant de la vie ne brille pas sur cette jeune feuille verte.

Ainsi l'arbre de ma vie était maudit dès le départ. Ce que je compris très tôt. C'est ainsi que mon seul espoir est dévénu un escalier étroit, un escalier solitaire, qui finalement pourrait m'offrir une ouverture lumineuse sur la vie." Edvard Munch

 

                                                                               Le baiser

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Le baiser sur la plage

 

 

 

Les vagues

edvard-munch-vagues.jpg         Séparation

edvard-munch-separation.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

edvard-munch-cendres-I.jpg

                                    Cendres

 

 

 

Chateau-Lemoine--mon-poizeau--debut-decembre-20-copie-1.JPG

 Ca c'est pas Munch, mais une de mes photos malmenée par PIcasa... Pas confondre ! (Au cas où...)

 

 

28 mars 2013 4 28 /03 /mars /2013 14:48

Une musique.  Bande sonore. N'écouter que la bande son et. Transporter ses images/tableaux, ses lenteurs et ses peurs. A soi.

- De quoi avez-vous peur ? demande-t-il.

Il n'y a pas de réponses. C'est un état, installé. Et demeure une menace.

- Une Indication pour se perdre. Elle veut ça. Elle dit qu'elle veut ça. Inutile.

Lui, il avait crié son nom. Le consul, au milieu des autres. Décalage toujours. On entend des cris. La chanson, un drôle de rêve mort. Des voix. On entend des voix. C'est effrayant, d'abord. Des images, des fixités. Un malaise. Amour, voix, images, lenteur, folie, un cri qui ne finit pas.

 

 

 

 

 

 

 

26 mars 2013 2 26 /03 /mars /2013 22:04

084

Je sais des lieux, lieux comme non -lieux qui ressemblent à rien. Des avant-rocade et des panneaux qu'on ne sait plus lire.

Devenir dyslexique, changer les noms d'oiseaux des villes, l'un pour l'autre, un "r" déplacé et s'inventer des heures languides. Les remplir de rien. Vide. Un cadre seulement. La limite inscrit toute seule le territoire du désir.

Je note sur un papier : "Théorie du kilomètre mort". Je raboute. Un puzzle de pensées farfelues et brouillonnes. Ce qui existe ici peut bien exister là-bas. Et inversement. Au plus rapproché de soi. Peu de prise réellement sur ce qui se passe, à l'échappée. Finalement c'est peut-être ce qu'on veut toujours, l'échappée. Et c'est loin. Loin et c'est tant mieux. Tout devant. La route à faire. Avec les yeux qui piquent à un moment. Tu oublies la théorie. Tu la remplaces de distances à saisir. Tu mets la radio à fond.

Published by brigitte giraud - dans Mémoire vive
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24 mars 2013 7 24 /03 /mars /2013 16:04

fottorno.jpgC'est quoi un accident grave de voyageur ? On sait bien. On sait bien...

On a entendu cette phrase déjà, on a entendu, et on s'est demandé...Pas longtemps. Pas demandé longtemps.

On a absorbé ces mots et pas su quoi en faire.

Pas su quoi faire de ses mains. 

Ni de ses yeux. Pas su, de son corps tout entier.

Un blanc passé sous la peau.

Sorte de poche de vide. 

Un mot désemparé dedans.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 

 

18 mars 2013 1 18 /03 /mars /2013 14:57

Printemps-des-poetes-Antoine-Emaz-16-mars-2013-001.JPG

 

Samedi 16 mars 2013. Médiathèque de Gradignan.  

Pour une rencontre avec Antoine Emaz. Os, Caisse claire et Cambouis dans mon bagage.

Son oeuvre poétique est très importante : livres et recueils, et des carnets, et puis des notes. Dans son panthéon, il y a  André du Bouchet, Eugène Guillevic et Pierre Reverdy. Des poètes "du peu".

Il les rejoint, arquebouté sur  l'humain, l'émotion (qui n'est pas un gros mot, ben non !), le banal, l'expérience humaine, un chemin d'une langue parfois sombre, mais toujours et contre tout, reliée au vivant.   Ce qui touche. Me touche. Avec ce que l'on a. Ce qui est. Et ce qui reste.

La poésie d'Antoine Emaz est d’une extrême concision, ramassée, gardant juste l'essentiel au plus près du réel émotionnel, des mots cisaille, ou "choc", pour dire le choc, sans dire. Sans.  Une masse textuelle, en général courte, un souffle qui se reprend, va pas au fond, pas tout à fait au fond, l'air manque on dirait, tente d'aller au plus loin, où il n'y en a plus. Plus d'air. C'est rare l'air...  Les mots sont des « grains de sable », édifices dérisoires qui sculptent le vide, le temps, le non-sens. 

Parfois ils sont "poème sur un petit pan de nuit noire".

 

 

 

 

 

 

 

15 mars 2013 5 15 /03 /mars /2013 01:21

Mardi 12 mars 2013.

Marché de la poésie.

Halle des chartrons.


Lecture de poèmes du monde entier en langue originale et en français par les étudiants de l'Alliance Française avec le Théâtre des Tafurs et avec Eunic Bordeaux-Aquitaine.

Mise en scène : Jeanne Flora
Musique (doudouk) : Zhirayr Markaryan
Images et montage | Brigitte Giraud

 

 

 

 

 

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