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27 février 2013 3 27 /02 /février /2013 20:43

Il y a des amours que l'on quitte

ou qui nous quittent

  n'étaient pas fil de fer... 

 

 

"Amours", ce sont ces liens, tous les liens qui procèdent de l'amour, 

en sont issus et y ramènent toujours, une réciprocité de tendresse faramineuse qui me fait vivre et durer : mes ami(e)s, mes doux mes tendres mes trésors, mes vivants, quoi !

 

 

il y a ceux que l'on ne quitte pas,quittera pas parce que,

des êtres lumineux, des chevillés au coeur,

des qui nous accompagnent,

réjouissent les plaques de froid,

prennent à bras le coeur fou,

sont ici chez eux,

espace offert,

du dedans.

 

Vivre serait alors

comme aimer la nuit

et

plus la nuit que la nuit...

 

 

 

 

Pour ma Corinne !

 

20 février 2013 3 20 /02 /février /2013 13:51

 

 

 

 

Juste pour... 
le temps qui file, drôle de zig !
Et retrouver, juste pour...
Ou trouver encore, juste pour...
Illuminer.
"Je savoure", tu as dit
- Le rouge, j'ai pensé, juste pour...
bouquet de fleurs, soliflore, une seule, juste une, de sang,
pour pas besoin de plus dans un vase,
et même une vase,
une vague
parce que ça dure
juste pour...
pour pas de sens qu'on y mettrait, on s'en fout,
consciencieusement,
toujours là cette chose
pour y voir quelque chose
de la chose
pour...



Published by brigitte giraud - dans Mémoire vive
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15 février 2013 5 15 /02 /février /2013 19:26

12 février 2013.

Bacalan.

Le quartier est en mutations.

Les travaux fabriquent un paysage. A suivre.

J'ai filmé.

Pour se souvenir demain. Parce qu'on oubliera.

 

 

 

 

 

 

Published by brigitte giraud - dans Mémoire vive
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15 février 2013 5 15 /02 /février /2013 19:11

Isabelle Kraiser est plasticienne et danseuse. Avec elle, tenter un truc de fous : accorder deux matières, matière corporelle et matière textuelle.

Pour quelle rencontre ? Comment "ça" se pénètre ? Rejoint ? Dans l'espace d'un lieu lambda ? Fermé ou public ? Intérieur/extérieur ? Le mouvement du texte et l'écriture du corps ? Pour une langue commune ?

On cherche. On trouve quelques pistes. A explorer.

 

 

isabelle-kraiser.jpg

isabelle-kraiser-1.jpg

 

 

isabelle-kraiser-3.jpg

 

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14 février 2013 4 14 /02 /février /2013 22:34

On achète un livre en le sentant, pages et mots dedans.

J'ai choisi celui-ci. De Paul Andreu.couverture-eaux-dormantes2

Au hasard. Fragment pioché. 

 

"Quand la grêle est venue trouer les feuilles, quand elle s'est mise à frapper directement mes tympans, j'en ai eu assez. Mais que faire ? Même au plus haut du pouvoir, qui commande aux nuages et au vent ?

Alors j'ai pris mon mal en patience et, dans le vacarme, je me suis souvenu de ce pays de vignes où l'on tirait des fusées contre le ciel, pleines de je ne sais quel sel d'argent, dans l'espoir que les nuages épuisent ailleurs leur force et arrivent adoucis.

Quel argent me demanderais-je alors, celui qui sert à payer ? L'orage s'est éloigné sans que je m'en rende compte, ses grondements et ses éclairs, au loin, sont devenus aimables."

 

Paul Andreu écrit : "J’aimerais, par curiosité, me souvenir de l’enfant que j’étais, m’en souvenir assez pour savoir ce que j’ai pensé, ce que j’ai voulu, comment j’ai grandi. À défaut je le réinvente, je l’écris ou essaie de l’écrire. Pour les années d’après, plus nombreuses, plus proches, moins riches aussi peut-être, c’est plus simple. Enfin, un peu plus simple."

12 février 2013 2 12 /02 /février /2013 20:00

robert-m.jpgmisrahi 15

 

 

S'il est un livre qui fait du bien, ce sera bien celui-ci !

"La nacre et le rocher", la biographie de Robert Misrahi est le récit de sa vie, écrit avec sincérité, humilité, et en amitié avec le lecteur.

Robert Misrahi nous convie à le suivre, à ses côtés, pour une promenade sur ses terres humaines. Nous allons alors, on le sait, entamer le chemin de sa construction,  du philosophe qu'il est, d'intellectuel, et surtout de "sujet" vivant et vibrant de la vie, et pour la vie.

Comment est-il  devenu philosophe ?  Sans doute n'y avait-il pas d'autre espace à déchiffrer pour lui que celui de penser la joie, quand l'évidence des chagrins de l'enfance et  les épreuves familiales ouvrent à ce point l'intelligence, une capacité à questionner  précocément le monde et à l'éprouver,  pour accueillir  ce qui est là, donné, offert, une écoute de soi et des autres.

La biographie de Robert Misrahi ressemble à une sorte de long poème en prose, "une litote", dit-il. Le moins pour exprimer le plus de cette grâce d'être libre en recherche de la joie et du plaisir, et ainsi rendre hommage à Spinoza, le philosophe qui l'a précédé dans une même ardeur à développer le bonheur, dans la liberté immanente à l'être. 

 

On se rend compte que toute sa philosophie a inondé sa vie.

- Un ample mouvement de "réflexions" dont ses livres témoignent, une tranchée creusée  profond, adossée à ses expériences et au réel.

-  Le Désir, toujours le Désir, comme fil conducteur de la liberté et inversement, l'un s'abreuvant de l'autre, une nécessité pour être ouvert à toutes les grâces de l'Amour. (Par Amour, Robet Misrahi entend le rapport permanent à l'objet de l'amour et à l'amour même, soit les actes de la joie : le pouvoir d'autonomie et le désir d'accomplissement, la jouissance de vivre qui fait sens,  crée du sens. Ce choix, très tôt conçu, s'est alors toujours renforcé.)

- La liberté pour la jouissance de la vie, une conversion sans cesse exercée.

- La philosophie au service de l'humain, une grille de lecture au vif du vivant.                                            

"Qu'il s'agisse de l'opposition aux croyances d'une société, ou de la défense contre la persécution et l'oppression, j'ai toujours mis en oeuvre une véritable conversion. Il en fut de même pour la maîtrise de l'affectivité et de l'instauration d'une joie substantielle de vivre et d 'agir." 

 

 Ainsi, Robert Misrahi rejette les déterminismes et pense l'Etre dans sa singularité et sa liberté, dans son existence concrête et réfléchie.

L'Etre (le sujet) n'a pas le pouvoir de sa vie, il EST le pouvoir.

 

"Ce que je propose, c'est le pouvoir du désir lui-même. C'est celui du sujet lui-même. C'est le sujet qui est, de toute façon, désir de vie et de joie, c'est ce Désir qui est porteur de réflexivité capable de se réfléchir, de se motiver à nouveau, et de se réorienter. [...]

C'est toute une théorie de la conscience qui est ici engagée."

 

                                    x                  x                    x

 

"La conversion est l'acte d'un Je.

Ce n'est pas par nécessité mécanique que j'ai accompli tel ou tel choix, mais par l'activation et le renouvellement constants de mon attitude non conventionnelle et de mon choix d'autonomie. Je pensais explicitement aux implications de mon choix fondamental de distanciation et de renversement : il n'est pas évident qu'un jeune garçon doive s'interdire d'aimer une jeune femme ; il n'est pas évident qu'on doive obéir aux décisions d'un Etat antisémite ; il n'est pas évident qu'Israêl soit un Etat "sûr de lui et dominateur", colonialiste et impérialiste ; il n'est pas évident qu'à l'Université l'amour doive être interdit ; il n'est pas évident que le Parti socialiste soit l'incarnation d'une politique satisfaisante ; il n'st pas évident qu'on doive se rallier au marxisme, au nietzschéisme, à Heidegger, à Freud, à la linguistique, au structuralisme, aux maoïstes, aux Punks, au rock. Et il n'est pas certain qu'on ne puisse aujourd'hui se défendre du bruit, de la consommation, de la hâte ou de la violence."

 

Robert Misrahi est un esprit libre. Il aura veillé, par sa liberté recréée sans cesse, à  affirmer le sens de sa  vie par la vie-même et, depuis longtemps, par la réflexion philosophique et l'écriture.

harpa-doris.jpg

Cette force de la conversion vaut pour lui comme un Rocher, le socle stable de sa détermination. "Je ne penserai jamais comme l'opinion dominante..." (p. 228)

Quant à la nacre, elle sera celle de la lumière répandue dans les yeux de Colette, la femme aimée, celle de la couleur du coquillage "Harpa Doris" , volumineux comme une grenade, associé à la vie intectuelle et la philosophie de Robert Misrahi, l'amoureux  de la musique, des Arts, de Soledad, de l'amour, le Tout Autre, et de la réflexion créatrice.

 

"La vraie joie n'est pas une réception passive, elle est un acte, elle résulte d'un acte qui est celui-là même de la conscience comme Désir.

...

Ce sont ces actes associés qui, accomplissant vraiment le Désir, forment une vie digne d'être dite heureuse."


 

 

 

"La nacre et le rocher" une autobiographie | Robert Misrahi | Encre marine

 

 

 

10 février 2013 7 10 /02 /février /2013 22:00

 

P1020679.JPG

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 Photo Claire Massart 

 

Coin bleu cochère clic clac

listen to me j'parle pas anglais sauf la night

 

 

 

 

Published by brigitte giraud - dans Mémoire vive
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9 février 2013 6 09 /02 /février /2013 18:50

On n'en sait jamais rien

ce qui sera/sera pas

espère pas impair

et passe il pleut

depuis trois jours trois nuits

on s'en fout

surtout la nuit

d'ailleurs

 

 

 

Published by brigitte giraud - dans Mémoire vive
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5 février 2013 2 05 /02 /février /2013 17:13

Alexandre Postel | Un homme effacé 

Editions Gallimarhomme-efface.jpgd

 

Il s'agit d’une traversée du désert. Un désert noir et venteux, avec d'épouvantables silences à l'intérieur d'un être. Un silence hurlant et tapageur.

Raconter l'histoire serait une violence de plus infligée à Damien North, professeur de philosophie, qui mène une vie ordinaire, proche de l'effacement, avec juste ses blessures que la vie laisse quand on atteint la presque soixantaine.

Il s'agit alors, pour faire vite, d'une insulte terrifiante faite à sa dignité d'humain. Il se trouve accusé de télécharger des   fichiers pédopornographiques et peut-être -après tout en forçant un peu le trait- d'avoir eu des passages à l'acte incontrôlés (sur sa petite nièce par exemple).

Il s'agit pour le lecteur d'observer. Nous savons, nous, dès le début du roman, l'innocence de North.

Alors ok, observons.

La mauvaise foi, la méchanceté, l'impertinence, la supposée putain de bordel de vérité des autres, des voisins comme celle de la famille. La suspicion à tous les étages. La lâcheté des uns et des autres. Le suivisme rampant. Les expertises psychiatriques sans fondements qui mettent en lumière la déviance comme la normalité, c'est selon, une vaste supercherie sous couvert de jargon très up to date et d'imparables tests... Et c'est toute l’assise sociale et intellectuelle  du professeur qui va être piétinée. 

Est-ce que Damien North accepte son verdict ? Il en devient fou, révolté, d'une révolte impuissante et l'impuissance lui tombe des bras.

Et il écrit. Il décrit : La loi de "la persistance rétininenne". Parle-t-il aussi bien de lui qu'à ce moment-là ? Aussi bien de la traque qu'à ce moment-là, dans ses mots-là ?

Un homme victime des images, de la rumeur, et des ragots, une âme sans défense devant la force des équarrisseurs.

Et nous voilà dans le lieu-même du sujet - mot à comprendre dans ses deux sens.

"La loi de la persistance rétinienne. Le phénomène optique est connu : pour des raisons liées à la chimie de la rétine, la perception d'une image dure toujours plus longtemps. Pendant quelques fractions de seconde, notre oeil ne voit pas ce qui passe "dans la réalité". C'est la persistance rétinienne qui donne à une succession de gouttes de pluie l'apparence d'un trait continu, d'un fil.

...

La persistance rétinienne est donc une machine à fabriquer de la continuité illusoire, en d'autres termes : une machine à tisser des récits. J'y vois l'incarnation, la preuve psychologique du besoin ancestral et distinctif qu'ont les hommes de se raconter des histoires, dans la mesure où ce qui fait le propre d'une histoire, c'est, précisément, la netteté des contours et l'illusoire continuité de sa trame...."

 

 

Il n'est pas ici question d'un processus de narration qui serait utile à une résilience,  à la compréhension de l'autre dans son mystère.

Ici, non, surtout pas de mystère. On les gomme, les mystères des hommes ! Ainsi que tous les noeuds de l'être.. On ne doit pas les voir, l'être doit être ab-so-lu-ment perçu brut de décoffrage, lisse, transparent, lisible, évalué et mis dans une case. Et cela peut aller jusqu'au pire des jugements que chaque petit événement viendra conforter, nourrir, pourrir dans son jus d'abjections. Ah ! on a une sacré envie de hurler et de leur en faire baver à ces bien-pensants, qui ne savent pas le mal qu'ils font, ou -s'il vous plait- dites-moi qu'ils en sont quand même effleurés, la conscience qui doute. 

 


"Netteté, continuité, illusion, tels sont les chemins que nous empruntons, que nous n'avons cessé d'emprunter depuis la nuit des temps pour nous soustraire au mouvement désordonné des formes floues... (Le thaumatrope ou "roue prodigieuse" que conçut en 1825 le docteur Paris représentait sur une face un oiseau et sur l'autre une  cage : de sorte que, par la grâce ou la malédiction de la persistance rétinienne, l'oiseau paraissait encagé alors qu'il ne l'était pas.) Admirable symbole !

... Nous ne maîtrisons pas ce que nous laissons  derrière nous. Ce qui fait de nous des proies. ...Les hommes, tout absorbés qu'ils sont par la surabondance des signes ne se parlent pas, ne se regardent pas, se connaissent moins qu'ils ne se traquent. Ce sont des âges de croyance. Des âges où prolifèrent les récits et les mythes. Ce sont des aubes : rien n'est plus effrayant, ni plus aveuglant, ni plus propice à la croyance qu'une aube."

 

 

 

 

 Premier roman. Coup de maître.

A recommander à tous ceux qui sont tant emplis de certitudes. J'en connais !

3 février 2013 7 03 /02 /février /2013 20:21

 

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Une première pour la librairie de Gradignan qui souhaite porter la poésie.

Pas si fréquent, une initiative pareille !

Un accueil chaleureux pour un moment partagé avec Vincent Motard-Avargues et ceux qui se sont déplacés.

 

Et c'était tout simple, tout sympathique, comme ça l'est toujours, parmi les livres.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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