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18 janvier 2013 5 18 /01 /janvier /2013 19:02

Et pour aller avec le moment poétique partagé d'hier, un petit signe aujourd'hui. Pour moi. J'ai connaissance d'une chronique en ligne Un éditeur, un regard, de Jean-Luc Maxence, Le Nouvel Athanor, de mon livre "Seulement la vie, tu sais". Et c'est seulement bonheur, c'est tout .

 

 

http://lenouvelathanor.com/nouvelle-lanterne/108-nouvelle-lanterne-7

"Brigitte Giraud l'avoue dès la page 8 de son recueil : « Je ne sais pas où saisir le silence ». Face aux murs de la vie recluse, devant la peur des couloirs et les ponts suspendus à des fils d'acier, « retenu à la terre par presque rien, l'auteure espère que le tout est relié à tout, mais « les émotions ricochent sur le ciment » et le vertige guette quand il s'agit de choisir dans l'immensité des carrefours...

« Nos corps sont défaits.

On ne sait pas la frontière

Du flux du reflux.

On ne la voit pas.

On se tient dedans.

On se tient . »

Pour Brigitte Giraud, tout se joue à fleur de peau. Dans la ville, « La ligne droite est une illusion de l'œil ».On se demande à quoi sert l'amour. « Un train contre un tram sur l'échangeur des sentiments ». Et dans ces entrelacs de fils, il faudra garder espérance. C'est-à-dire « croire au combat obstiné du soleil sur la langue, la mort, mille et une fois, battue à pique. ». Brigitte Giraud ? Une voix tragique qui voudrait « soulever la peau du monde » et y parvient parfois."

 

Brigitte Giraud, Seulement la vie, tu sais

Éditions Rafael de Surtis, 2012

15 €

18 janvier 2013 5 18 /01 /janvier /2013 11:53

17 janvier 2013.
Valérie Rouzeau est à la librairie Mollat pour une rencontre/lecture autour de son dernier recueil de poésie Vrouz (prix Apollinaire 2012).
La rencontre est animée par Florence Vanoli.

 

Un moment attachant, c'est-à-dire qui lie et relie

comme une tendresse. 

Un moment qui lit.

 

 

 

 

 

17 janvier 2013 4 17 /01 /janvier /2013 03:45

"Les questions, ça a un ton",  a dit le petit Ruben. Et nous nous sommes amusés à inventer des questions. Une lui, une moi. Il a commencé, il avait bien compris.     Lui : "Est-ce que tu as une trousse ?"

Moi : "Est-ce que tu t'appelles Ruben ?"

Lui : "Est-ce que tu aimes les nouilles ?"

Moi : "Pourquoi tu as des cheveux ?" 

Parfois le petit répondait, comme il pouvait, il était tenté. C'était un signe, signe que quelque chose était demandé et signe qu'une réponse était possible. Donc c'était bien une question ! Ca allait tout seul. Le petit s'appliquait à faire monter sa voix, et son menton semblait gravir une montagne dans le même temps : il mettait le ton de la question.

A un moment, il a dû sentir qu'on pouvait pousser le bouchon un peu plus loin, un reste de petite petite enfance. Il a dit :

- Est-ce que je peux poser une question à ma maîtresse ?

 On abordait là à un autre continent. Sa question contenait la nécessité de la  question. Je me suis dit que les gosses intelligents sentent les complexités. Ils ont le chic pour chercher le pourquoi du pourquoi, et j'aime ça.

A pourquoi le ciel est bleu ?, on pourra évoquer la lumière et sa réfraction.

A pourquoi il y a un ciel qui n'a pas de bras bleus... ? Bon, je comprends qu'à un moment, ça agace et qu' on finisse par répondre " heu... ben parce que...parce que, voilà... heu... c'est comme ça, c'est tout !" 

Bien sûr, on pourrait expliquer à l'enfant que les réponses n'existent pas pour tout, que parfois, on ne possède pas les réponses. Que même les grands ne les ont pas toujours. Que parfois, c'est "juste comme ça !" Que parfois, on ne sait pas...

On pourrait alors avec lui jouer aux questions bizarres, tordues et tout de guingois. Montrer qu'à travers ces jeux, la langue fourche et dit autre chose qu'on ne savait pas d'abord trouver. Débusquer dedans une sorte d'émotion, ou un rire,  jaune, ou bien tout rouge. Sortir des chemins à balises.

Alors  à ce moment-là,  l'enfant saura bien que toutes les questions ne se ressemblent pas : qu'il y a les vraies, et les fausses. Que les vraies questions sont celles où on doit  réfléchir avant de répondre. Que dire oui ou non ne suffira pas. Que ce sera juste plus compliqué que ça. 

 

Alors après, il existe la poésie. Qui explore la langue et ses secrets. C'est pas une évidence.

Donc aujoud'hui, j'irai écouter Valérie Rouzeau chez Mollat. Son dernier livre c'est VROUZ comme V.ROUZeau qui a obtenu le prix Apollinair e, considéré comme le "Goncourt de la poésie".

 

 

 

Du vent me danse la têterouzeau-13.jpg
Je do do dodeline
Traverse une rue un fleuve
Une mauvaise passe une crise
Rien jamais ni personne
Ne me porte aussi bien
Que l'air assez remué
Qui me remue assez
Me chavire la caboche
La cervelle envolée
D'aptère qui va à pied
Sans gâcher le hasard
Difficile à mirer
D'un seul frisson de flaque.

 

Bonne qu’à ça ou rien
Je ne sais pas nager pas danser pas conduire
De voiture même petite
Pas coudre pas compter pas me battre pas baiser
Je ne sais pas non plus manger ni cuisiner
(Vais me faire cuire un œuf)
Quant à boire c’est déboires
Mourir impossible présentement


Sur le livre, Antoine Emaz écrivait : « Et la forme du « sonnet » se prête bien à la saisie de scènes brèves du quotidien ; bon nombre de poèmes ont un aspect polaroïd, saisie d'un moment particulier. Ce peut être une scène de voyage ou de rue, une brève rencontre, un événement aussi banal que changer de matelas ou se faire à manger… Mais tout cet « anodin », s'il est évoqué le plus souvent avec humour, révèle surtout la fatigue de vivre, la difficulté d'être qui est au fond de la poésie de Rouzeau. »

16 janvier 2013 3 16 /01 /janvier /2013 21:42

  Pres-du-ciel-LightR-NetB-2.jpg

                                                               Photo | Isabelle Lagny

 

Tu gravis avec moi une terre de lecture.

Des lignes, des cailloux,

éboulis d'herbe ou grappes,

une boue molle,

et noire.

 

Une brume se désagrège.

Par fragments de songes, 

de notes dans la gorge,

et puis des pauses...

Une navigation dans les marges.

 

 

 Hors de toute incertitude, le silence.

Loin enfoncé en nous.

 

Et,

plus grand que tout,

le ciel.

 

Published by brigitte giraud - dans Recueil de photos et textes
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13 janvier 2013 7 13 /01 /janvier /2013 23:28
10 janvier 2013 4 10 /01 /janvier /2013 22:14

photo

Ce banc-là du

20 août 2010, place des Vosges, à 16h45

 

 

Une perspective d' esquisse,

de dessin,

de projet,

de voyage,

une perspective de paysages,

de temps,

d'heures coulées à flot de mots,

sur un banc, 

ailleurs  là  ici,

des lignes filées, 

des fils suspendus,

où les voix se suspendent et,

même en fuite des jours,

demeurent.

C'est un long chemin à parcourir ensemble...

 

 

 

 

 

10 janvier 2013 4 10 /01 /janvier /2013 07:06

12-novembre-2025-4-.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

On croit coller à un plus d'évidence, de qui on est. Une nature fragile. Une bougie qui brûle et change de couleurs. Des senteurs d'osmanthe, un flacon entrouvert "Rose imaginaire" acheté en pharmacie. Ou même.

Le café respire dans la tasse, respire aussi. Je vapote. Je tête une fumée pâle qui se dissout dans l'air sans trace. Un ruban à l'horizontal.

Dans lequel se blottir.

A double dose.

Le petit jour à l'épaule et mes yeux ne voient pas droit. Vient sur ses pattes de chat. Les pattes du chat respirent aussi. Les choses dans leur propre souffle. Une endurance de la vie, on dirait Attention fragile, double dose, s'il vous plaît ! S'il te plait.

Envie d'une phrase bancale, un peu ivre, une concordance des temps désaccordée aux marqueurs...du temps. Une cassure respiratoire.

Demain tape sur le vent tout à l'heure.    

Tout à l'heure demain tape.

Et le vent.

Ou même.

 

 

 

 

Published by brigitte giraud - dans Mémoire vive
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9 janvier 2013 3 09 /01 /janvier /2013 22:24

 

J'ai retrouvé, dans la poche d'un blouson en jean, un jeton de foire.

Je me souviens parfaitement de ce jour. Je vais rarement dans les foires. Mais je me souviens parfaitement de ce jour-là. Une blague que de se retrouver là un après-midi. Avec JM. Du n'importe quoi. Du bon n'importe quoi. On rit et on s'en fout. On s'était collés à une machine qui fait avancer des trucs immondes qu'on n'attrapera jamais. L'illusion de croire que c'est possible et de savoir que c'est très bête. Plaisir d'offrir, joie de recevoir.

Garder le jeton, on avait dit. Dans cette poche-là, on avait dit. Les poches poitrine de blouson en jean sont faites pour ne rien contenir.  Donc ce jeton avait été glissé là.

Il y est toujours.  

  Il a rejoint aujourd'hui, dans ma boîte à trésors, des petits carnets aux phrases,  et ce qu'en général on m'a donné, offert, ...de l'affectif caractérisé, ...des cartes, des mails imprimés fallait garder, des mots sur bouts de papier, des papiers qui parlent (tickets divers et datés, de bus de tram de métro), des bouts de vie, d'amour, gardé, des objets, très insignifiants parfois... comme un jeton de foire,

etc...etc... etc...

Published by brigitte giraud - dans Mémoire vive
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9 janvier 2013 3 09 /01 /janvier /2013 04:30

J'entends ton souffle dans la nuit.

Parler doucement à tes rêves. Qui respirent.

Ecouter longtemps des oiseaux à l'intérieur de toi.

Ton sang et tes ruisseaux.

 

Et, brutalement, un comblement dans mes poumons.

Published by brigitte giraud - dans Intimité
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8 janvier 2013 2 08 /01 /janvier /2013 18:50

Aujourd'hui. En plusieurs tableaux.

 

1 Sort de la bouche. De là. Attendu.

Le symptôme à découvert.  "Coversyl" à la baisse. Toussera moins.

 

 

2 Pas demain. Tout se suite. Maintenant. Besoin d'un "oui". Ou autre.

C'est "oui".

 

 

3 Besoin d'un mot. Même si banal. Banal par exemple. Le mot "banal".

Alors ce sera celui-là qui manquera, si pas.

 

 

4 Un mot. Un seul. Sur le bout d'"on n'en sait rien." Tout un spectacle, en somme !", je lui ai dit. Elle a répondu :  "C'est juste à éprouver, l'accord d'un texte et du corps en ses mouvements."

 

 

 

 

Published by brigitte giraud - dans Mémoire vive
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