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27 décembre 2012 4 27 /12 /décembre /2012 19:18

Photos | Dominique Boudou

à Château Lemoine

 

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C'est d'abord une cage de pierres

 

d'où s'échappent une trouée  de ciel

et des herbes mauves

 

une japonaiserie d'épis poussés

 

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entre des pierres

 

 

Il faut lever la tête

élever le regard

le long d'un tronc

suivre l'écorce

 

jusqu'au fouillis

des cheveux

 

 

des noeuds près du cou

la tête bascule avec sa masse

vers l'avant

 vers la terre

et  l'isolement des yeux

des chemins autour de la maison

des pas

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comptés

des gouttes longues

un parcours  silencieux dans les jambes

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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26 décembre 2012 3 26 /12 /décembre /2012 11:11

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Es-tu atychiphobe ? Atélophobe ? Pantophobe ou phobophobe ?

Est-ce que l'idée de l'échec te fait trembler ? Redoutes-tu l'imperfection? Est-ce que tu t'effraies de tout ou as-tu peur d'avoir peur ?

Mots savants qu'on s'empressera d'oublier...

Mais, il conviendra, si c'est possible, en cette année neuve qui s'approche, d'apprendre patiemment le dépouillement, "le terminus des prétentions" dit Audiart.

Parce que rien n'est linéaire, et ne suit la ligne droite, mais  évoque davantage une ligne de sorcière,

en regard des autres, en regard des drames, en regard de la détresse... Ne pas se dire :

L'existence est triste. Dire plutôt :"En ce moment, je ressens de la tristesse."

L'existence est bonheur. Dire plutôt : "En ce moment, je ressens de la joie."

L'existence n'a pas de sens. Dire plutôt : "Il se pourrait qu'elle puisse en avoir un et alors pour moi, cela signifierait que..."

 

Enfin s'emplir ni d'espoir, ni de crainte, ni de leurre... Mais vivre au plus du mieux, ET faire, être libre au mieux du plus,

comme nous étions faits pour...

 

"N'oublie pas, Brigitte, m'écrit Robert, N'oublie pas: nous nous soignons et nous nous tenons debout non seulement pour nous-mêmes, mais aussi pour ceux qui
ont besoin de nous."

 

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25 décembre 2012 2 25 /12 /décembre /2012 20:43

Magnifique !

Cette voix

qui dit ce qui reste de chemin à parcourir, pour eux,

mes amis, mes enfants, mes enfants...

et pour tous les autres en errance...

...Alors le reste, tout le reste qui n'est pas l'essentiel humain,

tout ce qui demeure en deça de l'émotion,

dans les comptes à régler, dans ce qui est ignoré

(comme chacun de nous ignore bien souvent ce qui se trame dans les heures de l'autre)

... Alors le reste, tout le reste

hors du champ du sensible,

hors du chant,

un moment n'existe pas.

 

 

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23 décembre 2012 7 23 /12 /décembre /2012 23:50

22 décembre au Théâtre en Miettes

Durant plusieurs soirées, Jean-Pierre Nercam (acteur et metteur en scène) et Gérard Hello (musicien compositeur) ont rendu hommage à Louis Aragon, mort à Paris un 24 décembre 1982.

Leur talent conjoint ont jalonné l'oeuvre du poète.

On a oublié, les écoutant, les voix de Jean Ferrat, de léo Ferré, de Reggiani ou de Caussimon, ce n'est pas peu dire !

Merci à eux !

 

 

 

 

22 décembre 2012 6 22 /12 /décembre /2012 14:45

Il n'était pas possible de les séparer...

Deux auteurs. Deux écritures.

 

Un chemin de terre aux coquelicots,

jusqu'à la mer infinie, immémoriale.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

22 décembre 2012 6 22 /12 /décembre /2012 02:58

Ceci est la quatrième de couverture du livre.iles.jpg

 

Si « aucun homme n’est une île », certains aspirent néanmoins à découvrir celle qui les rendra heureux.

Le héros de ce récit, l’un des derniers et des plus intenses de D.H. Lawrence, a choisi de quitter le continent pour se tailler un royaume à sa mesure. Mais où trouver sa plénitude ? Comment être à soi-même un territoire fini ? Botaniste qui tente d’ordonner le chaos du monde ou maître qui organise son domaine au milieu de la mer, l’insulaire volontaire va ainsi aller, île après île, jusqu’au bout de son utopie personnelle.

Voici un texte limpide, beau et méconnu où éclate le génie tourmenté de l’écrivain anglais, un texte à lire seul au milieu du monde.

 

 

A cela, j'ajouterai que "l'homme qui aimait les îles" souffre de mélancolie chronique et douloureuse. On ne sait pas si c'est l'île-même qui a développé en lui cette fragilité ou si c'est cette ragilité qui l'a conduit vers ces terres dépeuplées. Le fait est que peu à peu, il se coupe de tous liens. Et peut-être devient-il lui-même son île, une île à déserter puisqu'il est un homme...

 

 

"Il ne savait pas qu'il pleurait. Il était trop faible. Comme une créature étrange, irréelle, il ne comprenait plus ce qu'il faisait.

Sa seule satisfaction était d'être seul, absolument seul, et de se laisser pénétrer par l'espace. Seulement la mer grise et les quelques arpents de son île baignée par la mer. Pas d'autres contact. Rien d'humain qui eût mis ce qu'il avait d'horrible en contact avec lui.  Seulement l'espace humide, crépusculaire,  baigné par la mer ! C'était là la nourriture de son âme."

 

Magnifique livre !

20 décembre 2012 4 20 /12 /décembre /2012 20:00

 Il pleut depuis des jours.

La fenêtre a des rebonds de lumière dans ses néons de verre.

Les fauteuils ont aligné leurs bras sur le silence. La salle d'attente attend. On croirait que tout s'est arrêté.

Cependant,... j'entends dehors les talons d'une femme enfouis dans les phares d'une moto. Disparaissent dans un trou du soir, plus loin, nulle part. Où donc ?

On pourrait inventer : la porte qu'elle poussera et la chambre, un couloir, un chat sur un coussin blanc, une lampe allumée, des fleurs dans un vase, un visage gracieux, un sourire, pour elle, des baisers doux, des baisers fous, courant, courant...

J'aime tant être charitable avec les rêves !

 

 

 

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19 décembre 2012 3 19 /12 /décembre /2012 20:14

Reprenons nos marques doucement, calmement.

Marque, ou marche ?

Virée de la PhotoQuiBouge pour cause de racisme, moi ? On m'assure que non. Alors... Alors quoi ... J'aurais préféré finalement. Parce qu'alors c'est pour quelle autre raison, hein ? Pour ne pas être dans la pensée unique des staliniens façon Bougel ? Oui, voilà, c'est ça !

Alors, alors...

J'enrage de tous ces merdeux qui se croient intelligents parce qu'ils gueulent et évincent, coupent les têtes, sans barguigner, sans honte, sans se poser de questions, les enfoirés !

de tous ces suiveurs qui suivent (parce que c'est mon ami, alors hein, tu comprends...)

de tous ceux qui enfoncent, parce que c'est leur rôle d'enfoncer et de suivre, qu'ils n'ont jamais su faire que ça sans doute,  ils ne le savent même pas, les nullissimes !

de tous ceux qui ont la parole comme ils ont le pouvoir, et qui en jouissent, Dieu qu'ils sont affreux quand ils s'imaginent être des héros, (à coups de frat, on rigole Camarade !)

Colère ! colère ! colère !

- Vous avez vu l'article de Guillebaud ? C'est tout à fait ça qui se passe en mode réduit. Une caricature de ce qui se passe.

 

 

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17 décembre 2012 1 17 /12 /décembre /2012 19:38

 

 

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17 décembre 2012 1 17 /12 /décembre /2012 15:24

De penser à.  Cette façon de.

Il n'est rien de mieux que la pluie qui bat.

Sur les draps du crâne. Toc toc, ça fait, multiplié par dix et par cent.

Cette façon de penser

parce que j'entends un chien qui hurle.

Cette façon de chien de penser à.

 

Dans une capsule Heineken,

Andie Warhol sort de la Factory.

Ca recommence à l'infini...

 

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