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30 septembre 2012 7 30 /09 /septembre /2012 00:35

Je lui ai dit : "Faut que ça râpe, que ça ripe !"

Ecrire n'est pas faire du joli, ou du dépressif joli, pour se donner une manière. L'un comme l'autre sent le faux et l'incérité.

Je ne sais pas plus que quiconque ce que c'est .

Mais si l'on n'est pas dans le "vrai", il se peut que la sincérité de l'écriture soit nécessaire.

Comment faire sans elle ?

C'est avec elle que ça râpe et ripe.

Que sur la table, il y ait les pelures de la gomme.

 

 

Published by brigitte giraud - dans Mémoire vive
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25 septembre 2012 2 25 /09 /septembre /2012 23:24

476656246_72cd0f77d5.jpgPicasso  a peint les femmes selon sa perspective tordue : tout à la fois de face et de profil.

 

 

C'est que l'âme a besoin de plusieurs angles de vues pour se laisser saisir,

sous la peau,

la peau comme

semelle,

et couleurs.

 

 

 

 

 

- La perspective voit plus loin que nous-mêmes. On ne sait pas ce qu'elle sera. La création ne sait jamais le chemin par avance.

- Ca racontera et prendra sens sur le papier, sous nos regards, tu as dit.

- Une parole à l'épreuve du corps ?

- Des paysages de sons, de mots et d'images inoubliables. Pour ne pas nous oublier. Une parole à l'épreuve d'une preuve ...de la beauté.

 

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23 septembre 2012 7 23 /09 /septembre /2012 15:25

22 septembre 2012.
Dans le cadre du Festival Nomades, la bibliothèque de Bacalan propose une promenade en poésie sur le voyage, le nomadisme, le parcours intérieur et le paysage.
Dominique Boudou et moi-même, accompagnés par le doudouk de Zhirayr Markaryan, y avons lu des textes de Aloysius Bertrand, Arthur Rimbaud, Brigitte Giraud, Salah al Hamdani, Robert Misrahi, Guillaume Apollinaire, Nathalie Cailloux, Danielle Sallenave...

Images | Christian Destandau

 

 

 

 

21 septembre 2012 5 21 /09 /septembre /2012 18:28

FESTIVAL-NOMADE-002.JPG

Comme chaque année, on pique-nique littéraire.

La bibliothèque de Bacalan poétise le jour, une heure, quai du Maroc au Festival Nomades. C'est dire si le voyage sera présent, immobile et vivant, samedi 22 septembre.

- Demain ?

- Oui, demain on part avec Rimbaud, Salah al Hamdani, Kafka, Nathalie Cailloux, Apollinaire, Robert Misrahi, Sylvain Teyssson, d'autres ... et moi-même herself, s'il vous plaît.

Nous lirons sous un chapiteau géant, un espace de lumières chimarées et tout en arabesques. C'est que les mots font parfois un de ces cirque, vous savez !

Le doudouk de Zhirayr Markaryan saura bien faire vibrer ses notes biscornues et touchantes...

20 septembre 2012 4 20 /09 /septembre /2012 21:16

Les jardins sont des terres d'aventure.

Des lieux privilégiés de l'entre-soi.

 

Dans l'entre-deux.

Les regards se croisent et

ne se lâchent pas.

Plus.

Une projection du monde enfin

sur un "miroir maudit" et

le ciel même se perd.

Quand tu me regardes.

 

 

 

 

Je me permets de mettre ce lien du blog de Nathalie "Du coq à l'âme", parce que je suis touchée et bien en accord avec elle.

http://du-coq-a-l-ame.over-blog.com/article-et-des-si-et-des-possibles-110282724-comments.html#anchorComment

 

 

"tu es juste comme moi, tu veux vivre! Aimer! Donner! Partager! De la tendresse et tout et tout !C'est tout! Attraper ce que la vie t'offre. Têtes brûlées nous resterons, t- ai- je dit. C'est ainsi que nous aimons la vie, que les gens nous touchent, que nous les aimons, à pleines mains, que nous respirons. Se préserver sera quand nous serons mortes, sans corps à serrer.

Tu es sur le fil avec moi, comme d'autres aussi.

Alors plutôt vibrer et tomber.

Plutôt pleurer et voir le Rimmel couler.

Plutôt se cogner et avoir des bleus.

Plutôt affronter et sortir.

Plutôt saigner et recoudre.

Plutôt chercher qu'attendre.

Plutôt croire et avancer.

Plutôt respirer que crever.

Bancales et des étoiles plein les yeux".

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19 septembre 2012 3 19 /09 /septembre /2012 01:41

Les heures troubles

Une suée dans les plis

Sur le haut du front

Ne pas comprendre l'un

L'autre si seulement

C'était possible Cause toujours

Tu les auras tes fleurs sauvages

enroulées de plastique

du raphia on dirait

Je te fais un bouquet d' aubes, tu voudras ?

 

- Déjà, et encore,

écrivant ces mots-là, pleins,

sur une page

quelque part.

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18 septembre 2012 2 18 /09 /septembre /2012 14:53

Bordeaux-CAPC-9-mai-2012-005.JPG

 

 

 

 

 

 

Tu demandes rien et la tendresse... 

 

Le bol réchauffe tes deux mains

le coeur boit trois gouttes de lait

au fond et la tendresse

la crème

tourne au coin du mur

tu ne sais pas que tu lis 

la tendresse au fond

des deux trois gouttes

au fond

du bol

 

Tu demandes rien

sur les trois heures de l'après-midi

il pleut deux trois gouttes

de lait

au fond du bol

et la tendresse

 

14 septembre 2012 5 14 /09 /septembre /2012 20:50

 Faire des repérages. Pour pallier à ce qui cloche.

Vérifier la donne et,  le cas échéant, changer les données.

Eclairages, son et cadrage.

Dans son oeil, sa mire. Son point de vue en accord avec le plateau.

Le théâtre et son double.

La vie et ce qu'on voudrait jouer sur sa scène. Ce qu'on pourrait...

Ce qui est possible de voir par-dessous sa capuche. Les gestes et la couleur des gestes.

Une peinture ce serait bien. Mobile. Les mains entre les cuisses, rester là, à  faire du ménage dans sa tête. Essayer de comprendre les hommes, en sentir la flamme au risque de l'éteindre, si elle était trop faible. Mais non ! son vacillement est sa raison d'âtre, à cause du vent, d'un souffle, d'une respiration.

On respire. le chat respire. Le miroir a sa buée vivante.

J'arpente, des mètres, des kilomètres,  road movies au cinéma,

on est au cinéma grand écran, 3d,

road movies,

et seul l'esprit sait le lointain que la route abandonne dans les travées du spectacle.

"Tourne avec moi",

et que ça hurle,

et que ça fasse silence !

 

 

 

 


 

 

Published by brigitte giraud - dans Vidéos
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13 septembre 2012 4 13 /09 /septembre /2012 19:50

Photo Hervé Bégou

DSCF0761-07 40

 

 

 

 

D'une manière littérale, "dénouer" consiste à "défaire".

 

Exemple :

- Prenons une situation désastre.

- Prenons en compte la lassitude extrême des protagonistes de cette situation désastre.

- Prenons les noeuds, et les fonctionnements intimes des protagonistes en lassitude extrême de cette situation désastre lambda...

 

C'est un roman, des romans en un seul.... Comment le dénouement (la résolution d'une intrigue)  dépourra-t-il survenir ?

 

En général, il y a trois solutions possibles :

- Serrer les noeuds, les resserrer davantage encore pour qu'ils fassent corps,   véritable corps vivant du problème.

- Rechercher à tout prix les nourritures nécessaires, pour qu'à travers ce corps vivant, le problème se vivifie sans cesse.   

- Dénouer les fils laissés en suspens, afin  que la mécanique nocive n'agisse plus, et dénouer les tensions, en quelque sorte défaire le tricot monté avec trop d' épingles.

 

La troisième proposition semble la meilleure pour la paix, et le grand soulagement de la paix,  qu'il y  a à vivre.

Alors, si on la choisit comme tenable, au nom de sa liberté à soi, et même à coups de boutoir, avec le sens (le sens !) d'une fulgurance de la joie qui pourrait à nouveau émerger avec ses rires et la légèreté des heures,

on peut affirmer que :

défaire, c'est construire.

 Construire l'apaisement, hein ? Parce que l'apaisement, y'a que ça qui importe !

Le temps de rêver est bien court...

 

 

 

12 septembre 2012 3 12 /09 /septembre /2012 18:06

Il y a toujours un homme invisible... Ou une voix. Quelque chose comme.

On ne sait pas. On voit mal. Sûr qu'on se trompe souvent.

Mauvaise appréciation des distances, de la lumière, des  idées et des sentiments. Des autres. De ceux qui ne nous aiment pas. Pas vraiment. Une ligne d'ondes qu'on ne reconnaît pas.

Alors on peut se regarder dans la glace. ...On n'est pas sûr de se reconnaître à chaque fois.

On essaie de suivre les conseils des autres. Mais ça ne colle pas, ils se contredisent, entre Non, mais regarde-toi un peu ! et Arrête de te regarder !, on ne sait pas comment faire.

L'homme invisible fait écran. Il guette. En nous, il guette.

On voit pas ce qu'il faut voir ? Peut-être ? L'essentiel ? Qui doit bien nous tenir tous, l'essentiel, quand on sait où il habite ?

Un numéro et le nom d'une rue sur un papier, on irait à vélo.

 

 

 

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