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22 août 2012 3 22 /08 /août /2012 13:38

Les Inrocks se font passeurs. Merci à eux.

Je salue donc le courage de ces trois femmes.

Je ne peux que passer à mon tour, même si facebook s'en est fait largement l'écho, le texte de Maria Aleckhina.

En espérant que Poutine, sous la pression des peuples, en entende quelque chose...

 

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“Pussy Riot, derniers mots d’une condamnée”: le texte de Maria Alekhina lu en français par son traducteur

le 22 août 2012 à 10:36 • 271 vues

Voici, dans son intégralité, le discours écrit par Maria Alekhina, l’une des trois Pussy Riot condamnées par la « justice » russe, le 17 août 2012, à deux ans d’emprisonnement en camp pour « vandalisme » et « incitation à la haine religieuse » pour leur interprétation jugée profanatoire, en février de la même année, d’une « prière punk » anti-poutine dans la cathédrale du Christ-Sauveur. Ce discours a été prononcé pendant le procès, le 8 août dernier.

En complément, “Pussy Riot, derniers mots d’une condamnée”, le film réalisé par l’activiste Helmut Brent sur le sujet, où l’on peut notamment entendre, lu en français, le discours de Maria Alekhina.

Helmut Brent est d’ailleurs l’auteur de la traduction que nous vous proposons aujourd’hui. Qu’il soit ici remercié d’avoir accepté que nous la publions.

 

21 août 2012 2 21 /08 /août /2012 15:55

Avant de suivre le chemin de sa liberté et de l'existence que Robert Misarhi dit misrahi.jpgheureuse puisque libre, le sujet ne sait pas qu'il se tient dans une existence spontanée.

Je cite ici l'auteur du livre, Véronique Verdier, qui, après l'entretien avec Robert Misrahi, parle de quelques concepts essentiels pour le philosophe, dont celui de liberté.

 

 

 

"Dans la vie telle qu'elle se déploie immédiatement, le sujet ignore le pouvoir constituant de son désir et se saisit d'abord comme passivité.... Des déterminisles qui s'additionnent  et se renforcent les uns les autres."

Dans le Travail de la liberté, il écrit que "des lois rigoureuses commandent sa vie, son action, son avenir et qu'il est vain de s'opposer aux lois et aux événements. L'homme n'est pas complètement averti de sa liberté, il pense que des divers déterminismes le portent vers des choix, des buts, des projets qu'il n'a pas choisis.... C'est une simple croyance qui s'est développée.

Toutefois, cette croyance a un effet réel : l'impossibilité pour le sujet d'envisager une situation autrement que telle qu'elle se propose ou qu'elle s'"impose" à lui.

Du coup, le sujet se laisse envahir par les sentiments de son impuissance et de sa fragilité...

...(...)

Mais cette passivité n'est pas une donnée brute, elle est une sorte de choix de la dépendance, de la passivité, de la complaisance envers un faisceau de déterminismes et de forces.

Robert Misrahi met, là en évidence un choix qui n'est autre que celui de la facilité. Lorsqu'on renonce à sa liberté, on renonce à exister véritablement.

...

Le sujet vit alors un rapport versatile au temps. Il oscille entre un instantanéisme et une vue à court terme, et l'espérance en un avenir qui lui apporterait une sérénité de manière quasi-magique.

Le plus souvent c'est l'angoisse qui domine, angoisse face à la vie qui lui glisse entre les doigts."

 

Véronique Verdier

Entretiens avec Robert Misrahi

l'existence comme itinéraire

éd. Le Bord de L'eau

19 août 2012 7 19 /08 /août /2012 15:31

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Je ne connaissais pas cette chanson du fils Souchon.

Rien envie d'en dire.

Comprends qui peut, comme toujours. Comme tout.

 

Elle s'accorde juste bien avec celle du père, non ?

C'est toujours une histoire de fil. Qui tient. Qui retient. Le meilleur comme le pire.

 

 

 

 

 

Published by brigitte giraud - dans Mémoire vive
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18 août 2012 6 18 /08 /août /2012 12:20

 

Tout bouge toujours.

En dehors de soi.

Et en soi. Tout bouge toujours.

"Je préfèrerais pas", dit-il, à la façon de "Bartleby, le scribe" d'Herman  Melville.

Les tensions et les formes, je veux dire. Notre ciel intérieur. On se laisse porter et on s'y baigne, dans le coton des nuages et dans celui de l'eau. A un moment, la frontière est si loin, si proche. On ne se demande plus rien. C'est juste bon. On ferme les yeux...

 

Et si nous n'étions que brisures ?

Du matin qui abandonne la nuit, des vagues fracassées, du corps qui trébuche sur une image d'oiseaux, du soleil derrière la dune épuisée ?

Brisures et recommencements... des vagues et des brisés...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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17 août 2012 5 17 /08 /août /2012 14:09

La route...Un ruban d'asphalte, 

on s'accommode des couleurs qui frisent la déraison,

on croit que le ciel nous accompagne toujours et ce n'est pas vrai,

on invente des images magnifiques pour être sûre d'être là,

et on se risque à sourire de sa naïveté presque touchante.

 

 

 

 

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15 août 2012 3 15 /08 /août /2012 18:12

Dans la rue, rien ne bouge.

Un brin de vent d'abord, une bouffée de pluie et puis plus rien. Juste pour mieux respirer.

J'ai jeté un coup d'oeil dans la rue d'un jour férié. Du bleu et du jaune, j'ai fermé les yeux et les couleurs étaient là. 9a faisait pas de vert le tout mélangé, parce que les arbres, les toits des maisons, la route et tout le reste étaient vraiment dissociés. Chaque élément était l'un à côté de l'autre, autonome, et c'est moi qui ait composé l'image. Pour aller avec la chanson (en pensant à Claire qui écoutait peut-être aussi Colette, Mélocoton et Boule d'or dans un jardin).

 

 

 

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14 août 2012 2 14 /08 /août /2012 14:31

Soirée au vingtième étage d'un immeuble. Et j'ai oublié mon caméscope. C'est la ville toute entière qui bat ses lumière et sa vie propre. Haut perché, on domine le paysage et on se sent un point parmi d'autres points dans l'horizon.

Alors plus tard, à défaut du très-haut, j'ai filmé le très-bas, le ras du sol, et son bruit au bord de la rocade. (Ai-je lu ce livre de Bobin ? je ne crois pas, il est pourtant dans la bibliothèque, venu de je ne sais où, offert sans doute, mais son titre ne me plait pas, alors que... peut-être...)

Au bord d'une rocade, on y est parfois comme au bord d'une falaise.

Le ras du sol, c'est la profondeur à l'étage au-dessus.

Faut en passer pas là, en somme.

 

 

 

Published by brigitte giraud - dans Vidéos
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13 août 2012 1 13 /08 /août /2012 12:57

Je penche. Pèse un nuage dans ta poche. Mimizan--1-et-2-aout-2012-002.JPG

Dis-moi comment faire pour

 assembler les bras avec les jambes

du tricot ?

L'un après l'autre, quand même, du sable,

tu soulèves tes genoux.

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12 août 2012 7 12 /08 /août /2012 16:08

26-juin-2012-BIBI-31.jpg

 

Un mystère réverbéré.

 

 

26 juin 2012 BIBI 28

 

Ce qui hante et ce que nous hantons.

 

26-juin-2012-BIBI-29.jpg

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10 août 2012 5 10 /08 /août /2012 13:58

On retrouve parfois, entre les pages d'un livre qu'on relit, une jubilation à imagesl-attrape-coeurs.jpgreconnaître quelque chose de soi, d'avant avant aujourd'hui.

C'est comme une route qu'on a empruntée mille fois il y a longtemps, et   on s'étonnerait de se rappeler le petit buisson qui ne payait pas de mine. Juste à la même place. On ne savait pas qu'on ne l'avait pas oublié, le petit buisson. On n'avait juste pas eu l'occasion d'y penser. 

Alors je me demande si cette chanson existe vraiment, celle que fredonne le petit garçon qui longe le bord du trottoir, comme s'il marchaait sur un fil, vous savez, ces trucs que font souvent les mômes... "Si un coeur attrape un coeur qui vient à travers les seigles".  Je ne l'ai pas trouvée sur le net.

Si un corps rencontre un corps... Si un corps rencontre un corps...

 Le poème de Robert Burns, poète écossais né en 1759, pionnier du romantisme,   est cité dans le roman L'attrape-coeurs (titre original : The Catcher in the Rye) de J.D. Salinger et permet d'expliquer son titre  (littéralement "L'attrapeur dans les seigles").

 

 
"Comin' Through the Rye"
O, Jenny's a' weet, poor body,
Jenny's seldom dry;
She draigl't a' her petticoattie
Comin thro' the rye.

Chorus:
Comin thro the rye, poor body,
Comin thro the rye,
She draigl't a'her petticoatie,
Comin thro the rye!

Gin a body meet a body
Comin thro the rye,
Gin a body kiss a body,[r] Need a body cry?

Gin a body meet a body
Comin thro the glen,
Gin a body kiss a body,
Need the warld ken?

 

 

 

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