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7 août 2012 2 07 /08 /août /2012 18:42

Elle s'est flanquée près de sa voiture et elle a composé un numéro de téléphone. 100 4021Elle a regardé autour d'elle au moment où elle s'est mise à parler : un bateau tanguait sur le fleuve et les voitures défilaient sur le parking.

Une sorte de copié/collé entre ce qu'elle imaginait être là-bas et ce que ses yeux voyaient  ici.

Un pont imaginaire reliait-il les deux images ?

Non, elle ne voulait pas se placer pas dans le ciel des idées,

mais seulement se tenir aux nuages qui passent...  Elle ne savait pas toujours comment s'y accrocher.

 

 

 

Published by brigitte giraud - dans Mémoire vive
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5 août 2012 7 05 /08 /août /2012 22:55

Dans le nouveau lieu de Claude Bellan, l'atelier occupe toujours une place lumineuse.

Il est moins vaste que le précédent, mais l'âme de la Peinture se promène dans l'air.

D'un tableau à l'autre, le geste du peintre trouve d'autres libertés,

des chemins inconnus à l'intérieur de ses lisières propres,

dans sa main qui tient le pinceau,

dans son oeil qui voit "l'incroyable monde".

 

 

 

 

 

 

 

5 août 2012 7 05 /08 /août /2012 13:08

On se sentira une sorte de parenté avec lui, alors on s'autorisera à l'appeler par son prénom....

A cause du sublime, "de l'effort littéraire de l'oeuvre", il dit Lucchini, et ce qui demeure magistral dans les mots de Céline ou dans ceux de Rimbaud...Rimbaud, qu'on peut "dire" "comme ça " et presque sans penser aux mots dits, incroyables, incompréhensibles de beauté, mais voilà, c'est qu'en y pensant on est subjugué par la beauté, subjugué littéralement....Rimbaud écrivant... "Elle est retrouvée quoi ? L'éternité..."  et ce qui a été l'impulsion originelle de la phrase...

 

Ecoutons-le !

 

 

3 août 2012 5 03 /08 /août /2012 21:25

 

Autoroute hier, carapace de tôle, protection illusoire du mouvement, illusion protectrice de la vie qui bouge /bouge pas, toujours présente de fait et ce n'est pas vrai, on sait bien.

Autoradio. Et Lonsdale lit Duras, le texte "Les yeux verts" (et s'ils étaient bleus tout à coup), India Song, la musique, les premières notes et pas besoin de plus, on a imprimé sous les paupières la mer et son bruit fou, à n'entendre rien d'autre que lui, venu de si loin, si loin, une ligne de sable, et du vent. Où es-tu ? C'est quoi écrire ? Cette trace immobile et sauvage d'une protection qui vient avec tes yeux.

Autoportrait. A tant te reconnaître tant, un écart de ciseau comme des doigts qui désignent l'oeil qui voit, et devine, et dessine un mirage tout en boucles quand je brosse l'arc de mes cils.

Aussi fort tellement si vous saviez, il dit. C'est cela qui est important.

 

 

 

 

 

 

 

3 août 2012 5 03 /08 /août /2012 18:52

Il est des livres qui réjouissent l'âme, qui sont des parapets au bord de la fatigue,

des tenants qui n'aboutissent jamais, parce qu'ils cheminent en soi...

Mots flottants, immensément,

tricotés immensément aussi,

à l'endroit  et sur l'envers des nerfs.  

Les mailler les uns aux autres et, tout à coup, comme en haut d'une dune aux tamaris, avoir la sensation d'une fulgurance brutale : je vois la mer.

Une fulgurance ou une "intuition de l'instant" qui change, nous émeut, qui dure. On saura qu'ils sont là, les mots, depuis longtemps, et que depuis longtemps ils nous portent à bout de voix.

Dedans, il y a des forêts, non ? Du fouillis ?  Des épines ?

Et puis des étoiles, et des vents filés.

C'est tout soudain que la conscience nous en vient. Une nouvelle fois.

Alors je t'écoute lire...

 

 

 

 

 

 

 

 

1 août 2012 3 01 /08 /août /2012 02:12

Il y a des mots qu'on invente.

C'est toujours comme ça.

Ça s'appelle "l'intimité de partage conniventiel". J'ai trouvé cette expression cette nuit. "Oh ! mon Dieu, que c'est pertinent !" je me suis dit, en souriant.

L'intime impose le mot, les mots.

Nous avons toujours ici, dans la bibliothèque, un épais calepin à reliure rouge qui se noue par deux liens également rouges. Nous y consignions nos inventions qui ont toujours le vent en poupe ou que l'on retrouve avec enchantement, comme un ami un peu perdu de vue.

"L'intimité de partage conniventiel" est un jeu sur la langue. Tout au bout de la langue, un souvenir de toi, comme dans la chanson que j'aime bien, quand elle a du sens. Après, il arrive que le sens se disloque, mais jamais tant sur ça.

D'autres jeux de connivence rhétorique viennent accrocher la phrase, et la faire danser. En toi. En moi. En cris et en chuchotis. Un regard imaginé pour un mot. Ou bien c'est l'inverse qui tient lieu de lexique en train de se construire.

Et s'il n'y avait pas ce lien dans le lieu du lexique en train de s'élaborer, jour après jour, hein ? il y aurait "un manque" du mot poétique.

Ne croyez pas que je délire par cette expression pompeuse (c'est ce que j'ai trouvé de mieux cette nuit !) : il est absolument nécessaire de noter, de gerder dans un petit coin du coeur, ne pas oublier "l'intimité de partage conniventiel".

"L'intimité de partage conniventiel" ne parle jamais au hasard. Il livre. Il délivre. Un moment en tout cas. Avec seulement tel être, ou bien tel autre. Il dit ce qui ne se montrera jamais à la fenêtre.

Même ce qu'on croirait être une bêtise ne sera pas contre-façon. Mais juste soi. Dépassant soi. Par et avec l'autre. Mais pas avec n'impote qui et n'importe comment. 

C'est une langue tellement basique parfois, mais une langue augmentée.

Voilà, c'est ça, "l'intimité de partage conniventiel" est une langue augmentée.

Ce sont des onomatopées primaires et douces "aaaaarrrrrrrhhhhgggggghhhh !"   "rhôôôôôô !" qui griffent le cerveau et les sens, des mots de toutes les couleurs, des mots de poche à soi, ou des mots-valises, des mots décalés, des mots en coin de l'oeil qui n'existent que pour le coin de l'oeil,

ou bien des larmes qui débordent dans un éclat de rire...

 

 

 

Published by brigitte giraud - dans Mémoire vive
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31 juillet 2012 2 31 /07 /juillet /2012 02:06

C'est quand on ne s'y attend pas que c'est le meilleur.

On ne sait pas l'instant juste avant qu'il va se produire quelque chose.

Mais la chose est déjà là, je crois, parce qu'on l'attrape, qu'on l'accueille tout de suite, qu'on la cueille de nos yeux. 

Je l'ai regardé dix mille fois ce type. Qu'est-ce qu'il faisait là, dans la circulation ? Quelle jouissance  été la sienne ? A défier la mort par une danse ? A quoi  pensait-il, torse nu sous le soleil qui tapait dur...

 

 

 

 

Published by brigitte giraud - dans Mémoire vive
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29 juillet 2012 7 29 /07 /juillet /2012 19:11

La Fnac. A Bordeaux.

Un livre sur Verlaine à acheter, un autre que je n'ai pas fini à Paris et que j'aimais bien.

Bon, voilà. Je suis à la Fnac !

"Dans un nuage de livres de poche

ou là, rayon des livres de nuage de poche."

Je sens une présence. Une douce présence. Où donc ? 

Une voix me dit : "Suis là, regarde... Je te vois, moi..."

Je me prends alors à me retourner. Si seulement je te voyais...

"ô Verlaine" ! Et le préfet Lépine, bien mis et moustaches lisses  lit, puis hausse le ton au commissaire :

"On n'arrête plus Verlaine. Privilège de ma nouvelle fonction. Et vous serez gentil de faire diffuser, dans tous les postes du Quartier latin, une circulaire précisant : Interdiction d'arrêter Paul Verlaine quelles que soient ses frasques. Voyez-vous, ce que j'idolâtre, ce sont les créateurs, les inventeurs dans tous les domaines. J'aimerais pouvoir les aider... Je ne sais pas... Peut-être organiser un concours..." 

 

"Dans un nuage de poche,

ivre

d'un livre et d'un nuage

dans ta poche"

 

Dans le métro, les gens lisent quelquefois, mais pas tant !  Verlaine , ça doit bien se trouver.  On sent toujours une présence...Alors, on regarde ses mains, celles des autres, les allures des gens, la misère qui passe, chacun observe toutes ces vies, la vie des autres, tous ces destins, tous ces désirs qui ne disent rien, qui pourraient bien dire, ou qui parlent à voix toute basse, et puis on regarde ses pieds, les pieds des autres....

On attend, la pensée vagabonde, tout en vrac. 

 

 

 

 

 

29 juillet 2012 7 29 /07 /juillet /2012 00:08

26-juin-2012-BIBI-14.jpg

 

Une chorégraphie de la rue 26 juin 2012 BIBI 12

mouvements  de la vie  

en  décalage toujours

en tout

et en tapage entre les tempes

les omoplates

les yeux pour le voir

26-juin-2012-BIBI-16.jpg  

 

 

 

 

 

la tension "Attention aux voitures !"26-juin-2012-BIBI-15.jpg

on apprend ça tout petit

pas fait pour danser autour,

comme rien qu'on nous a dit.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

26 juillet 2012 4 26 /07 /juillet /2012 23:25

Il y a toujours un point de départ et un point d'arrivée.

Là c'est le même point nommé : Bordeaux au départ et Bordeaux à l'arrivée.

Et entre Bordeaux et Bordeaux, il y a eu Paris.

Des jours et des nuits, des ciels dépareillés, des tas de rues de toutes les tailles, et plein de gens croisés, entrecroisés, avec des airs cons, des airs tristes ou joyeux, fraternels, désespérés, des voix dans tous les sens, et une belle sensation de liberté vraie quand on prend le métro toute seule le soir et que "même pas peur !", c'est comme la poésie : "la poésie, pas peur !" 

Forcément, des tas de choses se trament,

une greffe qui prend

sur le coeur.

 

 

 

 

 

 

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