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24 juillet 2012 2 24 /07 /juillet /2012 19:42

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Il fait chaud. L'affiche est belle. Je veux y retourner dans ce musée, revoir Camille, et sentir la chair, sa sensualité, ce que Rodin a osé, le premier peut-être.

Qui donc n'a pas en tête "Le baiser" ? Mais c'est que c'était très audacieux, savez-vous !

Photo-588.jpgEt puis il y a le matériau : le marbre. Froid, on pourrait croire. Mais il mêle des bustes (haut du corps sans les bras) gracieux l'orpheline alsacienne, avec des références antiques, des sujets mythologiques Diane, Psyché-Printemps, ou des portraits en habits modernes.

 

 

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Le traitement du marbre à la Rodin cherche à donner l'illusion du tissu, de la dentelle, le frisé d'un cheveu. Et surtout, la représentation du corps féminin, qu'il soit beau et jeune, ou malingre et vieillissant, désespéré sur des larmes et les bras implorants, est de grande importance.

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Ce qui est typique, je crois, chez Rodin

et suberbement saisissant, ce sont ces corps surgis de socles brutes. La frontière est floue d'abord entre la sculpture et le matériau dont elle jaillit.

Cela crée une sorte d'intimité entre l'oeuvre et le spectateur, entre l'oeurvre et nous, une sorte sidération de la posture, comme une  passion.

 

Quant à Camille, mon aimée, l'amante délaissée par un Rodin très conforme à la morale, abandonnée en partie, par son frère, et qui est morte seule à l'hôpital psychiatrique de Villevergue, en 1943, je crois, rêvant toujours d'un voyage en  Chine quand Paul viendrait la chercher, son oeuvre est spectaculaire et d'une grande beauté. Ses mains modelaient la folie créatrice, l'amour, et tout ce qui en dérive... D'une autre rive, elle était.

Alors, je mets ici la chanson de Reggiani composée à la gloire de son destin tragique et de sa vie volée.

 

 

 

 

23 juillet 2012 1 23 /07 /juillet /2012 11:58

 

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C'est la journée entre quatre yeux qu'on se privilège,

donne, 

prend,

s'octroie,

 

balade à nous, paroles à nous, cafés à nous et

même silences,

mêmes silences aussi,

des mains qui rient,  

décoches en flèches pour

un rien, pas rien,

rien et tout

ça se mélange la tambouille.

22 juillet 2012 7 22 /07 /juillet /2012 11:06

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Quai de Seine. 19 ème.

On connait le quartier comme une poche où passent quelques nuages. Encore que... Un temps idéal pour marcher à la rencontre de Modigliani et de Soutine.

Evidemment on repère. On se perd... Pas tant que ça.

Paraît qu'aujourdh'ui, Paris sentira la petite Reine, c'est l'arrivée du Tour de France. On nous promet un beau bazar.

Moi je dis "tant mieux !"

Suffira d'une terrasse, où se poser. D'une rue à l'écart du monde.

Le mouvement du monde fait toujours des écarts... De sales écarts !!!

Mais parfois, ils m'enchantent !

 

 

Published by brigitte giraud - dans Mémoire vive
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21 juillet 2012 6 21 /07 /juillet /2012 19:00

C'est terrible comme Paris me va bien !!!

 

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Regarder de tous mes yeux Paris.

Acte poétique toujours. Ne pas avoir aperçu de petit bonhomme sur le bord du canal. Ma recherche n'est pour autant pas terminée.

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Et aller à la cinémathèque...

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y rencontrer Mélies, Langlois, la nouvelle vague avec Truffaut, Godart, Rivette, .. Fritz Lang,... et tous les autres, tous les autres.

Langlois, comme Will Day, nous aide à comprendre que l'histoire de l'art et de la tehnique cinématographique ne commence pas avec la projection de 1895, date généralement retenue par le grand public. 

L'image animée avait déjà un long passé.

Langlois préfère parler de "300 ans de cinéma", c'est-à-dire la période qui va des lanternes magiques aux frères Lumière.

Les ombres, spectacle dont les origines se perdent dans la nuit des temps, font évidemment partie de cette magistrale histoire de la naissance du cinéma.

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21 juillet 2012 6 21 /07 /juillet /2012 12:37

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L'unité de poids, déterminée en 1792, s'appelait le grave. En 1795, elle est devenue le kilogramme.

Etonnant ce mot, le "grave", pour signifier l'étalon du poids.

Il doit y avoir une signification à ça, une histoire, je veux dire. Les mots ne viennent jamais de n'importe où, et ne sont jamais employés n'importe comment.

Dire tel mot plutôt que tel autre... Mais dire celui-ci, c'est le choisir, consciemment, inconsciemment, mais le choisir.

Et on ne les prononce pas impunément, les mots.

Ils sont des unités vivantes et signifiantes.

Ensuite, on peut bien tourner autour, mais oui ! puisqu'ils ont été mis en présence du vide.

Le "grave" a été choisi par quel mystère, hein, dîtes ?

 

 

Published by brigitte giraud - dans Mémoire vive
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20 juillet 2012 5 20 /07 /juillet /2012 17:38

Ce n'est pas la bêtise qui m'étonne le plus, non ! J'ai envie que ce soit le talent !

Les trouvailles deAvignon-95-013.JPG littérature et de poésie que l'on fait au hasard d'une  rue...

En se baladant, soleil en contrebas, les yeux dérivent..

Voilà, quelque chose en nous est subjugué par un sentiment de liberté : c'est ça, le talent des rues !

 

Ce qui n'a de cesse de m'étonner, c'est donc la création libre et infinie, l'invention libre et infinie et, si tout a été dit, les façons de le dire sont innombrables, singulières et uniques.

C'est l'acte créatif qui m'étonne toujours. ...Il m'étonne, parce qu'il embarque.

La pensée m'étonne quand elle me chavire de sa pertinente grâce,  que la lie des mauvaises heures se déposent,

et qu'elle rassemble, en quelques mots, une idée de l'homme, 

un monde...

Un monde ? Non, des mondes. Et ça fait un bien fou, ces odeurs de cette effervescence qui bouillonne ! Les rues de Paris sentent bon.

 

 

 

 

 

 

19 juillet 2012 4 19 /07 /juillet /2012 17:30

Deux ans que nous nous sommes retrouvées.Paris---avril-2010--4- crop

Place des Vosges. Funambules sur un banc

Paris 20 août 2010 à Paris 20 juillet 2012

le compte y est toujours

fils de bracelets ou porte bonheur verrouillés

à la flamme et ces tas d'émotions traînées

empaquetées cadeaux et 

scarifications en peaux de chagrin,

enchantements, et désillusions tellement 

d'irruptions d'éternité dans l'âme pour le meilleur

et parfois pour le pire

où qu'elle se trouve, l'âme, il était

une fois le temps cerise à nos coeurs

défaits refaits "faits comme des rats" tu dis que

sont les hommes et on collectionne même des cailloux

de toute taille j'écris dessus

sans réfléchir ça n'a pas d'importance.

Aujourd'hui Quai de Seine.

Et l'horizon.

 

 

 

Et je chercherai malgré moi un petit garçon avec des bottes jaunes aperçu sur une photo.

 

18 juillet 2012 3 18 /07 /juillet /2012 11:53

Sensibilité.

Commune.

Sorte de musicalité dans le lien. C'est cela.

Perceptible.

Ne pas se demander le pourquoi du comment.

Parole libérée. Dire des bêtises. Même des bêtises. Si bon de dire, se dire, dans des bêtises et d'en rire ! Rire de ses failles, de sa folie, c'est le meilleur, là où on est le plus vrai. On attend pas de réponses, elles viennent...Ou non ! On s'en fout, on triture les questions, on apprend à les poser, l'une l'autre, dans un même mouvement de tâtonnements. C'est ce tâtonnement libre qui est la source (où il y a la faille de qui on est) de l'amitié. Deux vieilles copines qui se font du bien, naturellement, l'une pour l'autre, et ça dure, dure depuis...

- On se connaissait avant de se connaître, elle a dit.  Sensation inexplicable.

 

Ou bien, il se trouve qu'un jour,  on se trouve. Il se trouve qu'un jour, quelque chose de la musicalité du lien a lieu.   Amitié, ça s'appelle. Et c'est véritablement trouvaille, parce qu'on se surprend à être heureux de ce qui s'impose,  une fois encore sans véritable explication. On parlera de circonstances favorables, de bon moment,  d'un chemin dégagé tout d'un coup,  (pas une coulisse où on s'évite, non !), un chemin sur lequel avancer l'une vers l'autre. A un moment, en tout cas, il y a mouvement et réflexivité.

Et... on n'a plus, plus envie de faire arrière.  

Sensibilités amplifiées l'une par l'autre et l'autre par l'une.

Une musicalité dans le lien.

On ne demande pas le pourquoi du comment. Cela n'importe pas.

Juste là, l'une avec l'autre. 

On se tient.

Pas besoin d'autre mot.

 

 

 

 

Published by brigitte giraud - dans Mémoire vive
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11 juillet 2012 3 11 /07 /juillet /2012 20:42
Je pense à toi, Christine !
Et nous sommes plusieurs à t'entourer...

 

10 juillet 2012 2 10 /07 /juillet /2012 12:57

C'était donc le 29 juin 2012.

Vernissage de l'exposition du peintre Catherine Cousy.

En présence du sculpteur Joris Dijkmeijer.

 

 

 

 

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