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17 juin 2014 2 17 /06 /juin /2014 01:59

12 juin 2014.


Extrait de la conférence donnée à l'Athénée municipale de Bordeaux

par Brigitte Axelrad, (Professeur honoraire de philosophie et de psychosociologie)


Brigitte Axelrad nous parle des faux souvenirs induits, et des manipulations de la mémoire par des thérapies de la mémoire retrouvée.
Elle évoque les travaux d'Elisabeth Loftus, la spécialiste américaine de la mémoire et des vrais/faux souvenirs.

Le souvenir est toujours une construction. Parce qu'il n'est pas l'événement-même. 

Brigitte Axelrad a étudié un fait de société répandu, mais dont on parle peu : l'accusation d'un parent ou d'un proche pour abus sexuel, 20 ou 30 ans après les faits supposés s'être produits. Vrai ? Faux ? Les Thérapies de la Mémoire Retrouvée (TMR) retrouvent toujours, elles sont faites pour ça !

 

Est-ce que je me souviens vraiment de ma chute de vélo à cinq ans ? Ou bien est-ce le récit  qu'on m'en aura fait qui aura construit le souvenir du vélo et de la chute ?

Si, à présent, dans cette même phrase, je remplaçais chute de vélo par abus sexuel commis par mon grand-père.... Alors tout, pour toute une famille, et chacun de ses membres, devient saccage, confusion, et  plaies vives. 

 "Un faux souvenir aura la même charge émotionnelle qu'un vrai", nous dit Brigitte Axelrad. C'est le début de la douleur. 

 

 

 

 


 

14 juin 2014 6 14 /06 /juin /2014 11:27

Elle sursaute au moindre bruit,

une feuille qui tombe du laurier rose, jaune,

un pétale évanoui, d'un rouge pourpre suranné,

ou un éclat de bouche mûre,

à embrasser terriblement,

sans préambule,

sans question,

sans rien de superflu.

 

Un éclat de bouche

emporté avec elle,

dans cette rue, je me souviens, sortie éclairer le ciel,

venue de je ne sais quel quartier de lune éclairer une voix.

"Viens, 

viens, mon amour !

dans mes mains qui ne dorment pas." 

 
 NUIT-16-Juillet-2014.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Puis quoi, je remets cette vidéo,

j'aime trop la musique ce soir. Je ne sais toujours pas ce que c'est, elle passait à la radio alors que je filmais.

 

 

 

11 juin 2014 3 11 /06 /juin /2014 11:17

 

"Ton visage est d'une incroyable mobilité",

il disait.

Ces mots ressemblaient au chagrin.

 

"C'est le changement qui est la permanence suprême ?"

je demandais.

 

 

 

 

 

 

 

 

7 juin 2014 6 07 /06 /juin /2014 02:00

A se donner le sens perdu du monde,

on ne meurt pas.

 

 

Des gestes attrapés 

dans des mailles de langue

filées du jour,

collantes, larges, béantes.

Des pattes de mouche en fumée

aux figures de bouche,

corps caléîdoscopes,

et le monde autrement.

 

L'amour est une pincée de rêve

otée d'un nuage.

Ou bien est-ce l'inverse.

 

A se donner le sens perdu du monde,

on ne meurt pas.

 

pz

 

 

 

 

 

 

 

 

 

30 mai 2014 5 30 /05 /mai /2014 17:26

Dans le passage, carrefour des éclats.

Un écho puis un autre, montant en pleine gorge à noeuds

et s'arrêtant là, les éblouis de nulle part.

Etoiles tombées à la verticale sur le toit d'une bagnole.

Les feuilles craquent sous la langue.

Les bras se déplient.

Tiennent pas ensemble.

Tiennent rien.

Sont des puits.

 

 

 

 

Enfant.JPG

 

 

 

29 mai 2014 4 29 /05 /mai /2014 02:23

Ce film retrace plusieurs séquences de rencontres de parole et d'écriture que j'ai menées en 2011 au CADA. On arrive ici, "poète" de rien. Juste humble. Juste humble !

Il me semble qu'aujourd'hui, je peux montrer ce documentaire. Puisque, s'agissant d'images du réel, d'un réel qui parle, c'est un documentaire. 


J'ai filmé des fragments de ces ateliers pour les résidents du Centre d'Accueil des Demandeurs d'Asile, des êtres en détresse et en espoir, en exil, le plus souvent broyés par leur histoire.

Ce film, je l'ai fait pour ces hommes et ces femmes, mes frères de cœur, une trace  d'existence, durant ce moment de précarité de leur vie. Ils écrivent, apportent avec eux leurs poètes, font résonner leur musique, disent l'angoisse qui les tient sans cesse, et oublient un peu, pour un moment, un moment seulement, la désespérance de leur vie de guingois. Parfois, leurs lèvres s'étonnent d'un sourire.


Ces rencontres ont fait liens, ont été très importantes pour moi. De l'émotion brute et vive. Des tendresses aussi. Pour tous ceux qui également sont entourants, et bénévoles, totalement engagés pour la cause humaine et la vie libre.


On écoute, on est présent, on apporte sa petite pierre à un édifice incertain,  son cœur ouvert. On voudrait édifier des Tours Eiffel pour chacun.
Mais il y a les lois, ...et sa colère. On se dit qu'on écoutera sa justesse. On se dit aussi qu'on est si peu, mais que peut-être, quelquefois, on pourra beaucoup.


Ainsi, à présent que quelques années ont passé, et sous le choc du score du FN de dimanche soir dernier, je crois que ce film témoignage peut être destiné à tous.

 

 

 

Published by brigitte giraud - dans Mémoire vive
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25 mai 2014 7 25 /05 /mai /2014 13:33

                                             "Que tu sois là, ou non,

                        l'heure est venue de rendre hommage à la nuit pure."

 

 

"Parfois le temps s'arrondit

comme une clairière dans le demi-jour.

Toute cette lenteur vous caresse,

endort toute inquiétude,

alors que vous êtes perdus.

Il n'y a plus de chemin."

 

Le théâtre des Tafurs a mis en voix Jean-Claude Pirotte qui s'était décommandé à la dernière minute, il était déjà très malade. C'était là le 26 mars 2010. Je faisais mes premiers essais en vidéo. C'est tâtonnant, et très imparfait. Mais à revoir ces images, une émotion me prend, et, au creux de la voix des comédiens et dans mes trébuchements, le texte de Pirotte resplendit, s'impose et resplendit de mélancolie et de nuit. 

 

Jean-Claude Pirotte est né à Namur. D'abord avocat, il est rayé du barreau, accusé à tort d'avoir facilité l'évasion d'un de ses clients. Il a ainsi vécu clandestinement en France pendant six ans. Il a écrit. Une cinquantaine de livres, romans, livres d'artiste et recueils de poésie, de nombreux prix littéraires dont le prix Marguerite Duras et celui des Deux Magots. Mais il était d'un ailleurs, en allé depuis longtemps, traqué par sa mémoire d'enfance triste et une sorte de dépression de vivre qu'il presse et compresse dans ses mains en aimant vaille que vaille ces récits incertains. Ecrire la nuit, les clopes, le vin, les femmes, les matins fatigués, et l'aburde des hommes, la liberté à être ce peu que nous sommes tous.
 

 

 

 

24 mai 2014 6 24 /05 /mai /2014 00:54

 

 

 

                                      Bulles de savon en équilibre

                                                  sans mémoire

                                       sur la couverture du jardin

 

 

 

DSCN0189[1]-005

 

 

 

 

 

 

 

 

 

23 mai 2014 5 23 /05 /mai /2014 09:46

                               "Je ne dirai presque rien.

                      Je cherche la pauvreté dans le langage.

                                Le monde est une forêt."

 

 

 

 

Tout ce que j'entends et lis sur ce film me plait infiniment : images et voix, la poésie dedans, la solitude et l'amour, le déchirement des êtres, la perdition et l'humilité, le scandale de la vie oubliée ? Peut-être.

Une mélancolie de l'adieu au cinéma ?  Godard ne montera aucune marche. Comme une grande lassitude et un désir de repli d'un monde en excès de tout.  

Je te donne trois dimensions, et ainsi tu en chercheras une autre, tu verras l'autre côté des couleurs.

Tu approcheras peut-être...

Je me tais.

 

 

22 mai 2014 4 22 /05 /mai /2014 23:04

Ecrire sur des bouts de ciels et les mettre dans une enveloppe,

des mots sans apprêt balancés de l'immense,

qui ne diraient rien du tout à personne,

sans destinataire vraiment,

des mots à la mer,

juste dans la profondeur de l'idée sur le champ.

 

 

 

ciel-ou-mer.jpg

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