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31 mai 2012 4 31 /05 /mai /2012 16:11

Aujourd'hui, j'oublie. Depuis quelque temps, j'ai décidé d'oublier certaines choses, situations ou mots trop pesants. Ne garder jamais que le meilleur. Cela vaut mieux pour sa bonne santé mentale, parce qu'à tout retenir, absolument tout, on deviendrait fou, et il y a des maladies pour ça.  

Aujourd'hui je ne savais plus où j'avais garé la voiture. Voilà pour la petite frayeur du matin. Puis, j'ai oublié dans le magasin le stylo que je venais d'acheter, et, à la Poste, la super grande poche qui contenait deux toiles de mon ami peintre.  Chaque fois un monsieur a couru après moi, qui avec le stylo, qui avec la poche. Ensuite, au fil des heures, j'ai perdu (et retrouvé, ouf !) quinze fois mes clés.

Aujourd'hui, j'ai décidé d'être en survol.

Cela m'a permis peut-être de parler d'abord à une jeune femme pour  reconnaître un ancien visage ami, de penser à un autre, de visage ami amour amoureux,  à un tout doux, voilou !, et de filmer tout ça, à ma convenance et selon ma considération du moment.

 

 

 

 

 

Published by brigitte giraud - dans Mémoire vive
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30 mai 2012 3 30 /05 /mai /2012 19:31

Je voudrais bien filmer des oiseaux en plein vol. oies-sauvages.jpg

Je les entends. Il y a eu de grandes formations qui sont passées au-dessus de la maison.

Des oiseaux migrateurs, formant d'immenses V, chaque oiseau décalé par rapport à celui qui le précède.

C'est comme ça, paraît-il, qu'ils économisent de l'énergie : leur prédécesseur les protège un peu du vent et leur coeur  bat alors un peu moins vite.

Ils s'harmonisent naturellement en formation, et planent régulièrement ; ils se reposent dans l'air qui les porte, dans la bonne mesure de leurs battements d'ailes.

C'est donc ainsi en plein vol. 

Toujours une affaire de coeur, en somme !

Je me laisse quelques heures pour filmer mes oiseaux...

Et voilà, je n'ai pu capter que ce petit esseulé, mais il me va bien !

 

 

 

 

Published by brigitte giraud - dans Mémoire vive
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30 mai 2012 3 30 /05 /mai /2012 14:36

Montage d'un film, d'une exposition...

C'est une fabrication qui demande de la minutie, de la bienveillance,

un tricotage des émotions,

pour une création.

Il y a des livres qui sont des révélations. Des révélateurs aussi.

Pour ça, un essentiel trouvé, découvert, redécouvert.

Un lien neuf avec le monde.

Une autre perception du monde. De soi.

Un regard qui changera tout, on ne sait pas.

On veut juste en prendre soin, du regard. Et porter le sien en résonance. Pour l'intensité d'une voix et son écho. Une amplitude dans son espace en haute fréquence dans un champ magnétique.

Une drôle de chimie avec des molécules, des noyaux d'atomes fixes, et des électrons en liberté. Ce que je comprends (oh vaguement, très vaguement, mais les mots me plaisent) du concept de la théorie de la mésométrie de Pauling   expliquant le caractère aromatique du benzène par exemple.

Voilà, je vous donne par conséquent à voir, là, le montage, donc le caractère aromatique de l'exposition de Michel Majeris qui a lieu en ce moment au CAPC.

 

 

 

 

Published by brigitte giraud - dans "La photo qui bouge"
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29 mai 2012 2 29 /05 /mai /2012 21:04

Ce que c'est que les mots. On ne sait jamais comment ils naviguent, comment on les entend, sous-entend.

Je suis dans un café avec une copine. Arrive un de ses copains. Qui n'a pas de téléphone.

- Je n'aime pas "être accroché", dit-il.

Comme il parle un peu vite, je comprends, moi : " Je n'aime pas raccrocher."

Mes neurones s'agitent. Voilà : je me dis que, ne supportant pas les séparations, même un petit "au revoir" de rien du tout  en fin de conversation afin d'assurer son interlocuteur de sa courtoisie, cet homme aurait décidé radicalement, purement et simplement, et de façon tranchée, de ne pas avoir de téléphone, pour ainsi, pensais-je, se protéger de son extrême vulnérabilité émotionnelle...

Je trouve l'explication plaisante et peu banale.

Mais l'homme poursuit sur le thème des addictions. Je me mets, à toute vitesse, à penser qu'en effet sa décision est sage, et qu'il montre, de fait, une parfaite connaissance de sa capacité/incapacité à endurer les cassures. S'il souffre, me dis-je, de manière pathologique, à chaque rupture de la chaîne sociale, environnementale, sonore, etc... au point de l'entourer d'une charge affective invalidante, cela suppose peut-être  un éventuel abandon inconsolé, mais, en tout cas,  une sérieuse conscience de sa part fragile, bref, il sait où il en est !

- Sinon, tu t'en sors pas...

Ben oui,  sinon, il ne s'en sortirait pas.

-... Et c'est plus la liberté !..

Ben oui, son trouble l'envahit tellement !

- ... Faut décrocher de tout ce qu'on nous impose, tu vois !

 

Ah !... Ah bon... !! Alors... heu... Pas de ...toute, toute, toute petite pathologie...de rien du tout...heu ! Rien ?... 

Bon allez je raccroche, moi !

 

 


 

 

 

 

Published by brigitte giraud - dans Mémoire vive
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28 mai 2012 1 28 /05 /mai /2012 02:54

Sans téléphone, bah, ce n'est plus possible ! A cause du lien, vous comprenez. Une100 4156 voix qui résonne à l'intérieur de l'oreille, de la tête, qui touche au coeur, au sang, au ventre.

Ne pas parler. Juste écouter.

Encore et encore.

Dans un film. Festival de Cannes. La croisette ? "Amour". De Michael Haneke.

Fumer une clope en attendant de le voir. Des images d'"Amour" à la croisée des chemins qui ondulent des hanches.

Téléphone. Voix.

- Oui, il a eu la Palme d'or. Et la fille s'appelle Gilda ?

- Non, tu te trompes, Gilda est morte de la maladie d'Alzeihmer, il y a longtemps, j'en étais amoureux quand j'étais adolescent.

- Ben justement, ça se rejoint, parce que moi et Trintignant... Enfin il me faisait fondre... Il est beau et triste à présent. Dans le film. Un vieux couple aux prises avec la maladie et la mémoire qui trébuche...Tu te rappelles de sa séduction sur cette plage de Normandie ? Ce coeur qui bat. A la vie, à la mort. Qui bat. Dans un téphone aussi. "J'arrive, je fais le plus vite possible!" il dit ça à Anouk. Et il roule toute la nuit. Juste "Un homme et une femme", en somme...

- Et ils courent sur la plage, hein ? Tu te souviens de cette étreinte  dans l'émotion du vent ?

- ...Juste après la voix dans le téléphone ?

-  Oui, ils courent... Qu'est-ce qu'ils peuvent courir vite... Voler, on dirait tout aussi bien. 

- Trintignant est toujours sur la route. ...Eh ! Attends, je mets de l'essence dans la Porsche et...!

- ...Et moi aussi, j'arrive ! A la vie, à la mort ... Donc, ça se rejoint forcément, forcément, mon coeur !

 

 

 

 

 

Published by brigitte giraud - dans Mémoire vive
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27 mai 2012 7 27 /05 /mai /2012 09:33


Il y a toujours des tonnes de questions qui tournent dans ma tête... et me retournent. Il y en a bien, je me dis, des gens qui ne s'embarrassent pas de tout ça ou un tout petit peu, ou bien un petit moment, ou bien font passer le noeud avec un carré de chocolat noir, et hop ! et se tirent toujours de tout et... du carré noir.

Je ne les envie pas. Pas du tout, non. Je me demande juste :

Comment fait-on pour ne rien comprendre à rien ? Ou plutôt pour se protéger des questions, parce que de tout façon, on a déjà toutes les réponses sous la main prêtes à servir et interchangeables ?

Ou pour  rejeter les questions afin de demeurer dans son raisonnement, toujours le même ?

Je me demande comment on fait pour vivre sans questions sur soi-même, persuadé toujours d'avoir les bonnes réponses, et tout casser pour en être plus certain encore, sans risque d'errance, sans errements en soi- même, surtout pas ça, non ?

Comment on fait pour avoir ses réponses à tout, toujours à tout, et tant d'assurance sur son ego, déplacé d'une chaise à un fauteuil, sans jamais se soupçonner de suffisance ou "d'injustesse" ?

Comment on fait pour être, toujours et quoi qu'il en coûte, dans une vérité sans faille ?

Je me demande comment on fait pour tant "vouloir ne rien comprendre", ("parce que sinon on ne s'en sort plus"), et qu'il faut s'en sortir justement, à tout prix, pas trop fort, le prix, faut pas exagérer non plus, hein ! Faut pas pousser !

 

J'en reviens alors à mon point de départ :

Je me demande comment ils font, ceux-là, tous ceux-là, pour faire semblant toujours d'entendre l'autre et tout à la fois le nier, finir par le nier tout  court, bien  court,  bien bien court ? Comment ils font pour n'être jamais que dans l'affirmation de leurs certitudes ?

Comment on fait pour effacer de son écriture tous les points d'interrogation ?

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27 mai 2012 7 27 /05 /mai /2012 01:24

Jamais-seul-cIsabelle-Lagny---Copie.jpgPhoto | Isabelle Lagny

 

La terre a abandonné aux confluences du vent ses lèvres liquides,

L"agua de março"  dans ta bouche a bouillonné sa sève.

Tu ne sais pas où se loge l'horizon

quand tu regardes l'écume sur le bord de

la page

blanche.  La nuit pourra descendre

sur tes hélices.

 

Tu voles loin,

tu dis : "Je vole. Loin."

Tu répètes chaque fois ce mot "loin".

Tu n'en trouves pas d'autres à ce 

mystère d'être

encore

en attente

de tout perdre.

 

 

Regarde ! Sous chacun de tes pas

un ex voto,

le sacre d'un message contre un désir, 

"je t'aime je t'aime"

en conséquence d’un vœu,

qui te serait rendu.

 

Je ne sais pas pourquoi

je frissonne au soleil.

 

 

 

Published by brigitte giraud - dans Recueil de photos et textes
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26 mai 2012 6 26 /05 /mai /2012 18:47

 

 

 

 

 

 

 

 

Published by brigitte giraud - dans Vidéos
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25 mai 2012 5 25 /05 /mai /2012 17:07

  Bordeaux--tourne-avec-moi-3--25-juin-2012-008.JPGBordeaux--tourne-avec-moi-3--25-juin-2012-012-001.JPG

Un jour parmi d'autres. 

"Tourne avec moi" alors dans ma robe Mondrian.

Faut bien que j'ose la couleur dans une vidéo en noir et blanc !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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24 mai 2012 4 24 /05 /mai /2012 20:53

A Macau, il n'y a pas de moulin, comme avant sur la colline de la butte à Montmartre, le point culminant de Paris. D'autres sauraient sans doute mieux en parler que moi, de la butte et de Paris.

A Macau, il y a des papillons dans l'opale des yeux, et le soleil se lève.

"Je sens sur ta lèvre une odeur de fièvre de gosse mal nourrie,...

Et dans ta menotte ..."

C'est drôle cette chanson sur fond de Garonne lente, et de jour aux ajours étirés. Une trouée alanguie dans les heures, le vent souffle dans les cheveux, il fait du chaud enfin... Les couverts sont posés sur des serviettes blanches, restés là à attendre plus rien. Il est trop tard à présent après ce midi.

Je ne parlerai alors ni de l'ombre, ni de la lumière pleine, ni des chemins tremblés venus ici se garder à la table. Je dirai seulement les pas sur le gravier et la voix à l'échappée des images.

 

 

 

 

 

 

 

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