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24 mai 2012 4 24 /05 /mai /2012 01:03

Parce que la chanson est belle,

parce que le vent est une beauté et

que les herbes m'ont fait penser à des cils.

Parce qu'il y a des regards sous les cils.

On y trouve de très beaux yeux parfois.

Alors j'ai  suivi une idée :

le chemin de l'herbe et celui des yeux.

 

 

 

 

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23 mai 2012 3 23 /05 /mai /2012 23:08

mimizan-22-05-2012-021.jpg

 

Cette fleur vagabonde. La mer est toute proche. C'est Christine qui me l'a envoyée de Mimizan. Je l'en remercie mille et une fois, oui. M'étonne pas que son regard se soit égaré dans le sable. Besoin de marcher lentement, besoin de sentir les grains entrer dans sa chaussure, et enlever sa chaussure, envie de tremper les pieds dans l'eau froide et de sentir une force géante avec soi, peut-être, si ça se pouvait, et rester là... avec la vision de la fleur.

On a envie d'y coller le nez et d'inspirer de tout son souffle possible. Cage thoracique ouverte au maximum de la capacité de sa voilure. Et tous les pétales se colleraient aux narines. On faisait ça quand on était môme (et même après !!!). Ca oxygène d'un seul coup cette odeur de fleur éclose. Passe en entier dans le corps. Elle sent l'air qui vibre, juste une fraîcheur de l'air vibrant, et juste ...ce qu'on veut. Ce qu'on voudra. Carpe diem à fleur de peau !

 

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22 mai 2012 2 22 /05 /mai /2012 19:30
"Tu penses à quoi ?" de Léo Ferré. J'avais envie de mettre cette chanson et elle n'est pas sur deezer... Alors je mets à la fin de ce billet un fragment du texte. Beau, beau, beau... !
Tu penses à quoi?
A l´avion malheureux qui cherche un champ de blé,
A ce monde accroupi les yeux dans les étoiles,
A ce mètre inventé pour mesurer les plaies,
A ta joie démarrée quand je mets à la voile?
Tu penses à quoi?
A cette rouge gorge accrochée à ton flanc,
Aux pierres de la mer lisses comme des cygnes,
Au coquillage heureux et sa perle dedans
Qui n´attend que tes yeux pour leur faire des signes? 
Et puis "dans l'air" de Lisa Portelli, qui va assez bien, oui, avec le tout.

 


 La voix ne s'en va pas. Elle colle aux yeux. Les lieux collent aux yeux. Les liens. Alors on a peur parfois de s'être échappée d'un livre, d'en quitter les pages. On se dit que ce serait très orgueilleux... Puis... Non, non ! On se ravise. A cause de la tristesse que ce serait. 

On décide alors de prendre les choses à rebours. On se tiendrait  de l'autre côté, sur l'autre  bord de l'image.  On écouterait le vent, rien que le vent dans ce qui ressemble de tout près à un grand champ de blé.

Et... ce sont des cils qui penchent ?

 

 

 

 

 

 

 

 

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22 mai 2012 2 22 /05 /mai /2012 02:51

 

papillons-de-Corinne-013.JPG

Ceux qui me connaissent le savent : j'ai toujours aimé les papillons...

Et puis voilà que ce livre commandé sur les conseils de Gérard Ostermann m'arrive ce matin par la poste. Il n'est pas écrit par n'importe qui : Michela Marzano "Légère comme un papillon" aux éditions Grasset.

images-copie-1.jpg

- Vous verrez, il m'a dit, elle vous rejoint sur bien des points.

C'est une sorte de choc. Oui. J'écris là sous l'émotion, rapidment et il est tard. Un peu de colère appuie avec moi sur les touches du clavier. Je lis, sous la plume de Michela Marzano, la philosophe qu'on connait, les mots perdus et blessants de ceux qui ont cru comprendre et qui n'ont rien entendu à ce mal. 

Je me souviens de toi, qui, un jour, as dit  aimer une femme anorexique et qui la trouvais si égoïste, si orgueilleuse, et dans un désir  d'amour si excessif et manipulateur  qu'un secours apporté à un être en fragilité de vie en était suspect...

Michela Marzano  raconte, dans son livre intime et émouvant,  son parcours d'anorexique papillons-de-Corinne-008.JPG fait  de douleurs dérobées. Bizarrement, elle affronte les mêmes lieux communs, ligne à ligne, que ceux dont je rends compte dans mon livre "Le désespoir amoureux de la vie", à croire que l'incompétence d'écoute, de ceux qui veulent du bien et de ceux qui rejettent, a l' imagination identiquement pauvre. Elle écrit :

"Comme si on n'avait pas le droit d'exister, qu'on devait s'excuser d'occuper un peu d'espace, qu'on quémandait le droit d'"être". "L'anorexique manipule", c'est un lieu commun. Les mots des charlatans. Se faire remarquer. Je suis là, regardez-moi.

C'est vrai, les anorexiques veulent qu'on les regarde. Pour attirer l'attention.... Mais ce corps en quête d'attention n'est qu'un symptôme.

"Moi, je suis là. Et vous, où êtes-vous?"


Ah, oui ! Que j'aime bien cette prise à rebours du questionnement.!!!.. Quelle intelligence dans ce renversement des choses, auquel je n'avais pas pensé en cette formulation. L'énonciation, c'est toujours cela qui fait la différence. Et qui emmène ailleurs.  Cette adresse à celui qui est là, ben oui.

Vous, où êtes-vous pour moi ? papillons de Corinne 004

Quelle place m'accordez-vous, sans sévérité, mais avec la bienveillance que j'aime tant avoir pour les autres ?

Et là, Michela Marzano me rejoint quand il s'agit de parler de maladie de l'idéal de l'amour blessé. Il y a longtemps. Quand elle était petite, puis adolescente, puis en fac. Sage et invisible pour ses parents. Rien ne la distinguait des autres. On connait bien cela, oui. Elle écrit :

"C'est le seul moyen que j'ai trouvé pour que vous me voyiez comme je suis. Pour vous dire que je suis "autre chose" que ce vous pensez, même si je ne suis rien sans votre amour.

Ceci est mon corps. Livré pour vous...."

  

 

Voilà il faut respirer. Il faut que je marque une pause. Que je ne lise pas tout d'un trait.

Je sais que le papillon s'envolera à la fin du livre,

je sais qu'il est en chemin.

Moi, en tout cas, j'en ai une myriade aux ailes de couleurs sur un petit haut tout neuf que j'ai mis il y a peu. Et je sais qu'ils sont tout prêts à   s'envoler, ces papillons, quand on caresse doucement leurs ailes fragiles.

21 mai 2012 1 21 /05 /mai /2012 21:31

Rhou ! Rhou ! C'est le cri de la mouette en délire au-dessus des bassins à flot. Photos-de-lieux-et-autres-Fevrier-2055.jpgParce qu'il y a des mouettes jusqu'ici. Rhou ! La mer vient jusqu'ici. C'est comme un appel, vous voyez. Rhou !

Tout. Tout est là,

dans l'appel : une évasion, un abri, une bulle (d'eau, d'air, de feu), le large, le lointain ici présent, le maintenant et demain,  une justesse, un basculement, un naufrage... et up ! up ! up ! dim, dam, dom ! up !

-Tous ces petits trucs ?

- Tous ces GRANDS petits trucs !

- Tous ces petits grands trucs alors, en somme ?

- Oui, voilà, c'est exactement ça, ces "petits grands trucs"....

 

Alors j'escalade les dunes, je bois du sable et je mange tes larmes... Je veux atteindre l'océan, y plonger toute entière, sans rien demander à personne.

 

 

Quand il y a un mur, il y a aussi en même temps une limite. Causée par le mur. Certains, au pied de ce mur, et devant leurs limites, nient l'autre. Nieront toujours l'autre. Pour que n'existent ni le mur, ni les limites. Il leur sera alors encore possible, en toute impunité, d'évoquer Sartre, Camus,et tous les chemins de la liberté.

 

 

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20 mai 2012 7 20 /05 /mai /2012 22:54

 

 

 

 

 

 

 

 

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20 mai 2012 7 20 /05 /mai /2012 16:00

 

 

 

 

 

Voici des fruits, des fleurs,

Des feuilles et des branches,

Et puis voici mon coeur

Qui ne bat que pour vous !

Ne le déchirez pas

avec vos deux mains blanches,

Et qu'à vos yeux si beaux,

L'humble présent soit doux !"

 

Juste un peu de dérision... Partage d'un moment complice.

Et c'est drôlement bien, oui !

 

 

 

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20 mai 2012 7 20 /05 /mai /2012 01:14

Pour toi, Lucas, vers les 14h,   52188430_p.jpg

le monde s'ouvre...

 

Que le bonheur à exister conduise toujours tes pas,

que la vie t'enveloppe comme une dentelle au fuseau

sur une toile de Jouy,

et

que tes jours soient harmonie, toujours, dans la marche des heures.

 

 

 

Pour toi qui es né aujourd'hui,

je te souris, mon ange...

 

 

 

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19 mai 2012 6 19 /05 /mai /2012 13:51

 

BOUCHES-001.JPG

 

Je suis allée dans le jardin. Le fouillis de l'herbe est humide. Il aura beaucoup plu cette nuit.

Je hume l'air comme une petite bête, la truffe au vent. Il n'y a pas de vent. Presque

pas de vent.

BOUCHES 003

Rien ne bouge. Je frissonne quand même un peu, les pieds au frais.

Tiens !

une feuille ! Je la prends. Je la touche, tourne, retourne et re retourne.

 

BOUCHES 002

Je la pose sur la table. Bleue.

Sur le carrelage. Blanc.

Sur la chaise. Rouge.

 

 

 

.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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18 mai 2012 5 18 /05 /mai /2012 17:48

 

Des jours où ça commence bien. C'est comme au théâtre !

Ces jours-là, je m'appelle Anastasia. 

 

Acte 1

J'ai reçu au courrier de ce matin une lettre d'Antoine Emaz, pour mon livre "Seulement la vie, tu sais ". Ce n'est pas rien quand il est question, non pas de politesse, mais d'écriture.

 

Acte 2

BELLANA Mérignac, revoir avec Dominique l'exposition de Claude Bellan, une rétrospective de son oeuvre, à la Vieille Eglise Saint-Vincent. Lieu  d'exposition magnifique que j'ai déimagesnnn.jpgcouvert le jour du vernissage..

Et la magie du geste du peintre surgit dans toute sa force et sa beauté. Notre ami est là, vivant et honoré par deux livres aux éditions Le Festin : "Claude Bellan la proie pour l'ombre"  et le sien propre "Dans la lumière encore" dont j'ai déjà parlé ici.

 

 

 

Acte 3

photos bellan 002

 

Dans le livret de l'exposition, j'ai la surprise d'y voir le lien d'une des vidéos que j'avais réalisée sur mon ami Claude Bellan, chez lui, dans son atelier. Surprise, surprise !

Je m'appelle Anastasia !

 

 

photos bellan 005

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 

imagesdddd

 

Acte 4

 

 

Puis sur le marque-page, c'est notre tableau que est imprimé. Celui que j'ai sous les yeux tous les jours. Surprise, surprise !

Je m'appelle Anastasia !

 

 

 

 

 

 

Entre'acte

 

La lettre A est brodée sur des bouts de tissus au fil de soie par un personnage de Yoko Ogawa.

Anastasia, qui veut dire "renaître", "récupérer", "apaiser", "action de se lever".


 


Acte 5
Puis de belles choses encore. Des simplicités. Le chat qui ronronne et accueille. Des évidences. Et des mots enchanteurs...

Je m'appelle Anastasia !

 

 

 

 

 

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