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17 mai 2012 4 17 /05 /mai /2012 18:50

Une fausse manoeuvre et c'est foutu ! Un virus, un cheval fou, le texte et la voix en 100 4021allés... Alors on fulmine, on rage !  On croit avoir tout perdu d'un seul coup...

Sauf l'image en tête, qui entête. N'importe où. La voix, surtout. Vidéo non stop. Sous quel angle ? Bouton "on". Ouverture de la paupière. Bulle qui scintille. Ecran. En couleurs. Code Embed. Délicates. Noir et blanc de la nuit. Bulle de coca au Prince des marées. Frameborder chargé à bloc et paillettes. Message archivé. Loading à l'infini...

 

 

 

 

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17 mai 2012 4 17 /05 /mai /2012 11:30

"Il y avait là tout un ensemble d'herbes et de limons, de rouilles oubliées dont les enfants aimaient à s'emparer.

Un grand chantier occupe désormais la place avec ses rumeurs mécaniques.

L'immeuble derrière l'arbre battu sort de sa gangue comme un fruit incertain. Le vent y engoufre son désordre, fait gémir les parpaings qu'on n'a pas fini d'assembler.

Il suffirait de si peu pour que l'édifice s'effondre. Le verre zébré est tout aussi fragile. Les voyageurs du tram passent et repassent cette image hésitante à la loupe des heures. Ils ne savent jamais si le chantier s'élève vraiment. Ils se prennent à penser qu'il pourrait tout autant se défaire, pareil à leur pauvre condition au bord de la fatigue."

 

 

 

 

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16 mai 2012 3 16 /05 /mai /2012 18:00

 

 

 

L'eau, ce n'est pas que de l'eau. Elle a sa propre lumière. Son propre souffle. Son propre regard. L'oeil de l'eau n'est pas pensée abstraite. Elle est connectée directement aux émotions, entre ombre et lumière au travers des cils. Elle ressent et sent physiquement le paysage : un gamin à casquette qui n'en finit pas de compter les poissons du bassin, des bois flottés flottant, une allée d'herbe où s'asseoir, une bâtisse en béton, masse infernale et géante, belle à force de la voir, belle pour ce qui l'enchante, belle pour ce qui la crée. 

Dans l'oeil de l'eau,

on laisse l'instant s'apesantir,

on laisse...

Et on se tient là,

dans une bulle d'irréalité complice et douce.

 

 

 

 

 

 

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15 mai 2012 2 15 /05 /mai /2012 19:48

 La grâce, à quai. Copie--2--de-SANY0019.JPG

Je ne sais pas ce que c'est la "grâce". Ni comment la définir.

Ce serait dire seulement : "ça m'émeut". Ca me fait pleurer.

Ce serait dire l'émotion et sa beauté. 

Une justesse.

Se rapprocher d'une justesse gracieuse.

Qui emplit et embrasse.

A quai,

un papillon s'est posé sur mon épaule.

 

 

 

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15 mai 2012 2 15 /05 /mai /2012 19:08

Le problème, c'est que j'aime tout : ce qui sert à rien, ce qui sert à se faire plaisir, ce qui sert à faire plaisir aux autres, à savoir, les livres, (plein de livres), les fleurs, (plein de fleurs et surtout les lys, les roses, les fleurs des champs), les cadeaux (tous), les calepins, les stylos, le papier, les pierres, les cailloux, les petits cailloux tout doux, les eaux de toilette (sun flowers, amour, fidji), les falbalas, les vêtements et accessoires (les robes, les jupes, les chapeaux, les foulards, les chaussures, les petits hauts, les petits bas, les bas, les dessus, les dessous), les cd, les dvd, les caméscopes, la musique,... Bon enfin pas mal de trucs, quoi !

Alors j'ai tout ce qu'il faut pour mes petites considérations ! En voici trois autres d'un coup...

 

 

 

 

 

 

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14 mai 2012 1 14 /05 /mai /2012 16:42

Ce qui est très singulier et qui me frappe dans l'écriture de Yoko Ogawa que je ogawa.jpgdécouvre, c'est cette sorte de minutie des émotions, inscrite jusque dans les lieux. Les personnages ont besoin d'un espace à eux, d'une bulle de protection où l'imaginaire ne risquera rien : derrière un frigidaire, un recoin de cuisine, dans une grotte, un lieu au ras du sol où se recroqueviller avec ses rêves, ses souvenirs, ses morts, et ses tensions internes.

Ecrire alors sera la façon d'échapper au monde, pour entrer dans le sien, une forêt  de mots de la nécessité.

"Les adultes se sont aussitôt aperçus que leur fille écrivait quelque chose avec passion, mais ils ne s'en mêlèrent pas outre mesure... Aucun ne se montra intéressé par le contenu. Puisque de toute façon, il s'égissait de caractères que tout le monde connaissait."

Alors le narrateur de ces récits peut saisir un élément unique et l'imprégner de tout le mystère de la vie et de sa capacité émotionnelle et créatrice : une journée au cinéma, l'étrange échange d'un sac à vomi des Scandinavian Airlines, une odeur de pancakes, l'empreinte d'une aile de papillon etc...   porter "un hasard étincelant"  et tout à la fois, dans une douce mélancolie, remercier le rebond de la vie.

Les disparitions s'entêtent à égrener leurs douleurs, mais le stylo reparait toujours, là où il doit être, au creux de la main.

"Elle m'avait emmenée au bord de la piscine où je me tenais. Une piscine pleine à ras bord d'eau pure, qui avait reçu toute la bénédiction de toutes les choses en ce monde. Là nageait son frère cadet. Il s'étirait en souplesse dans toutes les directions, inspirant à plein poumons.

Je n'avais pas l'illusion que mon frère était revenu à la vie. Il était bien mort. Je comprenais que j'aurais beau tendre la main vers la piscine, je ne pourrais pas le toucher. Pour autant, je n'étais pas désespérée. Le récit se contentait de me donner confiance. ...

La sensation de saisir les mots que j'avais perdus depuis longtemps revenait distinctement. Il suffisait de faire résonner sa voix en moi."

13 mai 2012 7 13 /05 /mai /2012 23:23

 

IMG-20120513-00001Paris Le Flore. Ou Paris Les Deux Magots. Une terrasse ouverte.  Café floral.

Dans la nuit d'un printemps.

 

 

 

 

 

 

 

 

IMG-20120513-00005

Paris, place Furstenberg, avec ou sans fumée de clope. Mais c'est bon, une cigarette au bout des doigts !

Dans la nuit d'un printemps.

IMG-20120513-00003

 

 

 

 

 

 

 

 

 

IMG-20120513-00007

 

 

 

 

 

 

 

 Paris, place Saint Sulpice que je n'ai jamais vue,

de la poésie qui coule à la fontaine, sans doute ! Oui !

Dans la nuit bleue d'un printemps.

 

 

 

 

 

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13 mai 2012 7 13 /05 /mai /2012 13:56

 Façon de tendre un peu les bras pour mieux distinguer les lettres sur une page... C'est un signe qui ne trompe pas. Sans loupe, c'est loupé ! Mal y voir de près, ça évite de lire des mots injustes, des mots qui blessent, des mots pas roses du tout, vous me direz. Et voilà encore un paradoxe de l'euphonie de la langue : les mots roses ne devraient jamais être moroses.

Je regarde le miroir. Mieux. Y voir mieux. Pour soi. Ce qu'on a compris/pas compris. On n'est pas bonne toujours pour coller à la réalité du monde. On n'a pas la caisse à outils avec les pinces et les cisailles.

Laisser le monde parler, et l'écouter. Ce n'est pas seulement une question d'engagement. Ce n'est pas plus une prise en compte politique, poétique, amoureuse, qu'une façon de fracas intérieurs et de liberté.

 

 

 

Ou comment voir, en mieux ! Y'a qu'à entendre la dame... Je lui ai promis de mettre la vidéo... Elle a trouvé "excellent !" l'idée de la Photo qui Bouge, elle s'est prêté au jeu, elle a noté l'adresse de mon blog. C'est pas top, ça ?

En plus, " c'est ce qui se fait ! Je suis dans le style... !" Avant, c'était pas pareil, j'étais dans le style de ce qui ne se faisait pas ! ...Heu... Alors... Je suis en train de me demander, ...Heu, c'est quoi... le style ?

 

 

 

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12 mai 2012 6 12 /05 /mai /2012 23:02

 De la couleur au noir et blanc,  "Tourne avec moi"... J'aime cette sensation de tourbillon. Tourbillon de la vie tout aussi bien, que chantait Jeanne Moreau. Et voilà qu'un banc de la place des Vosges me revient. D'une place à une autre place, on tourne... Et tant pis si c'est en rond, pas rond, en angle aigu, ou en épingle à cheveux, c'est la vie, "Seulement la vie, tu sais !"...

 

 

Est-ce qu'il y a une différence entre l'encodage Dailymotion et celui de You tube ?

 

 

 

 

 

12 mai 2012 6 12 /05 /mai /2012 19:47

LUNETTES.jpgIl y a "du plus loin", au fond des heures.

Derrière soi, derrière un mur, derrière un bouquet de fougères, sous une barrière de cils. 

Des yeux. Pour tout voir.

Souvent je me dis qu'il y a bien des gens qui ne voient pas.

Qui ne regardent pas.

Et puis aussi quelques-uns qui ne verront jamais rien.

Le "plus loin", c'est le senti, le ressenti, le gardé en soi, une préciosité qui a existé un jour,  (qui a pu être abîmé un autre jour), et puis ce qui est devant soi, qui existe et vit, qui fait drôlement du bien aux paupières, un baiser déposé sur chacune d'elles. Ce "plus loin", au fond des yeux, ou une ivresse tombée dans une flaque de lumière.

 

 

 

 

 

 

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