Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
4 mai 2012 5 04 /05 /mai /2012 22:33

Un air comme une fraîcheur...

Terriblement belle, populaire et désuète cette chanson !

Et ces mots qu'on ne dit plus, je ne crois pas : "Au fin fond..." 

Donner avant de recevoir,

et puis les deux marchent ensemble, donner et recevoir

irréfutablement, inconditionnellement, indéfectiblement

" Au fin fond des nuages..."

 

 

3 mai 2012 4 03 /05 /mai /2012 23:15

D'abord je veux mettre en lien l'excellent papier de mon amie sur le premier mai, comme un retour aux fondamentaux, en quelque sorte.

http://tempesdutemps.over-blog.fr/article-289-may-day-104498636.html

  link

                                O                             O                                    O

Et puis ce sera ma façon de reprendre la belle phrase de Jules Renard qui est citée  :   "Le travail pense, la paresse songe."

 

Voilà quelque chose tient avec la vidéo : les images. Sert pas à grand chose tout ça ? Non, sans doute pas. Comme tout ce qui est créatif, et vivant, et qui tremble au dedans de soi.

"- Idéaliste !",  il m'a dit, sur le ton de la plaisanterie.  Oui. Oui et plus encore. Je crois en des choses, oui. Ces choses me tiennent aussi, oui.

Et même si c'est un gobelet en plastique...

 

 

 

 

Published by brigitte giraud - dans Vidéos
commenter cet article
3 mai 2012 4 03 /05 /mai /2012 01:00
 

J'ai fait des images de la manif du 1er mai, à Bordeaux. J'ai navigué ici et là. J'ai rencontré Michèle Delaunay et Philippe Madrelle. Alors j'ai filmé.

 

 

 

Ce soir, le débat a été globalement très technique. Je ne sais pas si on peut dire qu'un des candidats en sortira grandi, mais François Hollande ne s'est jamais laissé dominé par Nicolas Sarkozy. Il s'agissait d'une sorte de grand oral pour François Hollande, beaucoup doutait de sa capacité à débattre avec notre Président candidat,   ... eh bien il s'est montré largement à la hauteur de celui qui devait le broyer.

 

Quelques phrases du débat de ce soir, 2 mai, resteront, assurément.

La mémoire retiendra au moins ces deux-là que, moi, j'ai retenues, c'est dire :

 

Sarkozy à Hollande : "Monsieur Hollande, vous êtes un petit calomniateur."

 Hollande à Sarkozy : "Ne confondez pas votre personne avec la France."

 

 

Published by brigitte giraud - dans Mémoire vive
commenter cet article
1 mai 2012 2 01 /05 /mai /2012 05:01

Bon, me voilà avec un nouvel outil à vidéos, en attendant celui qui est en réparation.

Je n'aime pas attendre,  quand le manque est trop vif. Ha la la ! Qu'est-ce que je dis, moi !

Dormir, tourner, se retourner, ne pas bouger. Tout essayer. Seulement, quand on ne bouge pas, ça pense plus vite au-dedans, donc on se tourne une fois encore pour lâcher un peu de pression. Ca marche, oui, ça marche un instant, sauf qu'on ne s'endort pas... Alors puisqu'il pense, autant penser sans faire semblant d'esayer de ne pas penser. Au moins on ne perd pas son temps. Les neurones sont en alerte.

Demain, se lever tôt. Etre sur le pied du bitume et là. Filmer justement. Ce devrait être drôle, ce premier brin de muguet sur les 10 heures du mat, avec le monde qu'il y aura ! la pagaille que ce sera ! les têtes connues, les connivences, dire "non" à Sarko, (qui prend du terrain qui est à tout le monde, il dit, sauf qu'il n'y venait jamais au défilé du premier mai, laissait ce jour aux autres drapeaux, les rouges et noirs, les roses pâlichons et ceux avec une vilaine flamme). Les plus drôles, c'est toujours les anars, au moins eux, ils rigolent, se foutent du tiers comme du quart, du genre "on nous la fera pas !", alors je les aime bien, forcément. L'idéologie c'est pas leur fort  (la leur qui en une sans en être vraiment une et qu'ils contesteront de toute façon), alors je les aime bien, pas pris dans les pièges, enfin pris un peu moins que les autres. Parce que pris dans le filet, on l'est bien tous, va ! Eux, les anars, ils sont jeunes, ou bien ils sont vieux, on dirait qu'ils ne font pas dans l'âge intermédiaire. Alors je les aime bien. Les autres... ça s'accommode de tout, ça fait ce que ça peut pour tirer son épingle du jeu, alors on essaie de faire semblant d'être acteur de quelque chose. On l'est si peu. Demain, je serai actrice ! Voilà, c'est ça, demain je suis actrice. Ambiance plateaux de théâtre. "Lumière !" Et voilà la lumière... La joie sur les visages. C'est quelque chose ça, quand même. Ca se rencontre pas si souvent.  Les copains, on les voit pas pareil, ces jours-là. Pas tout à fait pareil. Y'a de l'enthousiasme à revendre, et de la musique. Et de la chair qui bat. Et du coeur. On y croit. On ne sait pas trop à quoi. Mais on sent la force du "peuple"  qui en a marre de tous les trucs à la gomme sur l'émigration, les compromis, le fric, les élites, la finance outrancière, tout ce qui germe dans les têtes de ceux qui réfléchissent (tests ADN, amende pour ceux qui font les poubelles, ...des choses indignes comme ça qui finissent par sortir un jour ou l'autre d'un crâne humain qui n'aura même pas honte !)

Donc moi, je vais m'y rendre, oui. Convaincue de quelques nécessités de rassemblements parfois. Je ferai des images. Là, je ne risque rien. Tout le monde sera content d'être dans "sa lutte" pas finale. "Y'a du boulot, mon p'tit pote !", une réplique d'un de mes enfants aux théâtre. Oh ! Comme ça me manque, le théâtre avec les enfants ! Alors, je vais me rassembler à la manif. C'est ça, oui, je vais essayer de me rassembler, de ressembler à quelque chose. D'ailleurs je me suis lavée les cheveux.  C'est dire ! Et je vais galoper, passer ici et là, avancer plus vite que la musique, allez voir ici et là, devancer ceux-là, m'attarder ici... Libre. J'ai ce sentiment-là, moi. Je ne demande rien à personne. Je suis "perchée", une corde sentimentale vibre. Dire "non", j'ai toujours aimé ça. Ceux qui disent "non", qui ne plient pas, qui disent quelque chose et de préférence "non". C'est salutaire le "non". Ca évite le mépris de soi-même. Pas facile ce palindrome. A l'endroit ou à l'envers, c'est toujours un risque. Même à soi-même ! Et là, faut juste doser la dose, si je puis dire.

Donc se laver les cheveux ! Et là, badaboum ! Toujours la même chose qui se produit. Je suis devant la glace de la salle de bain. Ribambelle des mèches de chaque côté du visage. Boucles ici, pas là, flûte ! Je recommence... Brosse, lisse...   Puis vient ce moment où je sèche la frange de mes cheveux. Et chaque fois (que je sèche la frange de mes cheveux) je retrouve la sensation physique d'un autre moment où je séchais la frange de mes cheveux. C'était il y a des années de cela. Pour vous. J'étais pressée et je voulais être belle.  L'indiscipline sur mon front me donnait de l'allure. Est-ce que les filles pressées ont toujours de l'allure ?

Donc se relever, ne pas dormir et se laver les cheveux. Se rappeler la conversation de cet après-midi avec ma soeur amie. Plus j'y pense, plus l'Allemagne viendrait me donner rendez-vous ? Deux mois seule en Allemagne ! Prendre un train, sauter dans un avion,  et se retrouver à Wiesbaden pour deux mois. Loin de tout. Ca ne me fait pas peur. Pas trop. Plus du tout. Peur. Faire ce qu'il faut pour ça. Je me dis que je pourrais faire l'affaire. On fait toujours l'affaire à un moment, non ? Ou... Quelque chose nous prend par la main, en quelque sorte, on ne sait pas quoi. ...J'aurais tellement voulu que des mains ne se lâchent pas  ...(la tienne, la mienne) et c'est ...quelque chose qui me la prendrait ?  Voilà, Je la donne, tu la donnes, donnes plus, redonnes, redonnes plus... je la donnais, la donne... Vilaine donne !

Demain... On verra ! Aller à la manif, façon de marcher avec... le corps du monde... Et que ça cadence la chamade ! Que ça invente ! Que ça vive ! "Seulement la vie, tu sais ",...et on la bousille tant, soi-même, ...et puis quelques autres aussi pour nous, juste pour le cas où on s'y serait mal pris.  Allez on lâche rien !

 

 

 

il y a 101 ans , le 18 mars 1871 débutait l'insurrection populaire de la Commune de Paris, comme chacun le sait réprimée dans un bain de sang par la bourgeoisie au pouvoir.

 

Oh et puis je ne peux pas m'en empêcher, c'est trop marrant, ça !

LA PESTE - En meeting à Avignon lundi soir, Nicolas Sarkozy s'est emmêlé les pinceaux avec les prénoms en rendant hommage à un certain "Stéphane Camus". Peut-être un cousin méconnu d'Albert Camus, le grand romancier.

 

 

 

Published by brigitte giraud - dans Mémoire vive
commenter cet article
1 mai 2012 2 01 /05 /mai /2012 01:01
30 avril 2012 1 30 /04 /avril /2012 01:06

Une trace penchée osmanthe.jpg

dans les orange

les lèvres

au bord de la tasse

à café

 

une odeur de

petite noisette

et

de fleurs d'osmanthe

 

 

 

 

La fleur d'osmanthus sent extrêmement bon, elle est très raffinée, je l'ai découverte il y a quelques jours. C'est un mélange de lys et de magnolia. Une vraie somptuosité !

Published by brigitte giraud - dans Mémoire vive
commenter cet article
29 avril 2012 7 29 /04 /avril /2012 03:39
J'ai de plus en plus de distance avec la réalité, comme s'il en existait une autre, ou d'autres, qui ne me contenaient pas ou qui ne me concernaient pas. C'est ce qui arrive quand on a été ou qu'on est très exalté, immensément heureux, ou très en peine. Il y a une sorte de vitre entre le monde et soi, ce qui fait que ce qu'on perçoit, ne vibre pas sur une même échelle du temps ou dans une même gamme de couleurs. On le sait, parce que soit on anticipe, soit on a un temps de retard sur les sensations. Dans tous les cas, la perception est brouillée : effet de loupe ou de rétrécissement du monde, et parfois les deux peuvent se croiser.
Published by brigitte giraud - dans Intimité
commenter cet article
28 avril 2012 6 28 /04 /avril /2012 18:45

Aucun lieu n'est loin,

ce sont les rues qui s'allongent,

ou rétrécissent,

se déforment,

deviennent plus ou moins longues à parcourir.

L'oeil ne les métabolise pas de la même façon. 

On les ramasse dans l'oeil et

au creux de sa main.

On n'a pas idée de ça tout de suite.

 

Ce n'est pas loin, non.

"2mn", dans deux minutes,

parfois "3mn",

c'est pas loin trois minutes!

 

La distance et le temps se conjuguent

dans un vol d'oiseau qui s'impatiente.

 

Published by brigitte giraud - dans Mémoire vive
commenter cet article
27 avril 2012 5 27 /04 /avril /2012 22:51
 

Dans son livre qui vient de paraître "Dans la lumière encore". Claude Bellan écrit imagesdddd.jpgsur l'art, sur le processus créatif en général. Entre les années 50 et aujourd'hui, il a noté des impresions, des questionnements et le chemin qu'il a suivi pour sa propre peinture.

J'ai choisi quelques notations qui me parlent, ici et maintenant. Et puis dans ce fourmillement sensible et intelligent, il faut bien faire un choix.

 

"Il faut beaucoup de circonstances favorables pour produire un esprit libre."

 

"Comme tout le monde, j'utilise certaines "vérités" qui sont nécessaires pour continuer à vivre. mais je crois que ce ne sont que des réflexes. Dès que j'essaye de penser vraiment, ces quelques vérités" s'effondrent comme un château de cartes." 

 

"Il faut payer, entendre par là, ne pas rechercher la souffrance de façon masochiste, mais simplement accepter la vie totale, accepter cette idée qu'il n'y a pas de bonheur sans une partie de malheur, car c'est précisément avec cette part inévitable de souffrance que l'art se nourrit."

 

"En partant de chez moi, un hindou vivant en France depuis une vingtaine d'années m'a dit cet adage : Tout ce qui n'est pas donné est perdu.  Tant de profondeur en si peu de mots."

 

 

Est-ce que ces phrases pourraient ne pas être seulement contenues dans le champ de la création, mais étendues à l'apprentissage humain ?

BELLAN.jpg

 

 

Cet  ouvrage, édité par Le Festin "La proie pour l'ombre", retrace les soixante ans de carrière de Claude Bellan.

 

 

 

Je vous invite, en tout cas, à aller voir son exposition à Mérignac, à la Vieille Eglise Saint-Vincent. C'est toute une rétrospective de son oeuvre qui est proposée. C'est magnifique, époustouflant de beauté -si ce mot a un sens-, de sensualité et de force vivante. Ce superbe lieu accueille les toiles de Claude Bellan, toute une vie passée à questionner le mystère de la peinture.

 

 

26 avril 2012 4 26 /04 /avril /2012 15:54

tunnel.jpg

Il est sculpteur, alors il sait de quoi il cause. Je ne sais pas pourquoi je me suis dit ça quand il m'a parlé de tunnel. A cause du geste de creusement du sculpteur, et ce que m'évoque aussi le tunnel  : un creusement dans une matière.

Pourquoi a-t-il été question de tunnel un jour d'élection ? Parce que le monde va dans le mur  (si toutefois on considère le paradoxe qu'un tunnel est aussi un mur) ?

Cependant, la conversation suivait ce chemin paradoxal du creusement et du mur.

"- Tu vois, il m'a dit, le truc, c'est le milieu du tunnel. Avant, tu peux toujours faire marche arrière et revenir sur tes pas. Si tu passes le milieu du tunnel, alors là, c'est fini, le tunnel t'embarque...

- Ah bon, d'accord, ... mais comment est-ce qu'on sait la longueur du tunnel ? Comment sait-on est le milieu...du tunnel ?

- Tu le sais forcément, il m'a dit, tu le sens.

- A quel moment tu le sais ?

- Tu le sens quand t'as passé le milieu.

- Donc, quand on a passé le milieu, on peut en voir le bout...

- Ben justement ! c'est ça qui est troublant avec le tunnel. C'est que le bout, après le milieu, tu ne le vois plus.

- Donc, on voit le bout quand il est invisible, c'est ça ?

- Oui, c'est ça. En se retournant."

 

 

Published by brigitte giraud - dans Mémoire vive
commenter cet article

Présentation

  • : Le blog de Brigitte Giraud
  • Le blog de Brigitte Giraud
  • : Donner mon regard sur le monde, ce qui me réjouit en cela que c'est la seule chose possible de faire.
  • Contact

Recherche