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1 avril 2012 7 01 /04 /avril /2012 02:00

Tout fait lien. Tout fait corps.

Rien n'a d'importance.

Et s'engraine pourtant. 

En un sens inversé aux choses inversées.

Et je suis là, où je ne suis pas.

Et je ne suis pas là.

 

n'a pas d'importance.

Pourtant, d'une chose à l'autre,

d'un rien à un autre rien,

tout fait sens, et,

contre soi,

engraine le coeur.

 

Ca engraine...

ça engraine, tu sais.

 

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31 mars 2012 6 31 /03 /mars /2012 17:11

Le spectacle met en avant le jeu avec les voix. Les cinq interprètes basculent de la voix parlée à la voix chantée, du solo à la polyphonie.
Il met à l'honneur le jeu avec les langues : le Français, l'Espagnol et surtout le Gallego.
"L'impossible nous appartient" s'inscrit dans la dynamique de "Voix de traverse", projet européen porté par Jakes Aymonino.

Auteur : Antonio Placer
Acteurs : Jeanne Flora et François Mauget
Chanteurs : Jakes Aymonino, Fouad Achkir, Antonio Placer
Mise en scène et création : François Mauget

 

 

 

29 mars 2012 4 29 /03 /mars /2012 11:41

Théâtre en appartement. Une pièce chaleureuse. Des amis des amis des amis. Une terrasse ouverte sur le ciel. Et quel talent, ils ont ! Musique !!!

Un jour de tempête au bord de la mer caraïbe, Pelayo découvre au fond de sa cour un étrange vieillard doté d'ailes immenses.

Tout l'art de Garcia Marquez et de son "réalisme magique" se retrouve dans cette nouvelle pleine d'humour et de fantastique.


Texte : Gabriel Garcia Marquez - libre adaptation de la nouvelle "Un très vieux Monsieur avec des ailes immenses"
Mise en scène : François Mauget
Musique : Thierry Oudin
Interprétation : Caroline Ducau Martin

 

 

 

 




 

 

28 mars 2012 3 28 /03 /mars /2012 02:29

Des vagues qui viennent encore. Comment dire ça ? Par où prendre les mots ? Comment les arranger, les suspendre au fil, au fil, l'un après l'autre, pour qu'ils sèchent ?

 

 

 

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26 mars 2012 1 26 /03 /mars /2012 01:01

On aurait dit 

c'était la route

elle avait une mine de papier Job  toute fine 

toute fine

 

 

 

 

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25 mars 2012 7 25 /03 /mars /2012 17:00

La tension est un état de vigilance.  Au travers des déchirements, dans unEN-BOIS.jpge forme ajourée de révolte. C'est la révolte qui tourne, contourne, retourne la vie, et qui, paradoxalement, bute chaque fois contre la vie. Le trébuchement est aussi mouvement dans un espace : on tombe, on lève les yeux. ...On lève les yeux. On croit sauver le monde. On ne sauve rien. On improvise juste un regard. On n'est pas trop vieux pour ça. Je pense à toi.  Une mémoire à l'écorché. De l'écorché autour. Un Oscar  articulé/désarticulé. Je pense à toi. Comment faire autrement ? Un homme en bois. Un bonhomme en bois à esquisser un dessin. Un dessin pour une histoire. Donner forme au corps de l'histoire. Une forme qui reste sur la page. Créer un mouvement. Adorer le bras et la jambe en marche. Mettre des yeux. Les mêmes que l'on a vus. Un jour. Et qui collent à la rétine.

 

 

 

 

 

 

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25 mars 2012 7 25 /03 /mars /2012 04:40

18 mars 2012.

"Bougies noires" de Abadallah Zrika.

 

L'Opéra National de Bordeaux Aquitaine accompagne le Théâtre des Tafurs dans cette aventure de création où la musique du répertoire cohabite avec le chant et l'improvisation.


La langue poétique de Abdallah Zrika permet ce travail de polyphonie des deux acteurs tricotant le texte avec les quatre musiciens et laissant sa part nécessaire... au silence.


Acteurs : Yasmin Bau et François Mauget
Musicien : Laurence Escande, Lili Gautier, Patrick Calafato et Dominique Descamps
Mise en scène et création : François Mauget

 

 

 

 

24 mars 2012 6 24 /03 /mars /2012 00:20

16 Mars 2012.

Cap sciences devant la Garonne.

Le théâtre des Tafurs met en voix et en espace "Fluxus", le texte de Donatien Garnier.
C'est l'histoire métaphorique d'un fleuve, depuis sa source jusqu'à la mer. Les spectateurs, installés dans la pénombre face à la Garonne, sont immergés dans l'univers sonore des voix des acteurs et des machines de György Kurtag.

Ainsi, le spectacle résulte de cette tension entre écouter et voir, entre le sens de la fiction et la réalité spectaculaire du fleuve.

J'ai filmé.

 

 

 

23 mars 2012 5 23 /03 /mars /2012 01:41

A l'IUFM cet après midi, des jeunes enseignants, un prof, un auteur.

 

Elle a dit : "La mort est dans la vie et ne pas en parler est pire."

Elle a dit : "La mort est une chose qui doit être tue. Il faut protéger les enfants et ne pas les confronter."

Elle a dit : "Ils la connaissent sans qu'on la nomme. Ils en parlent très bien, et autrement que les adultes."

Elle a dit : "C'est préoccupant quand même."

Elle a dit : "On n'a pas le droit de leur interdire la parole, même pour dire la mort."

Elle a dit : "Ils ne peuvent pas comprendre. Ils ne doivent pas comprendre ça."

Elle a dit : "Ils lui donnent leurs odeurs et nous apprennent la question. On ne peut pas les priver de leurs questions."

Il a dit : "Le vide et aussi le rien... Ils écrivent dessus."

 

 

 

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22 mars 2012 4 22 /03 /mars /2012 03:00

Un poète de l'humilité, et ses mots sont ciselés, à blanc, à l'économie de la langue. Vissée pour qu'elle parle. Et foisonne.

Qu'elle chante et hurle.

Et pleure "le chien rempli d'aboiements", "la mort à dos de mulet", la terre fragile comme du verre, et comme le sont les hommes.

Féroces.

Abandonnés, quand "la liberté ne se repose que sur la terrasse d'une prison". Tristes et joyeux dans le même temps, c'est dire l'acuité d'un regard qui a vu.

On croirait parfois s'aventurer dans un tableau, un Jardin des délices aux multiples corps, de femmes, d'oiseaux, d'insectes, et

entendre des craquements, des soupirs, des douleurs, et des jouissances,

un rêve dont "le chant ne me tuera pas".

 

 

 

 

"Donne-moi un verre

pour que j'avale ce vide

un bras

pour que je mesure cette séparation

Prépare-moi un lit de verre

pour que mes cauchemars glissent dessus

...

Je laisserai beaucoup de blancs dans mes écrits

afin d'éclairer la pénombre qui descend

avec la nuit des mots

...

J'ai déposé  l'oreiller sur la ligne de l'horizon

et je me suis endormi après avoir éteint le soleil

au-dessus de ma tête

Mais quand je suis entré dans le désert de cette feuille

par la porte du vent

je me suis éteint

Puis j'ai essuyé une larme de pluie

qui a coulé de mon oeil

...

Je commencerai par la mer

pour parvenir à une goutte d'eau

par l'écriture

pour revenir au blanc

Ne mange pas de pain

mais de la bougie

pour éclairer la pénombre du ventre

...

A la porte j'ai vu Modigliani essayant de monter la bicyclette d'une femme qui s'était penchée par mégarde

...

je suis venu fou

pour comprendre le fou

tordre ce qui est droit

comprendre le fleuve

et le serpent

fou

pour aimer les échelles

comme chacun voudrait que je sois

Je vous ai apporté des choses inestimables

Les petits cailloux avec lesquels je joue

Des formes

qui ne ressemblent qu'aux animaux imaginés

dans la volupté

 

Du parfum

pour ouvrir vos narines

à la sauvagerie du plaisir"

 

 

 

 

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