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20 mars 2012 2 20 /03 /mars /2012 03:27

Je bute sur cette phrase : "Nous aurons désormais peur de perdre." Sans le faire exprès. Il fait sombre sur la pellicule. J'essaie de ruser avec le noir, de lui donner des joues. De la lumière. Images du fleuve et des piles du pont en construction, illuminées bleu, dans la nuit. Je fais le tri des images, du texte et des images. Une séquence se termine sur cette phrase. Une chute poétique dans le texte. "Fluxus". Lumière. Transparence. Vérification. Enregistrement. Voir ce que ça donne. "Nous aurons désormais peur de perdre." Ecouter. Rajouter du temps. Enregistrer à nouveau. Revoir. Ajuster. "Nous aurons désormais peur de perdre." A vrai dire, je retirerais volontiers les deux derniers mots. Donner de l'ampleur. Pour un bras. De mer. Un coude du fleuve. La tête, là, au creux de la mer.

 


 

 

 


 

 

 

Published by brigitte giraud - dans Vidéos
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18 mars 2012 7 18 /03 /mars /2012 15:51

Médiathèque de Mérignac. Ce 17 mars 2012.

Chanteur, musicien, poète, compositeur, arrangeur, Galicien vivant en France, Antonio Placer est un chanteur "populaire", non pas de tradition, mais de création, et sa musique franchit les frontières géographiques et les styles pré-mâchés.

Il est l'auteur d'une dizaine d'albums discographiques et le deux livres de poésie : "Les chants de Domptelio" (Ed. Le Temps des cerises, 2008), et "Bergondo" (Ed. Espiral Maior, 2007)

 

 

18 mars 2012 7 18 /03 /mars /2012 02:55

Tu es assise. API 1077Tu écoutes.Tu regardes autour de toi. Tu es d'ailleurs venue pour ça : écouter et regarder. Tu n'entends pas grand chose. Ton oreille n'est pourtant pas fermée, pas oisive, ni aveugle. Mais ton attention est distendue par une autre attention, dont tu n'as, d'abord, pas tout à fait idée, qui oeuvre malgré toi, qui travaille malgré et contre toi-même. Quand tu t'en rends compte, tu clignes des yeux et fronces le front. Tu marques une pause. Tu te reprends. Tu reprends là où tu as perdu le fil. Tu seras toujours en retard d'une séquence.

Tu bois ton café crème au bar de la place. Tu accompagnes des déambulations amoureuses qui bousculent d'autres lèvres. Tu aides les mots à s'enfouir de leur gangue. Tu en reconnais quelques-uns. Tu sais qu'ils brûlent sur la langue. Tu secoues la tête pour ne pas penser à la brûlure. Tu penses seulement que tu as mal au bras droit depuis deux jours, et tu trouves d'impossibles justifications  à l'engourdissement de ton épaule. Tu dois, pourtant, t'en tenir à cela : tu es toute entière dans un engourdissement.

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16 mars 2012 5 16 /03 /mars /2012 03:59

La revoilà ! La chasser loin loin de soi,

la jeter dans l'eau et

elle tomberait au fond tout droit,

une grosse pierre très lourde,

on serait bien débarrassé de son cabas

de zinc, et d'enclume qui

bat les jambes, les yeux, même

les yeux surtout...

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15 mars 2012 4 15 /03 /mars /2012 22:48

Ca fera dynamique et jeune comme le titre d'une chanson des Doors. "Les portes",  quand il n'en suffirait que d'une. Colloques sur la précarité et le logement. Mobilisation unanime des partis politiques, on croirait. N'empêche, oui, on en parle davantage du mal logement, du mal logis, et du mal que c'est. Les associations sont débordées. La trêve hivernale se termine cette nuit. Ensuite, c'est la déroute. Les boulons et les vis desserrés... Chacun se ressert le bébé et il n'y a plus d'eau. Plus beaucoup. La réflexion, oui. L'analyse, oui. Les besoins à répertorier, l'action à penser et à repenser, autrement. Tout le monde s'y met :   sociologie, philosophie, travail social, le monde de l'entreprise ricoche sur celui de la précarité, l'exclusion s'invite à la table pour penser et agir :  actionner la pensée et penser l'action. Tout cela est très important. Complexifier les données qui ne sont pas simples. Pour pouvoir comprendre. De fait, tout est compliqué. D'un service à l'autre, comprendre qui fait quoi, pourquoi, comment ça bloque ou non, ce qui est dans l'angle ou dans le mur, en suivant quel schéma... Voilà pour les structures sociales.

Enfin, il y a l'Autre, celui qui attend avec son désir d'exister vraiment et qui ne fait pas beaucoup de bruit, en fait. On ne l'entend presque pas... Il s'en remet à ce qu'on lui dit, croit ce qu'on lui dit, attend quand on lui dit attendre, se débat parmi les associations diverses, attend à un guichet, brinqueballé de l'un à l'autre, attend encore, passe du temps dans les transports pour arriver avant la fermeture du guichet où il attendra un tour : deux personnes devant lui, deux de trop, devra revenir demain, attendre... 

L'abbé Pierre avait compris ça avant tout le monde et il y a longtemps : le logement est prioritaire. Il n'y en a pas. Pas assez. Le trousseau est trop petit. Sans toit, pas de travail. Faut fournir des quittances de gaz et d'électricité.  Pas de travail, pas de quoi payer de loyer. Donc pas de travail... Etc... 

Il raconte, lui, qu'ils ont été reçus par une assistante sociale. Finalement, ils ont demandé "s'ils pouvaient alors, dans ce cas, avoir une tente."

Actionner la pensée et penser l'action. Et, sur le terrain des hommes, il serait grnd temps, "pouvoir" passer à l'étape suivante.

 

 

 

 

 

Published by brigitte giraud - dans Mémoire vive
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15 mars 2012 4 15 /03 /mars /2012 10:03

 

 

 

Hommage à Alain Bashung. Ses chansons, de vraies poésies, sont des paysages. Je me suis baladée dans ses mots et ses notes. Pour quelques images.

La vidéo de la voiture en feu est sur le tournage d'un film à Bacalan. Etonnant et spectaculaire de voir ça sur les bassins à flots !

L'univers de Bashung demandait le noir et blanc, je crois bien.

 

 

 

 

 

 

13 mars 2012 2 13 /03 /mars /2012 21:12

J'avais installé la caméra et une jeune fille de la Librairie Olympique s'en est occupée. Je voulais cela pour les archives personnelles... et puis voilà, j'ose. Je partage.

 

 

12 mars 2012 1 12 /03 /mars /2012 16:45

Je me rends.

Toujours ça. Je ne sais pas à quoi. Non, je ne sais pas.

Juré, craché ! Je ne sais pas.100 4497

J'y comprends rien. Jamais rien.

Même si je... ne suis pas en balade,

c'est plein soleil assis dans un café ou accoudé à une table, un parapluie sur les genoux.

Je l'aime bien cette photo. Je suis allée dedans, en plein dedans. La vitre dans la vitre, le tout au fond de l'oeil, sans lésiner sur les arcanes du sentiment. Paquet cadeau, j'te donne ! Le soleil, la vitre, le café, et tout. Tout.

 

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11 mars 2012 7 11 /03 /mars /2012 15:17
11 mars 2012 7 11 /03 /mars /2012 02:16

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