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13 mai 2014 2 13 /05 /mai /2014 13:58

 

                                         Nos mots dans d'autres pas 

                                   une marche lente qui ne s'efface pas

                                                     n'oublie pas

                                        ce qui n'a pas encore eu lieu         

 

 

 

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".... Après avoir traversé un petit bois, elle aperçut, au bout d'une allée, dans l'endroit el plus reculé du jardin.... un homme.... qui paraissait enseveli dans une rêverie profonde, et elle reconnut M. de Nemours.

Cette vue l'arrêta tout court."

13 mai 2014 2 13 /05 /mai /2014 02:23

 

pz

 

 

Peau : vêtement caressant, rugueux aux coudes

 Tu la ponces, arraches la douceur.

Un jour, ton suaire sur mesure.

 

Silence de ta peau, sauf dessous

dans les nerfs en bouillons de sang.

 

Peau attend la relève

retient, retient pas

un foulard par terre

tu la ramasses.

 

                                          

 Peau agrandie, bords étirés

un trait

une ligne,

parfois une frontière.

 

 

Peau : froid pull et sous pull

fait pas un pas de plus

trébuche sur les pavés

dans une mare

dans un lit

voudrait rester là.

 

Peau : abri de fortune informe

 qui suffit

c'est petit

on est chez soi.

 

 

Peau : mauvaise tête

Peau  :  chassée d'un revers du regard

pour toute la nuit

et les jours qui suivent.

 

 

  

 Peau :  audacieuse à l'étroit de sa peau offerte

 cheveux lâchés donnés , prends !

 

 Peau volontaire livrée délirée

"Comment c'est possible toute cette dinguerie ?"

 

 

Peau,

appeau,

on entend quelque part

un oiseau.

Où est-on dans son chant ?

 

Peau : ajoutée d'une autre peau. 

Peau : ta peau et la mienne;

Peau :  désir vertige peur secret fragile

Peau : sexe langue bouche tumulte désir  

 

 

Peaux  : en même temps, lui et elle.

Peaux ouvertes  sueurs   suppliques   baisers.

Peau à peau, le monde évanoui.

 

 

12 mai 2014 1 12 /05 /mai /2014 01:00

Les idées changées en linge blanc de Calais

la dentelle sous la jambe et la malle lourde

de plus rien qui assomme

pour partir un peu de ma vie

tourner ce qui est possible de dos et de pas tout droit tout droit

tourner la bouillie de la joie à la petite cueillère bien frappée

un sourire dessiné  dans mes cheveux

une robe de mariée pour le coeur et des talons

en miettes faudra se serrer pour les mouettes...

 

Cadence-moi toute la peau si tu veux

à la folie que c'est je ne suis pas loin

alléluia les promesses dehors

et les anges de nulle part les ailes brulées vite fait

je ne suis pas loin

pourtant...

 

 

 

 

 

 

11 mai 2014 7 11 /05 /mai /2014 00:06

 

Tu rêvais comme une gamine

 un magnolia ouvert sur l'étendue d'un mot

 la nuit violette vers le matin

 tout enroulé d'un corps infini et ignorant tout

 d'une ombre une larme de clarté quelque part

 consume encore mes yeux

 

 

 

 


9 mai 2014 5 09 /05 /mai /2014 22:27

link

Pour que ça ne s'égare pas dans les limbes du net, je consigne ici.

  PE-21---Image-Couv.JPG

La belle revue "Paysages écrits" accueille quelques-uns de mes textes p56-59,  accompagnés d'une interview sur mon premier recueil publié, p213-214.


L'enquête recueille aussi la parole de beaucoup de gens talentueux.
Dans ce numéro 21, des textes également de Anna de Sandre, Astrid Waliszek, Cécile Guivarch, etc... et une note de lecture sur Battre le corps de Dominique Boudou.
L'illustration de couverture est de Caroline François-Rubino.

Merci mille fois au beau travail et à la sympathie de Sanda Voïca.


https://sites.google.com/site/revuepaysagesecrits/

 

  PE-21---Image-Sommaire-2.JPGPE-21---Image-Sommaire-1.JPG

 link

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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  http://www.calameo.com/read/001677772ae665d591a66

   http://www.calameo.com/read/001677772ae665d591a66

 

9 mai 2014 5 09 /05 /mai /2014 02:20

Corinne et thierry 22 au 27 février 2013 047-copie-1

On entre dans Battre le corps sur la pointe des pieds.                                    On le sait tout de suite : les mots ont leurs effrois, leurs déchirements, des peurs. On saura aussi leurs bienveillances extrêmes, dans une nacre très fragile. Le corps diaphane  devient terre de lecture. 

Dominique Boudou  regarde, écoute, éprouve, questionne la langue pour y dénicher les paroles suffoquées qui diraient peut-être le mystère  de ton corps pour apprivoiser la peau du lait.

Il écrit la chair de l'amour avec les yeux qui rongent.

On reste alors, dans le recueil, sur un seuil de tension, entre la présence bruyante du pain, de l'oiseau, de la peau, de l'amour, et  le vertige de sa disparition, entre ce qui peut s'envisager de dire et l'impossibilité de toute justesse.

La suffocation, seulement la suffocation dépliée comme un drap.     Dominique Boudou n'en finit pas  d'y enfouir ses mains.                               Pour retenir la vie



Dans l'ignorance du chemin battre le corps

Sur ta peau 

Tes os

Tes mots

Etayer les parenthèses

Où ton rire va encore

Se prendre à d'autres rires

Quand ta mémoire saigne moins sur la neige

Devenir le forçat de ta survie

 

Il y a des beautés, des grâces, nichées tout au fond de la peur. Il y a une écriture pour dire le scandale d'un dénuement apeuré. Les mots pauvres (comme d'autres poèmes qu'il nomme ainsi) s'impriment au trébuchet de la vie, fragile on sait bien. Un battement d'aile ferait s'envoler des nuées de papillons.

 
8 mai 2014 4 08 /05 /mai /2014 03:00

100 4466

 

Je te dirai

c'est une musique qui monte d'en-bas

on ne sait pas d'où

vraiment on ne sait pas

puis

 

des couloirs de promesses 

en haut de la colline

ce ciel

notre bruit qui sent le vent 

en écharpe qui traîne 

n'en finit pas de traîner ébloui tremblé

dans les vitrines

puis

 

déchirées raccommodées n'importe comment

les rues dévalant la mémoire de

mes yeux 

tes empreintes digitales

et l'océan là-haut

bouche ouverte...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

2 mai 2014 5 02 /05 /mai /2014 14:40

IMG-20120513-00003-copie-1

 

IMG-20120513-00005

 

La mémoire s'étire dans un ruban de fumée

déroulé,

l'instant en nous

dilaté,

miroir et réverbération,

écho de l'entre-deux mondes,

là-bas et ailleurs.

Où est-ce maintenant ?

dont je ne sais rien, 

sauf la voix sur tes lèvres,

sauf les yeux imaginés,

des éclats de désirs

et un chuchotement.

La voix et le regard rassemblent

la nuit.

 

Des bouts de corps

glissent sur le pavé,

dans le rond de terre autour des arbres,

contre l'arbre.

Le filtre de la clope brûle.

 

On se laisse apparaitre.

 

Dans le passage,

les mains attendent.

 

 

 

 

 

1 mai 2014 4 01 /05 /mai /2014 19:50

 

Ce jour, il est question de fleurs, brins de rose ou muguet... Ou bien des toutes fragiles dans le vent rouge.

Quelquefois, oui, le vent est rouge. ("Comme un p'tit coquelicot mon âme")

Aussi rouge que le ballon est bleu !

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la fille au ballon bleu 003

Le ballon bleu s'est donc fait la belle.

Par la fenêtre. 

 

Raconter l'histoire :  

la foire à la brocante, la fille au ballon bleu 002(1)

le fil, Blue balloon,

les livres, 

la rencontre avec Duras, 

l'homonymie, vous savez bien !

les ortolans, ...et puis rien,

les coquelicots, mon âme,

la nuit qui se sauve, 

le sommeil qui s'attarde pas, 

les Victoires de la musique, "like a moon..."

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le voyage de la rue, Blue balloon,

etc...

la vie, quoi  !

 

 

 

 

29 avril 2014 2 29 /04 /avril /2014 00:49

Dedans, le froid.

Dans l'homme.

Dans la ville.

Dans la cigarette, l'incendie des doigts.

Dans les derniers gestes "Never more"

Dans l'eau bouillante, un bout de froid.

Dans ma tête en cheveux, tapage nocturne.

Dans les pas cassés du type fracassé.

Dans la rue trop longue avec des acacias.

Dans un jour qui avait donné, tombé, abandonné ses bras.

Dans des larmes endormies, violettes.

Dans le silence aggravé d'une grive.

Et même,...

même dans l'oiseau de Sôseki.

 

 

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