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18 février 2012 6 18 /02 /février /2012 12:06

C'est là l''entretien que je préfère, parce qu'il est le dernier, et que, peut-être à cause de cela, il a une couleur plus intimiste, et vibre davantage sur une corde plus "au coeur" du sujet, de mon sujet à moi : ce qui peut être lu et compris à l'arrière arrière de toutes paroles didactiques.

Ce dernier volet de la série "Les Moi du corps" entre, avec ce cinquième entretien, dans un champ plus sensible de l'être.
Qu'est-ce que l'être anorexique, par ce dérèglement, nous dit du monde ?
Quel serait ce "désespoir amoureux de la vie", cette posture subversive et révolutionnaire de l'anorexique ?
Que dit le symptôme que le sujet ne peut pas dire ?
Comment se pose la question de la guérison ?

 

 

 

 

 

 

17 février 2012 5 17 /02 /février /2012 22:59

4930240042_2487920a4b.jpg

 

Nikon D5100, Panasonic Lumix DMC-TZ, Fujifilm FinePix S2950, Nikon D700, Samsung MV800, Canon EOS 600D, Sony Cyber-shot DSC-HX, Panasonic Lumix DMC-TZ, Nikon CoolPix P500 Bla, Panasonic Lumix DMC-FZ, Nikon D7000, Canon EOS 7D, Canon EOS 1100D Black, Canon EOS 5D Mark II,Canon EOS 550D + 18-55, Canon IXUS 220 HS, Canon EOS 60D, Nikon D3100 + 18-55mm, Panasonic Lumix DMC-TZ, Pentax K-5, Samsung NX100 Black, Nikon D5100 + 18-55mm, Canon EOS 600D + 18-55, Canon EOS 550D, Samsung ST65 Blue, Canon EOS 5D Mark II +, Canon PowerShot S100,Panasonic Lumix DMC-TZ etc... etc...

On s'y retrouve comment dans ces noms de caméscopes ? Chaque lettre doit bien vouloir dire quelque chose, mais quoi ? Chaque nombre aussi, mais quoi ?

Un épuisement d' armes de guerre, on dirait.

Le vendeur de la FNAC est patient, souriant, pédagogique.

- Et celui-ci, il a l'air bien... ! Non ? (Je montre du doigt un objet cylindrique, noir rutilant, "L'affaire du mois Fnac", s'ils le disent c'est qu'il y a des raisons, ça rassure un peu, et l'étiquette ne bave pas, et puis les pixels...oui, je me dis que les pixels manquent pas, et c'est petit de 1,5 à 3,5. Il m'a dit que plus c'est petit, mieux c'est, que le top c'est 1. Là, c'est 1,5, alors ça doit être pas mal, le 1,5 de...de je ne sais plus quoi, ...non ?)

- Celui-là, je vous conseille juste de le laisser là où il est, sur son présentoir ! Le mieux serait celui-ci. (Il me montre une petite bestiole noire, aussi, cylindrique, aussi, qui s'appelle J'ai oublié, mais y'a 27 dans son nom.) Mais on va en recevoir vers la fin du mois.  Là on ne reçoit plus rien. Le stock est vide. C'est le désert en ce moment !  mais ça va revenir... en fin de mois sans doute. Enfin, j'espère ! Attendez la fin du mois, et on reverra tout ça.

- Ah bon ! Pourquoi vous dites que vous ne recevez plus rien ?

- Ils sont tous, tous, ou fabriqués, ou assemblés en Thaïlande. Et les inondations ont saccagé tous les entrepôts. C'est à cause de ça. Y'a plus qu'à attendre. Y'a plus rien !

 

Ah voilà ! C'est râlant, les inondations quand même... ! Nous, on est là à attendre  la calelote des marques, de toutes les marques, qui profitent de prix bas des productions... Quant aux Thaïlandais, z'ont qu'à se débrouiller... On le fait bien, nous, sans nos appareils photos, écrans plats, mini-chaînes, caméscopes et autres Hi-Fi qui ont rendu l'âme !

Published by brigitte giraud - dans Mémoire vive
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17 février 2012 5 17 /02 /février /2012 02:12

 

Dans ce quatrième volet, le Pr Gérard Ostermann parle de "l'image de soi" et de ses constructions.
Comment le lien avec toute la corporalité s'établit-il, dans le monde de représentations dans lequel nous évoluons tous ?

 

 


Je vous propose aussi de vous rendre à l'article de Giulio Pisani,
dans le journal luxembourgeois, "Zeitung vum Lëtzebuerger Vollek",
sur l’exposition photo et vidéographique éclairée de documents apocryphes et d’installations, que présente le Casino de Luxembourg, Forum d’art contemporain, une formidable « fresque » sur le travail introspectif, psychologique, sociologique et éminemment artistique des soeurs jumelles Liesbeth et Angelique Raeven.
 http://www.zlv.lu/spip/spip.php?article6719
15 février 2012 3 15 /02 /février /2012 17:24

100 4427Les mots, les bons mots, les justes mots, le mot type, le mot valise, allez hop ! je m'embarque avec d'autres, d'autres mots à la suite les uns des autres, le mot prêt à tout, le mot qui en dit long/pas long du tout, celui qui coupe court, qui détourne, contourne et s'en tire, le mot qui s'en va, vite dit, "je n'ai pas que ça à faire !", le mot tendre, le mot de plein pied et celui tout fait d'argile...

 

et puis les mots en bois, ceux de la langue de bois, qui nous paie d'un chèque en bois... L' origine remonte au XIIIème siècle ; tout ce qui était de bois était faux ou artificiel comme une jambe de bois ou "le visage de bois" de la porte d'entrée d'une maison fermée aux visiteurs. On parla alors de langue de bois pour les personnes disant des mensonges et la langue utilisée par les politiques. Les chèques sans provision, qu'on a désignés par extension "en bois", arrivèrent quand les banques furent créées.

 

La langue de bois n'est pas  la langue du bois,

celle des arbres et de leur poésie. Celle que chante Nougaro.

 

 

.

15 février 2012 3 15 /02 /février /2012 05:29

Une chose me perturbe. Untel me dit qu'il m'a fait découvri3836064821_e37f160bed.jpgr Vlaminck et que j'ai dit que "j'aimais pas"... Bon ! Soit ! Je n'ai pas, moi, le souvenir de cet "événement". Peu importe l'objet du souvenir en question... Encore qu'il y aurait à dire sur l'objet du supposé souvenir. N'empêche, ça parle, un truc pareil. Vlaminck est mort en 58,(l'année de ma naissance, tiens !), donc il se trouve forcément à Orsay. A Orsay et ailleurs. Je suis allée plusieurs fois au musée d'Orsay, et ailleurs. J'ai donc vu ces toiles. Moi, il me semble que je le connais depuis longtemps, Vlaminck. Depuis quand ? Peux pas dire. On emmagasine des connaissances et on chemine avec. Donc la mémoire de Vlaminck, sans que je fasse une thèse sur ce peintre paysagiste, je la porte en moi. Les expos sur le fauvisme ne manquent pas. A Paris et ailleurs. A Bordeaux, tout pareil.

Mais ce qui est toujours troublant,  c'est le souvenir non partagé. Celui qui est sûr du sien, de son souvenir, l'annonce comme une vérité irréfutable. Soi, en face, on est pris en quelque sorte en état de dissimulation de la chose irréfutable. En non-reconnaissance d'un fait, et en état mensonger pour un peu.

là, c'est énervant ! Parce qu'il n'y a pas de défense possible. C'est une parole contre une autre. Ne pas valider le souvenir de l'autre n'est pas, pour autant, bien au contraire, porter caution à sa bonne foi. 

Donc que se passe-t-il là ? Peu importe Vlaminck,  ce qui pose question, c'est qu'un impossible souvenir s'est incrusté dans la mémoire d'un autre, et qu'il n'a pas non plus des raisons de mentir. Le souvenir a donc été d'une certaine façon fabriqué, et il a pu s'établir sur des signes extérieurs, lus et compris, en-dehors de moi-même, de telle sorte que la phrase est dite sans ombre et considérée comme vraie : "Tu ne connaissais pas Vlaminck, je te l'ai fait découvrir et t'as pas aimé !" Sous-entendu, maintenant tu peux dire ce que tu veux, c'est la vérité vraie.

Pour une affaire bien grave, je m'étais intéressée au phénomène complexe de la mémoire. Dans le Nouvel Obs de cette semaine, il y a justement un dossier sur la mémoire. Elisabeth Loftus est une fois de plus citée. Je lis le récit de l'expérience qu'elle a menée auprès de ses étudiants : ils sont face à un ordinateur avec ordre de ne jamais toucher la touche "alt" sous peine de faire planter le système. Ils ne le font pas, mais l'ordinateur est prévu pour bugger.

"- Vous avez appuyé sur "alt" !

- Heu...

- Je vous ai vus !"

Et 30% des étudiants vont "se souvenir" d'avoir fait l'erreur, et même vont raconter à quel moment ils l'ont commise...

Elle pose donc le postulat qu'il n'y a pas une mémoire, mais des mémoires : l'informative (j'ai eu une amende pour excès de vitesse, cet après-midi),  la perceptive (celle des formes), la procédurale (les gestes et les actions répétées), la sémantique et explicite (je sais faire une opération et conjuguer le verbe être et je te le dis), la mémoire épisodique et personnelle (faite d'émotions, revisitée sans cesse par de nouvelles émotions ; un fait revu quinze après n'aura pas la même lecture que sur l'instant vécu et le même événement ne sera pas restitué pareillement entre les êtres qui auront pourtant vécu la même chose), et enfin, -et c'est cela qui est nouveau et de plus en plus investiguée-, la mémoire autobiographique, faite à la fois de la mémoire sémantique et de la mémoire épisodique (c'est dire si les émotions la rendent extrêment fragile).

La mémoire est donc une affaire très compliquée. Elle est terrible, la mémoire de l'autre. Une fois installée, comment la déconstruire ?

Nous n'y pouvons rien, si ce n'est de dire :

"C'est la tienne, tu as sans doute des raisons qui t'appartiennent de penser cela, mais ton souvenir fait parti de ton histoire à toi, pas de la mienne."

Sinon, on peut être foutu, terriblement douloureux et meurtri pour très très longtemps, j'ai vu cela, je le vois, réellement foutu. Quand l'objet du supposé/souvenir est accusation invérifiable, par conséquent invérifiée, il devient une profonde blessure.  

Ma petite histoire à moi, inconséquente sur la mémoire de Vlaminck, m'indique ceci : je n'échappe pas moi-même à ces distorsions, ce qui est en moi n'est pas forcément en l'autre, et il est bien difficile d'accorder entre soi tous les champs de l'affectif, tant nous sommes rivés à nos représentations.

Alors tiens ! j'ai bien raison de noter chaque jour, au moins l'événementiel, qui me ramène toujours à l'affectif du moment.

Le 14 février 2010 était un dimanche, j'avais 18 295 jours, j'écris dans mon calepin : "je débute ma grande oeuvre Requiem,  j'ai reçu des fleurs, je n'ai pas de nouvelles depuis trois jours. Triste, triste !"...Ceci est relié en prise directe à mes émotions.

L'an dernier, le 14 février 2011 était un lundi, j'avais eu deux cadeaux : un sac blanc acheté la veille à la Foirefouille, et un petit haut noir acheté ailleurs, j'avais pris un rendez-vous avec les Tafurs, et le lendemain il y avait le film pour Aldo, j'avais 18 658 jours de vie. Tout ceci est relié en prise directe avec les  émotions qui m'ont traversée, oui.

Aujourd'hui, j'ai 19 021 jours de vie, j'ai évité cet après-midi de passer devant la Foirefouille, mais j'ai farfouillé sur mon ordinateur pour m'y trouver, yo !, dans  une place, un mail, une image, un clic sur facebook... j'ai eu de l'eau de toilette Gaultier et c'était surprise !, j'ai échangé avec Corinne, la revue Le Festin a mentionné mon livre dans son bloc-notes, j'ai monté une ancienne vidéo...

Published by brigitte giraud - dans Mémoire vive
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15 février 2012 3 15 /02 /février /2012 00:27

 Emprise, attachement au symptôme et effacement : ça fonctionne comment...

 

 

14 février 2012 2 14 /02 /février /2012 12:32

Je t'aime GYU.jpgje te tue je te dévore je te prends

je te veux je t'en veux je te déteste

je te maudis je te vis je t'en vie

je t'en serre je serre je te tiens

tiens-moi !

Tiens-moi parce que je t'aime je te tue je te dévore je te prends je te veux je t'en veux je te déteste je te maudis je te vis je te vois je te serre plus fort pas si fort encore un peu beaucoup passionnément à la folie...

 

 

 

Published by brigitte giraud - dans Mémoire vive
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13 février 2012 1 13 /02 /février /2012 23:50

Relativer même le relatif.

"Le relatif est relatif", c'est une tautologie, une redondance...Ben oui !

Absolutiser le relatif serait passer à côté de bien des êtres,

être sourd à pas mal de blessures, qui sont toujours grandes, puisqu'elles sont blessures. Ce serait banaliser les événements, tous les événements et hiérarchiser, passer son temps à ça, hiérarchiser.

 

Je passe sur les quais, et j'assiste à la danse de l'oiseau.

"Et ce n'est pas important ça, la danse de l'oiseau ? A cause du monde qui vit, souffre, aime, bat, et gémit, et sautille, et gèle et craque..."

 

 

13 février 2012 1 13 /02 /février /2012 01:02

Dans ce deuxième entretien, le sentiment de maîtrise et l'emprise de soi seront plus particulièrement évoquées.

Ecoutons pour entrer davantage au coeur du trouble.

 

12 février 2012 7 12 /02 /février /2012 19:01

 

En 2010, j'ai réalisé cinq entretiens sur le trouble anorexique avec le Pr Gérard Ostermann.

Il a bien voulu répondre à mes questions et nous avons ainsi creusé ensemble le mystère de cette maladie.

Voici le premier volet de cette série.

 

 

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