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12 février 2012 7 12 /02 /février /2012 07:04

J'ai repris sa lecture hier soir. Elle me revient. A côté de moi, il se tient. Des images à l'intérieur et tant de fils à tirer, des sensations, des paysages, la ville, des lieux dedans, de la chair et des bras, des déplacements, "à tout va, l'amour !", des routes, des regards entrecroisés, croisés, fondus, engouffrés l'un dans l'autre à ne plus savoir comme, et bus, de la neige qui devient eau...

Et toujours une fontaine qui coule au milieu d'une place.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Published by brigitte giraud - dans Vidéos
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11 février 2012 6 11 /02 /février /2012 23:12

C'était le 10 février chez Karl, place du Parlement. 19h.

"Anorexie mentale : que pouvons-nous faire ?"

Avec la participation de Michèle Delaunay (députée de la Gironde), du Pr Manuel Bouvard (service de Psychiatrie universitaire de l'enfant et de l'adolescent), de Florence Lamarque (formatrice à l'IRTS), et de moi-même ( "Le désespoir amoureux de la vie").

Le son de la vidéo n'est pas excellent. Nous sommes dans un café, un lieu vivant. Comme il en est de cette rencontre.

 

 

10 février 2012 5 10 /02 /février /2012 04:06

affiche mich-le delaunay 003(1)Michèle Delaunay est une femme engagée dans son temps. Ses combats humanistes, en proximité des êtres, et en écoute d'eux-memes, en attestent.

Elle tient une permanence au Grand Parc et reçoit les gens avec considération et dans un accueil bienveillant. Je sais cela. J'ai vu, à l'oeuvre, sur le terrain de béton, sa forme de résistance de fond faite de fraternité.

Puis, il y a aussi des engagements plus silencieux, parce qu'ils sont durables, tenaces, et ceux-là font leur chemin, quelquefois plus âprement, d'abord. Il faut sans doute remuer des sables très mouvants, très émouvants aussi.

C'est tout l'objet de ce débat sur l'anorexie, à l'initiative de Michèle Delaunay, un sujet important et d'utilité publique, un café citoyen ouvert à tous, à qui veut tenter d'approcher ce trouble grave et très négligé, dont on chasse très vite d'un revers de la main le mal réduit à une souffrance suspecte. 

anorex 3

Je ne me suis pas penchée sur cette difficulté, j'ai au contraire tenté d'élever mon regard et d'en affiner quelques contours.

Je participerai donc, très humblement, à ce débat, sur la demande de Michèle Delaunay, et en appui sur ce livre écrit en 2009, préfacé par deux Professeurs  de l'hôpital Pellegrin : Gérard Ostermann et madame Claire Seriès.

 

8 février 2012 3 08 /02 /février /2012 14:16

  Voilà, il est arrivé plus tôt que prévu. Que moi je l'attendais. Mais à l'heure, à son heure. Tout dans les règles. Paul Sanda a fait tout, tout, très bien. Emballé dans plusieurs feuilles à bulles et placé dans un carton. Que j'ai défait.photos-de-moi-et-de-mon-livre-022.JPG

Il est beau et numéroté : beau papier, un rabat, du cousu. Sous les doigts, on sent les lettres, on les respire dans les pages. On les touche. Un mot de l'éditeur pour accompagner les livres  :  Voilà chère Brigitte. Ils sont superbes. C'est bien parti : l'aventure commence. Avec toutes mes amitiés d'ici.

Et c'est cadeau qu'il m'est donné là. C'est toujours un cadeau, un livre. Dont on doit se réjouir. Un vertige. Toujours intense. On met du temps à apprivoiser l'objet. Se dire que c'est son nom, écrit là. On le tourne avec précaution. Pour un peu on s'en méfierait.

...Et c'est alors qu'une  émotion me submerge...

 

 

Marché de la poésie

La Gazette papier sera  disponible à la librairie Olympique, place du marché des Chartrons.

 

17h | librairie Olympique

Brigitte Giraud accompagnée parZhirayr Markaryan au doudouk

Lecture/présentation de "Seulement la vie, tu sais" (éditions Rafaël de Surtis)

 

18h30 | Halle des chartrons

Inauguration officielle du marché

 

 

8 février 2012 3 08 /02 /février /2012 04:49

Je ne lirai sûrement pas les livres de Limonov. Emmanuel Carrère a écrit pour quelimonov2.jpg je ne les lise pas. Il me fait peur ce type, et ne doit pas emporter la sympathie de grand monde. Un "personnage" construit à la serpe, à coups de couteau à crans d'arrêt, à grande hargne, à la haine en voilà et qui  navigue entre héroïsme, dandisme à la petite semaine, et ignominie.

Ce n'est pas un dissident, mais un délinquant qui idolâtre Staline et voudrait bien "planter" Gorbatchev, mais il a cette force fabuleuse de vouloir exister et "en montrer à tous", ce désir fou de vengeance d'être né pauvre et soviétique, simple et obéissant comme on apprend à l'être là-bas, d'abord taiseux avec la violence rentrée des revanchards, puis buveur effréné de vodka et de mots, violeur et sanguin, chef de gang.

Les mots vont le sauver. Son ambition d'être écrivain. Il quitte son pays, arrive d'abord à New-York puis à Paris. Il séduit la jet-set qui rêve d'épopée et "de types à part issus de la vraie misère" qu'elle ne connaitra jamais.   Limonov est  invité Place des Vosges chez Jean-Edern Hallier, à l'affût du scandaleux , de papiers provocateurs qu'il publie dans L'idiot, avec des gens aussi variés que Patrick Besson, Philippe Sollers, Jacques Vergès, Gabriel Matzneff...  Même Le Pen, un soir, était attendu et c'est Henri Krazucki qui avait sonné... Limonov est là, entouré par eux tous, et ne leur trouve pas de panache. Seul compte pour lui d'être dans une bande... et d'en être le chef !...Ce qui sera, plus tard encore et différemment. Et ce sera terrible !

J'en suis là de l'aventure de cet homme, qui évolue dans la vie comme sur la scène d'un théâtre.

 

 Mais ce n'est pas ce que je voulais écrire...

Non ! Limonov est une excuse. Pour entrer dans mon champ. Très très loin de tout ça. Dans mon chant plutôt. Une marche et des pas. Pour avancer.

Je fume une cigarette. Il est très tard. Elle, elle a déménagé de son mobilhome. Elle, elle attend les vacances pour rejoindre son amoureux dans un autre pays. Elle, elle va partir au soleil de Floride converser deux semaines avec les dauphins. Ici, la Fnac est toujours au Lac qui élève ses tours Ginko.  Les grues ne volent pas, mais tournent lentement dans le ciel sur leurs pattes d'acier.  Les pneus de la voiture ont été remplacés aujourd'hui. Ce soir, je vérifie que le linge sèche sur le radiateur et je retourne le petit pantalon du petit Marko qui a eu quatre mois le 2.  Mon livre arrive dans quelques jours.  Je ne pense pas plus que ça à cette heure. Des constats d'"ainsi va". Du mouvement que c'est. Et des déplacements. La neige fond doucement, ainsi que, parfois, il arrive à nous-mêmes.

 

 

5 février 2012 7 05 /02 /février /2012 08:59

Je suis sortie dans le jardin d'abord, tremper mes pieds dans la blancheur.

Puis il m'a fallu aller voir de l'autre côté. J'ai ouvert la porte sur la rue. Il était 5h30.

Quelques voix au loin, venues d'où ? On ne pouvait pas savoir au juste. Une dame est passée, abritée d'un parapluie.

 

 

 

 

 

                                                                                        _   _   _
Merci à Claire de m'apporter "des pas sur la neige" de Debussy...
Des notes tamisées, simples et profondes !
Published by brigitte giraud - dans Mémoire vive
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4 février 2012 6 04 /02 /février /2012 19:15

Nouveau caméscope. Je m'essaie.

Ce qui est à disposition de l'oeil ira bien.

Ca donne sur un jardin. Il y a des arbres par la fenêtre.

 

Published by brigitte giraud - dans Mémoire vive
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4 février 2012 6 04 /02 /février /2012 00:00

Et ce qu'on se chuchote à soi-même, à bas-bruit...

Bas-bruit.

Les images sont des permanence au fond de la mémoire. On ne s'en défaits pas si facilement.

Est-ce qu'il faudrait en mettre certaines de côté, à côté de soi et qu'elles s'endorment là, dans leur sommeil, gardiennes  des grands parachutes qui flottaient au-dessus de la mer ? Quoi faire des images ? On ne peut pas les jeter à la poubelle. Où les mettre alors ?

Elles sont fragiles, autant que la mémoire est vulnérable. Donnent l'impression d'un texte qui chavire, dont l'esprit chavire, où les esprits chavirent.

La perte des images ne devraient être ni brutale, ni violente. Voilà, ce serait un film dont le sujet pourrait s'exprimer ainsi :   L' émotion d'un personnage que les images quitteraient, qui imaginerait l'émotion éprouvée par un autre personnage que les images quitteraient. La perte alors serait commune. Adoucie. Le mot de "perte", finalement, ne conviendrait plus. Il ne serait plus question de cela, mais d'autre chose. Que d'autres images viendraient creuser. La suite s'élaborerait forcément. Faudrait voir. Aller voir. 

Il serait question de regards encore attouchés, un peu éloignés, mais dans une permanence des yeux qui se parleraient à bas-bruit. Feraient sauter des barrières fabriquées. Les personnages consentiraient tout la fois à une édification et à une absence.

L'un dirait : "Cette maison ressemble à une maison, mais ça n'en est pas une. Trop de  personnages y vivent. Qui sont-ils ? Sommes-nous là, parmi eux et seuls, dans ce jardin où tout commence, où tout s'endort et brûle ? On sait si peu de choses. On ne sait presque jamais ce qui sera/sera pas. On invente. On sait peut-être tout, alors."

L'autre dirait :  "Un homme regarde une femme le regardant la regarder ... Des regards, toujours des regards ? Mais à l'intérieur, il n'y a jamais  n'importe quels mots, ...ou n'importe quel silence."

 

 

Mon nouveau caméscope est arrivé ce matin. En l'attendant, j'ai bidouillé trois minutes de film, prises par Isabelle Lagny (mon amie photographe qui m'accompagne parfois ici). C'est chez elle, à Paris en 2010. Elle me filme la filmant. L'émotion de quelqu'un qui filme une autre émotion, ...on peut tricoter autour de ça, c'est presque une photo qui bouge, c'est "l'émotion qui bouge". Les images, parfois, elles ne nous quittent pas.

 

 

 

Published by brigitte giraud - dans "La photo qui bouge"
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26 janvier 2012 4 26 /01 /janvier /2012 12:21

 

015-copie-1- Je n'aime pas te savoir dans le brouillard. Ici, il fait beau. Les basses températures, ce n'est pas ton style. Pas ton genre. Rappelle-toi cela, Sartre, je ne sais plus dans quel livre. Toute sa philosophie dans ces mots : "Les hommes ne sont impuissants que quand ils admettent qu'ils le sont."

- Mais tu sais bien que je n'aime pas le neutre. Se regarder dans un miroir et une épaisseur saute au visage. On sait si elle est, ou non,

- L'épaisseur de l'épaisseur, c'est quoi ?

- Regarde la Tour Eiffel, t'en auras une idée !

 

 

 

 

 

 

25 janvier 2012 3 25 /01 /janvier /2012 22:18

Petites ironies de la communication ou ce qu'il faut savoir au risque de ne pas être né :   FS (facebook, FB me paraissait plus rationnel que FS !), le statut, le profil, l'affichage du profil, la carte SIM (sans celle-ci, pas de téléphone), le code PUK (très important, le code PUK, inscrit sur le plastique duquel a été extrait votre carte Sim, et qui débloque votre carte SIM), et une erreur de chiffre dans un numéro de téléphone qui fera quiproquo, et tout ce que la "nécessité" de la vie moderne donne de lectures modulables.

 

Extrait de conversation entendue aujourd'hui :

- Pour cela, écoute, il n'y a pas de problème, à Madame Machin, heu... oui, je crois bien que c'est une femme..., heu... tu n'as qu'à lui faire un mail !

- Bon c'est d'accord, je vais faire ça.

- Et voilà, comme ça, c'est rapide et c'est réglé.

- Oui, alors c'est d'accord...

- Et elle te tiendra au courant.

- Donc, je lui envoie un mail à...  A qui ?

- A Madame Machin, heu oui, je crois bien, tiens ! J'en mettrais ma main au feu que c'est une femme, oui. Et elle s'occupera de tout ça.

- Mais, ce mail à Madame Machin, c'est quoi l'adresse ?

- Ah ben, je ne la connais pas, mais sur le net, tu vas la trouver.

- Ah  ! ben forcément, ... 

-  en cherchant Madame Machin.

- Oui, ben oui...Je vais faire tout comme tu dis, alors... Et puis après, je filerai tout droit sur Google image, et j'aurais même sa mine, à la madame Machin !

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