Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
31 décembre 2011 6 31 /12 /décembre /2011 17:50

moi-26-d-cembre-017.JPG

 

Ce ne serait que des banalités à dire. En retombée toujours sur les mêmes mots tous les ans. Des mots raccords avec le réel bien lourd, et celui qui pèse si peu.

Alors oui, pour chacun, ici, les souliers vifs ou traînants, le pas alerte ou non, les poches vides ou non, je souhaite du désir et du vivant. Rien d'autre. Ca contient juste tout, ces deux mots-là.

Et moi j'ajouterai, en voeux pieux, que le monde s'allège de sa monstruosité et du poids du saccage en courant continu. Nous sommes les yeux ouverts sur ce monde-là, témoins de sa folie. Nous pensons. Et ce n'est pas rien, si on en fait quelque chose : ça permet au moins de ne pas être une mouche et de s'émouvoir de l'ordinaire qui tord. Allez, le printemps verra d'autres têtes sur le petit écran, moins impitoyables, détestables, et vulgaires, j'espère, et c'est même pas sûr !

Mais un bonheur me gagne : le monde bouge, je suis dedans, et je bouge avec lui. 

Désirant et sidérant, je resigne mon blog de ces mots qui l'ont convié.

 

Published by brigitte giraud - dans Mémoire vive
commenter cet article
31 décembre 2011 6 31 /12 /décembre /2011 01:19

Pluie. images-copie-4.jpg

Pluie...

sur moi- oui- longtemps -oui-

longtemps ainsi

me happe -oui- partout

râpe la raison en pelures d'oignons

couchées

peaux au vif d'elles-mêmes

du vivant

sans contenance

sans tenue

sans rien d'autre

que cette pluie et

 

le cou lâché sous les hangars, les toits, au bord des toits,

près des arbres, sur le trottoir, là-bas,

ici, nulle part,

une tige où le sang cingle, fou...

un liquide en gerbes craquées

d'orage !

 

 

30 décembre 2011 5 30 /12 /décembre /2011 11:57

5099923614055_230.jpgJe ne sais pas trop comment ça fonctionne encore,

mais je déballe mon cadeau, Christine, merci à toi !

Teatro d'amore de Monteverdi. Quel beau titre !

 

Published by brigitte giraud - dans Mémoire vive
commenter cet article
29 décembre 2011 4 29 /12 /décembre /2011 06:19

J'ai toujours aimé ces objets un peu kitch, qui ne servent pas à grand chose, servent à rien en somme, je veux dire à rien de sérieux...

Il n'y a qu'à bien les regarder, ces petites boules qui font de la neige ! Non pas pour soudainement leur trouver une utilité, non !  Mais pour penser à l'inutilité justement. A l'évocation de l'inutilité.

A la poésie de l'inutilité.

Une petite neige tombe doucement sur un Petit Prince et son mouton, et moi, ça me remplit d'une nostalgie de rien, d'une douce mélancolie et d'un scintillement du coeur.

La neige le recouvre juste un instant, et c'est toute la vie qui pourrait s'enchanter, qui s'enchante. Tout ce qu'il y a à vivre, juste un instant, avec l'envie de vivre...et il suffirait de faire basculer la petite boule pour que tout recommence, infiniment, infiniment, infiniment...

 

28 décembre 2011 3 28 /12 /décembre /2011 02:22

La vie est chantiers : gravats, amas de terre et de cailloux, sacs de terre et de cailloux, monticules de terre et de cailloux.

Comment ne pas créer de liens entre la vie à vif dans les paumes,

et le travail de la peinture, de l'écriture ?

Nous sommes humains et hommes de chantiers. 

Des chantiers qui se font, s'appliquent, se ramassent, se cimentent, se colorisent...

Et tous ces gestes  échappent et cognent : une ferraille tombe d'un toit, un mot tombe sur la page, venu d'où tout d'un coup ? on sait pas. Le trait de couleur coule dans un accident du pinceau...

et tout s'en va ailleurs, toujours ailleurs.

 

Chantiers encore des corps et de l'amour. On se souvient d'aujourd'hui. D'un terrassement, d'une construction, et ce qui ressemble avec certains êtres à une démolition comme s'il fallait à toute force abolir ce qui est entre la présence et l'image.

 

Et tout s'en va ailleurs, toujours ailleurs.

 

 

 

Remerciements à Hervé Bougel pour son texte "Arrache-les-Carreaux" (extraits) paru aux éditions Les Carnets Du Dessert de lune

27 décembre 2011 2 27 /12 /décembre /2011 15:30

26 décembre 2011. Claude Bellan offre à Dominique son portrait.

Bonheur toujours de voir cet être engagé absolument dans son art.

Dans son atelier, il fait froid. Un pull sur l'autre et sur l'autre. Il rajoute des bûches à son poële.

Il nous montre ses toiles nouvelles sur lesquelles il s'acharne à saisir quelque chose de la couleur. Le mystère en est toujours agrandi.

Et pèse la vieillesse dans ses veines qui s'émeuvent de la beauté des arbres, des oiseaux et des femmes.

Il dit : "Je peins, je suis en vie ; je suis en vie, je peins."

 



26 décembre 2011 1 26 /12 /décembre /2011 11:18

 

Partons !

 

Que nous sommes là, encore et toujours, entre la vie rêvée des anges et la vie ordinaire, le juste équilibre pas trouvé et que ce sera tant mieux ce soubassement où donner un coup de pied sur le socle râpeux pour d'incertaines fulgurances.

Partons vers là, toujours vers "là".

On sait le versant où penche la tête.  

Vers là !  

 

Published by brigitte giraud - dans Intimité
commenter cet article
26 décembre 2011 1 26 /12 /décembre /2011 01:48

Passé ! Et je ne sais pas... Le manque me saisit immanquablement.

Voilà bien mon sourire dessiné aux yeux qui voient

malgré tout,

malgré tout, une ferraille sur une poulie.

Le rimel biche un désespoir lâché dans une veille.

 

 

Merci Christine pour ce lien musical.

Published by brigitte giraud - dans Intimité
commenter cet article
23 décembre 2011 5 23 /12 /décembre /2011 05:37

Musée d'Art Contemporain de Bordeaux.

Exposition temporaire "Etrange et proche".

Où il était question de sociétés secrêtes, d'images d'archives, d'installations  où se mêlaient à la fois l'étrange et le lointain, l'étrange du lointain et le lointain de l'étrange, des chants, des voix, des cris d'hommes malmenés, la Palestine, des grilles, des cabanes en bois des bois, la Franc-Maçonnerie (qui ne jamais rien dit rien qui vaille !)

Où donc il était question de loges, de là où la peau transpire et pire ! cabanes, prison, salles d'opérations diverses, espaces publics singuliers...

 

 

...étrange et lointain de nous, puisque nous nous sommes assises, elle et moi, sur un banc et bouh ! la parole a bifurqué vers un autre étrange et un autre lointain qui nous a  soudain rendues à notre proximité de vie.

Alors le décor nous allait bien !

 

 

Published by brigitte giraud - dans Mémoire vive
commenter cet article
21 décembre 2011 3 21 /12 /décembre /2011 21:35

Mentaliser, mental, ment... Je me triture les méninges, oui.

"Vous avez tout le temps l'esprit à viimages-1070.JPGf, vous pensez sans cesse, le corps ne se repose pas !"

Sert à rien de penser le pourquoi. Pourquoi ne porte qu'un présupposé de réponses possibles, une multiplicité de clés d'un trousseau à tiroirs . on y égare les clés, on s'y s'égare soi-même dans les agencements de la mémoire, les réponses à la question ne pourront qu'être enfermées dans l' étriqué de la raison. La raison n'est pas si intéressante que cela, ne montre que ce qui dépasse, ne donne à voir que ce qui montrable, entendable, sensé.

 

C'est le Comment qui importe.

Ouvert lui,non pas sur la raison,

mais sur la déraison. 

Published by brigitte giraud - dans Mémoire vive
commenter cet article

Présentation

  • : Le blog de Brigitte Giraud
  • Le blog de Brigitte Giraud
  • : Donner mon regard sur le monde, ce qui me réjouit en cela que c'est la seule chose possible de faire.
  • Contact

Recherche