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23 avril 2014 3 23 /04 /avril /2014 19:00

My heart's brother sait drôlement bien me dessiner.

Sait que je m'endors tard, tard,

que j'aime mon chat,

que MD m'aime, m'a toujours aimée, hé oui ! j'y peux rien, !

que mes livres s'arrachent, (ha ! ha ! ha !)

et que j'ai une tête à chapeaux.

 

 

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La fille au ballon bleu 002

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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23 avril 2014 3 23 /04 /avril /2014 13:23

Le passage est indéfini.

Sa frontière est floue.

L'heure du jour est une pensée anxieuse, 

sans importance

de ce qui se rejoint

de ce qui se disjoint

de ce qui s'attarde

ou se sépare dans le vent.

 

Des lieux de garde convoquent seuls

des voix

des yeux

dans des regards à l'oblique

qui chiffonnent un songe.

17 avril 2014 4 17 /04 /avril /2014 09:36

Correspondance avec mon frère de coeur.

Lui, il invente des histoires, il dessine, il légende. Une idée, hop ! un stylo Bic, un feutre, un rötring à portée de main... Suffit de trois traits pour enclencher la mécanique de l'imaginaire. Ou inversement. Quoi entraîne quoi ? En somme, on reposerait mille fois la mauvaise question du "comment ça se crée ? où ça   s'enracine ? qui a commencé en prem, de l'esprit ou de la main ? qui tient les rênes de quoi ?" 

L'inspiration créatrice ne veut pas dire grand chose. Il serait plus juste de parler d'expiration.

 De toute façon, on s'en fout, on s'en tire en disant  que le regard est un filet à papillons, et que le délire jubile. 

 

 

 

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1

 

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2 "C'est dingue, je ne me rappelle absolument pas où j'ai pu prendre cette photo ! La baie d'Along ?  L'embouchure de l'Amazonie ? Le lac Erié ? Un coin de la Corne d'Or ? Je ne sais plus...

Par contre où que ce fût, elle était bien là !"

 

 

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3 "- Mais non, ce n'est pas la Joconde !

- Tu en es sûr ?

- D'abord la Joconde, c'est une femme tronc et, je te le rappelle, nous sommes à Rome !

- Oui, et alors ?

- Par pitié, mange ton galeto et boucle-là !"

15 avril 2014 2 15 /04 /avril /2014 22:45

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Tu ne sais pas comment ça commence. 

 

Encore, c'est la nuit et les yeux rendent grâce.

Les mots se répandent en toi, au révélateur, 

un lavis de mots dont tu te souviens très bien.

 

Tu te moques des rayons du soleil.

Tu n'approches pas tout de suite de la fenêtre.

Tu ne vas pas vers le jardin. Pas tout de suite.

 

C'est trop loin, le monde ! Trop bleu, trop blanc.

Le jour s'est coupé le haut de la lèvre en se rasant.

 

A quel moment exactement ton corps fait le premier pas ?

Tu parierais mille et une lunes que ce n'est pas le tien.

Pas rassemblés, tes jambes, tes cuisses, tes hanches, tes bras ?

Tu déchires les bords, tu fais un pas, deux, trois...

 

Le ciel est timbré.

 

 

 

 

 

 

14 avril 2014 1 14 /04 /avril /2014 22:49

 

 

 

 

 

Published by brigitte giraud - dans Vidéos
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11 avril 2014 5 11 /04 /avril /2014 12:37

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Souvent.

Une frontière dans les yeux.

L'autre quai, l'autre côté de la rue, l'autre bout de la place.

Par-dessus l'épaule.

Tu rassures  la nuit, chuchotements, criailleries, 

manière de ne pas porter trop loin le regard,

de tenir la ligne,

l'horizon à ta guise,

à ce qui t'est possible de maintenir sans caillot d'ombres,

un ruban de fumée, oui, mais pas trop dense, 

pas trop mélancolique.

Tu dis que tu as une poussière dans l'oeil et ce n'est pas vrai.

Tu ne fixes rien,  ça ne te vaut rien, la noirceur qui naufrage le rimmel.

Tu voudrais ramasser des hérons,

des cailloux avec des bouches,

 un morceau de bois au bout d'une phrase,

des trucs qui auraient de la gueule.

 

 

 main 9-1

 

 

 

7 avril 2014 1 07 /04 /avril /2014 14:30

 

 

Tu te souviens que tu avances longtemps

dans le passage,

des ombres  devant toi, des silhouettes, un corps,

"aveugle", tu dis, à assembler, vaille que vaille,

les pièces d'un lego.

Tu vides le mouvement des mains sur la table,

des sacs de mains,

tu allèges tes paumes.

Tu attrapes à l'épuisette

des baisers, des bouts de monde.

Tu voudrais apprendre ce qui tient dans les songes.

 

Les lisières de la nuit et du jour

chiffonnent un continent oublié quelque part, tu ne sais pas où,

un immense campement dans un souffle.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

3 avril 2014 4 03 /04 /avril /2014 21:25

23 mars 2014. Musée des Beaux-Arts.

Le spectacle est conçu comme un parcours déambulatoire dans la galerie du Musée.
Nous sommes sur l'île de la Réunion.

La poésie organique de Murièle Modély fait la part belle à la sourde tension entre ici et ailleurs, enfance et âge adulte, terre et mer, Créole et Français.

Et le désir, toujours, comme une vague lancinante qui n'en finit pas d'échouer sur la p(l)age.

 

"Tu t'épelles comme la première lettre

Tu bazardes en morceaux ton corps par la fenêtre

Tu recrées l'alphabet sur l'arête du ciel..."

 

Bon ! De l'indulgence avec la vidéo. Mais ça m'embêtait trop qu'il n'y ait pas de trace. Pour ma défense, faire des images avec deux vitres en devanture, ça le fait pas trop !

 

 

29 mars 2014 6 29 /03 /mars /2014 02:21

BOUCHES 001

 

Boire un café,

- Est-ce que tu m'as servi ? Non je ne crois pas.

dans ce bar, deux/trois personnes peut-être,

- Ou plus ? Non je ne crois pas.

deux femmes près de l'entrée,

c'est sûr qu'elles étaient là quand j'ai poussé la porte,

à raconter leurs gestes.

 

 

A un moment, elles ont bien dû partir,les deux femmes,

et d'autres ont bien dû occuper leurs tables, à elles.

- Tu crois pas ? 

- Oui, au soleil de la place, une toile blanche.

Boire un café. 

Avec tes yeux.

- Serré, hein, serré ?

 

 

 

28 mars 2014 5 28 /03 /mars /2014 19:08

"La faute à Ferré" de Lionel Bourg

Institut de Journalisme Bordeaux Aquitaine.

22 mars 2014


C'est ta faute Léo, si nous rêvons enfin.


Ce texte de Lionel Bourg n'est pas à proprement parler un hommage, plutôt le constat amoureux de 'l'influence" que Léo Ferré a pu avoir sur un jeune homme, dans les années 60/70.


Lionel Bourg raconte, ici, sa rencontre avec le poète, mais aussi le "contexte", sa propre existence de fils de prolo dans une banlieue ouvrière.

François Mauget et Lionel Bourg, nos deux compères sur les planches et complices extrêmement, font vibrer nos cordes  nostalgiques sur la musique originale de Gyorgy Kurtag Jr, un mal qui nous fait du bien, une rumeur de marée en plein coeur.

 " Tout rugit, tout chavire, c'est ta faute, Léo,

ta faute si l'on n'est pas sérieux quand on a

cinquante ans et pas mal de poussières..."

 

Léo Ferré nous aura bien perforé l'âme ! et, toujours là, il manque sacrément à ses mots que l'on sait de mémoire !

" Non, pas mort, pas mort, Léo le Ferré !"

C'est ta faute Léo, c'est ta faute, si nous rêvons encore.  


 

 

 

 

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