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31 octobre 2011 1 31 /10 /octobre /2011 13:47

La Palestine devient membre de l'UNESCO,

la trêve hivernale commence ces jours-ci, y'aura moins de gens à coucher sous les ponts,

Alloween  amuse les enfants qui, sans savoir,  font la nique à la mort, il paraît,

les vacances persistent encore et le ciel y met du sien,

mais comment ça tient en l'air ?

Bah !

Tout va bien !

 

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30 octobre 2011 7 30 /10 /octobre /2011 17:23

Les textes  de Corinne Matin Lemel se déroulent au fil de sa voix.

C'était un soir à Paris, le 25 octobre dernier.

Les images sont celles d'un voyage, dans un train Paris/Bordeaux.

 

 

28 octobre 2011 5 28 /10 /octobre /2011 16:12

Constat : la famille est haïssable. Elle peut être généreuse et aimante, mais aussi  tant haïssable et nocive. Gide l'a dit avant moi.  

Quand on mesure l'ampleur des catastrophes, des lourdeurs et des castrations de rigueur, c'est le ventre qui hurle : "Je la hais. Je la hais !"

Je hais les noeuds qu'elle tisse avec sa lenteur et sa violence, le poison qu'elle infiltre quand elle est un poison, sa tyrannie, son étriqué, son manque d'amour et les éclats de rire coupés, son convenu, son commun, sa bonne pensée qui corrompt le coeur, ses brusqueries, sa norme, ses bornes, ses oeillères, son goût, et son odeur... 100_1155.jpg

 

Il y a presque un an, une amie m'avait envoyé ces vers de René Char :

"Seuls aux fenêtres des fleuves

les grands visages éclairés

rêvent  qu'il n'y a rien de périssable."

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28 octobre 2011 5 28 /10 /octobre /2011 03:21

Extreme-tension-Louise-BourgeoisToile | Louise Bourgeois

 

 

A  la vie

le corps tendu coeur fondant

à la renverse modelable

de ton paysage sous toutes les coutures

au point d'achoppement

un raccourci  par-dessus tout

et à tout va

de l'interdit

la mer bat aux roches noires

extrême tension du mot

dans les mains

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26 octobre 2011 3 26 /10 /octobre /2011 10:41

Une précision de la lumière : des mots, des gestes, des rues, des textes, des cigarettes Vogue, des rues, des gestes, des mots, des rires, des bateaux, des mots, des rues, Vogue, des défilés de rails, sur des rails le mots, les rues, et les gestes,... bourrés de sentiments ordinaires, et extra-ordinaires,  le nez à nez au vent dans l'image.

 

 

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22 octobre 2011 6 22 /10 /octobre /2011 20:47

 

Ferre-video-004.JPG

 

Au fond de mes yeux, cette photo. Des regards pour un seul, on dirait.

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22 octobre 2011 6 22 /10 /octobre /2011 03:52

En ces temps où tombent les tyrans, mais où les procès de leur régime n'auront pas lieu, hélas, où l'histoire des uns rejoint celles des autres, et finit parfois dans des trous à rats... J'aime évoquer ici, maintenant, celle de Nelson Mendela, victime d'un régime honteux et fort d'une dignité hors du commun.

Alors l'espoir en l'homme combattif pour l'humanité resplendit, dans toute sa grandeur et dans une amplitude  davantage mesurable peut-être.

La poésie l'aura aidé. A se réciter des poèmes inlassablement. Ce qui demeure quand sa parole, à soi, est muette. Celles des autres sauvent. Peut sauver.

Ecoutons-le encore, encore.

 

Ce poème fut écrit en 1875, par William Henley, sur son lit d'hôpital, suite à son amputation du pied. Il disait lui-même que ce poème était une démonstration de sa résistance à la douleur consécutive à son amputation.

 

Lorsque le texte est écrit, William Henley a vingt-cinq ans.  Ce poème est publié pour la première fois en 1888 dans un recueil d'Henley, au sein d'une série de quatre textes sur la vie et la mort. 

 

Traduction littéraire 

 Dans les ténèbres qui m’enserrent,

Noires comme un puits où l’on se noie,

Je rends grâce aux dieux quels qu’ils soient,

Pour mon âme invincible et fière,

 

Dans de cruelles circonstances,

Je n’ai ni gémi ni pleuré,

Meurtri par cette existence,

Je suis debout bien que blessé,

 

En ce lieu de colère et de pleurs,

Se profile l’ombre de la mort,

Et je ne sais ce que me réserve le sort,

Mais je suis et je resterai sans peur,

 

Aussi étroit soit le chemin,

Nombreux les châtiments infâmes,

Je suis le maître de mon destin,

Je suis le capitaine de mon âme.

 

 

Ce poème joue un grand rôle dans la vie de Nelson Mandela durant sa période d'incarcération à Robben Island. À ce titre, il donne son nom au film de 2009.

20 octobre 2011 4 20 /10 /octobre /2011 21:04

On pourrait se coucher et se cacher dessous. Des couvertures, des couettes, des coussins, des matelas. Et ne plus rien voir. Remarquez ! c'est ce qu'on fait par commodité, déconnection, repli, on en a besoin.

Brancher la télé et c'est le déversoir de l'horreur en action, l'humanité en panne d'humanité à l'oeuvre, en panne de démocratie, d'eau, d'aides à tous les étages, de paix, de réconciliations, d'harmonie, etc... Bref, c'est le bordel tout le temps ! On a envie de se boucher les oreilles et d'écouter le silence d'un coquillage...

 

Puis, c'est à côté de soi que ça foire, délocalise, déménage, décompense...

Dès qu'on pense, on a peur de ce qui va venir pour eux, dès qu'on pense, dès qu'on pense, on se dit que le plus dur est de se méfier de sa pensée, de la tenir à distance afin d'éviter de l'ébruiter, de peur qu'elle se répande n'importe comment, n'importe où, d'attirer sur eux de mauvais augures qui noirciraient le tableau, ou

feraient des lézardes au mur.

 

 

 

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17 octobre 2011 1 17 /10 /octobre /2011 13:06

Mémoire difficile, qui n'en a pas fini avec la mémoire et ses cicatrices gercées.

Ce 17 octobre marque le 50ème anniversaire 

du massacre des Algériens à Paris couvert par le préfet Papon.

Un film documentaire  "Ici on noie les algériens - 17 octobre 1961", de Yasmine ADI sera présenté en Gironde cette semaine.

 

 

Ce 17 octobre, aujourd'hui, c'est tout ce dont je me souviens dans un vrac impossible à démêler,

va bien des jours à l'approche d'une date toujours,

et ce qui aura lieu, sans ce rien savoir, sous une lampe d'ici, celle que je m'allume, comme chacun fait quand il rentre chez lui, en lui,  passager de soi-même en somme,

ce qui se pense, ne se pense pas,

l'invisible d'un instant sur une liste,

et on oublie ce qu'on a écrit hier sur la liste,

le pire qu'on voudrait parfois sans savoir de quoi il serait fait, mais c'est façon de dire,

et remettre cette philosophie de la joie à plus tard, quand les grues en auront fini de leurs vols et qu'elle s'arrêteront enfin au bord d'un lac, fatiguées d'une bonne fatigue d'être arrivées, et qu'elles auront le regard penché et la tête baissée vers l'eau.

 

 

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17 octobre 2011 1 17 /10 /octobre /2011 01:22

IMAGES-2724.JPG

 

Bientôt, la même place. La même porte.

Et puis les rues. Un métro. By night.

Le dernier et un autre.

Nos chapeaux sur la tête, s'il pleut.

Nos chemins en mémoire jusque là.

Et la Seine.

 

 

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